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Jeu

Frobisher Says!, le test sur PS Vita

Lorsqu’on lance une première partie de Frobisher Says! sur PS Vita, la surprise est de mise. Qu’est-ce donc que ce « truc » ? Il faut s’y prendre à deux fois pour comprendre le principe du jeu Sony Computer Entertainment qui se la joue « Jacques a dit ». Le titre ne ressemble à rien de connu jusqu’alors, les menus sont confus au possible et l’on perd avant d’avoir compris quoi faire. En réalité, Frobisher Says! n’est qu’une succession de mini-jeux stressants à souhait, censés garder le joueur sous tension à tout moment. Sauf que…

Chaque mini-jeu qui se succède est chronométré. Un homme repose dans un bain qu’il a fini de prendre. Que faut-il faire ? A vous de deviner qu’il s’agit de retirer le bouchon de la baignoire pour laisser s’écouler l’eau ! Plus tard, vous devrez sécher « un teckel vraiment très long ». Là, c’est plus facile à deviner : il s’agit de le frotter en secouant frénétiquement votre doigt sur l’écran. Vous trouvez ça complètement idiot ? Nous aussi. Plus tard encore, vous devrez aider un crocodile à trouver un Flamby géant dans une sorte de petit jeu de plates-formes composé de plusieurs tableaux. Nous vous donnons la solution : ne perdez pas votre temps à le chercher et laissez vous simplement tomber dans le premier précipice venu ! Le dessert amortira votre chute et la partie sera gagnée.

Frobisher Says! n’est donc qu’une succession de petits jeux débiles. Le titre n’a finalement d’intérêt que sa découverte. Une fois qu’on a trouvé l’astuce pour tel ou tel jeu, on aura plus envie d’y revenir, si ce n’est pour améliorer son temps. Lorsque l’on sait qu’il n’y a « que » quarante jeux disponibles au départ (et qu’il est possible d’acheter un pack de 15 autres), on a fait le tour de l’ensemble en une heure à tout casser. On est très loin des références en matière de party game, à l’image – au hasard – d’un Wario Ware. Par ailleurs, il n’est pas possible de se lancer dans un seul mini-jeu. Si l’on en apprécie certains plus que d’autres, pas de chance, il va falloir tous se les coltiner !

Certes, Frobisher Says! a pour lui le fait d’être proposé gratuitement. Mais cela n’excuse pas la réalisation (volontairement) indigeste, avec des graphismes réalisés par un enfant de douze ans. Couleurs criardes, détails minimalistes… Au secours ! Un bon point cependant pour la partie sonore, avec des voix digitalisées en français, qui soulignent comme il faut le côté déjanté du titre. Le problème, avec des jeux aussi décalés, c’est qu’il n’y a pas trente-six-mille solutions : on adhère ou pas. 

 

Mis à disposition par l’éditeur : Non
Image de Olivier B.

Olivier B.

Olivier en 5 ans n'a pas encore réussi à m'écrire sa bio, comme je le connais "un peu", je vais me permettre de le faire à sa place. Olivier est un vieux joueur, comprendre par là qu'il a connu l'ère bénit des années 80, de l'accélération de la puissance, des graphismes et aussi du gameplay. Il est aussi le seul vrai journaliste de la team, ayant exercé pendant de nombreuses années dans des magazines que vous avez lu. Forcément un collectionneur, mais surtout parce qu'il ne supporte pas les problématiques contractuelles (la location comme il l'appelle) liées aux achats numériques. Il est amoureux de la Jaguar et de la PS Vita mais vous le trouverez désormais sur Switch et PlayStation 4.

Disponibilité

Age conseillé

Thèmes

Format

Editeurs/Auteurs

Pas d'anecdote

Avis sur
Frobisher Says!

Ennuyeux

Vous l’aurez compris, si l’effort est louable, nous n’avons pas du tout accroché !