Cthulhu – Death May Die, l’avis

Week-end prolongé oblige, on en profite pour voir les amis devant un bon jeu de plateau. Cette fois-ci, c’est Cthulhu – Death May Die qui a été sélectionné pour nous occuper durant les trois prochaines heures. Sous ce titre tiré d’un James Bond se cache un Zombicide remanié à la sauce Cthulhu. Même si l’appeler Zombicide est un raisonnement simpliste, tant le jeu propose une tension un peu plus palpable.

C’est l’histoire d’un Cthulhu

Cthulhu – Death May Die nous propose de sélectionner une équipe parmi des aventuriers tous plus extravagants les uns que les autres. On a bien évidemment les classiques bourrins, mais aussi quelques « magicien » à l’instar de Raspoutin ou de l’adorable petite fille. Chaque personnage aura sa fiche spécifique et des pouvoirs tout autant personnels. Raspoutin par exemple a une capacité à « revivre » tandis que la petite fille elle sera une véritable pyromane. Dans Cthulhu – Death May Die on ne trouvera pas d’intellectuel, tant le jeu se veut brutal, les cultistes ayant plus le rôle de Markmen (vous savez ceux qui meurent par dizaine dans les films).

Cependant dans Cthulhu – Death May Die on ne va pas affronter que des petits cultistes, loin de là. Ici, c’est du grand Ancien qui vient vous rendre visite, et tout ses bras droits. Vampire de feu, Byakee, Ghoul et bien d’autres. Chaque figurine est magnifiquement représentée et moulée. Mieux encore, certaines sont gigantesques sur le plateau de jeu. Ça met bien dans l’ambiance!

Ce cultiste tente d’amadouer ce vampire de feu, fausse bonne idée!

Une histoire, quelle histoire?

Cthulhu – Death May Die ne s’embête avec les détails, tout au plus le briefing vous informera de la situation qui est déjà désespérée. Dans le premier scénario de la saison 1 que nous avons joué : les cultistes étaient en plein rituel pour rendre Cthulhu invulnérable. Il vous faudra casser des laboratoires (ne me demandez pas pourquoi…) afin de rendre « mortel » (enfin on se comprend) le grand Ancien, et lui botter les fesses. Chaque scénario (au nombre de 6 dans la boite de base) proposera son grand ancien et ses ennemis. Mais aussi des cartes Mythes et Découvertes sur lesquelles nous reviendrons plus tard.

Résultat, on commence la partie dans le vif du sujet, le plateau est installé, visible de tous, pas de surprise enfin sauf au travers des trois portails placés sur les plateaux de jeux. Ces portails vont être une voie directe vers les emmerdes. D’ici sortiront tous les ennemis que vous pourriez détester. Ces événements aléatoires sont annoncés par les cartes Mythe que l’on tire en milieu de tour du joueur. Généralement, elle annonce que certains bougent, que d’autres apparaissent où que certains événements maléfiques se déroulent sous vos yeux. C’est clairement la variable d’ajustement de la difficulté, puisque vous aurez une carte Mythe à tirer par nombre et tour de joueurs.

Quand des cultistes pyromanes invoquent quelques grosses bestioles!

Heureusement vous n’êtes pas seul … dans la folie

Afin de vous faciliter la tâche, un joueur dans une salle dite « safe » pourra se reposer et regagner au choix des points de vie ou de stress. Mais aussi fouiller les alentours et découvrir des objets ou des compagnons. Élément indispensable pour améliorer un peu vos capacités et lutter plus facilement les forces des grands Anciens. Ça va de la furtivité (car les ennemis vous suivent par défaut de pièce en pièce), à des dés d’attaques supplémentaires. Globalement, le jeu va se dérouler ainsi, vous courrez, vous frappez, vous détruisez. Résultat, on n’est pas obligé de vider les pièces (ça serait futile, vu que ça respawn en permanence), par contre on peut « choisir » son combat. Faut-il détruire la larve de Cthulhu ou courir jusqu’à ce laboratoire afin de le détruire au risque de se prendre l’aggro de plusieurs cultistes?

Vous verrez, vous choisirez très vite la « moins » pire des solutions, même si celle-là est périlleuse. C’est ainsi qu’arrive la folie… en effet, le jeu joue énormément avec le degré de folie. Comme certains le savent, la folie dans Cthulhu est synonyme de mort. Ici on invitera à flirter avec cette mort en cherchant à volontairement devenir fou. Sur votre carte de personnage, vous verrez une sorte de barre d’expérience (qui est la folie en faites). Lorsque vous passez une étape, vous gagnez un point de compétence et de temps en temps un dé d’action. Ces points de compétences sont absolument cruciaux pour rendre vos capacités de base assez destructrice pour venir à bout de votre ennemi. Le risque, c’est qu’un mauvais jet de dés ou une carte Mythe puisse vous faire passer de légèrement dérangé à totalement dépassé.

Tu fais moins le malin face à « ma gamine pyromancienne »

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Après trois heures, je peux le dire, Cthulhu - Death May Die est loin d'un Zombicide. Plus existant, plus stressant, il va vous pousser dans vos retranchements. Et c'est clairement dû à ce mélange d'expérience/folie qui vous force à jouer avec la mort. En plus, la boite est magnifique! Même si les "citations" des personnages sont dignes d'une série B. On lui pardonne!

Cthulhu – Death May Die

Excellent !

Mis à disposition par l’éditeur : Non

Cthulhu - Death May Die, c'est à l'origine un Kickstarter à 2,5 millions. Rien que ça, mais on constate surtout que les gars savaient déjà où ils allaient! Et c'est très rassurant! https://www.kickstarter.com/projects/cmon/cthulhu-death-may-die?lang=fr

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