The Lost Child, le test sur Switch

The Lost Child, le test sur Switch

Par Kuk

Un Style de jeu encore peu représenté sur Switch

Les RPG type « dungeon crawler », ou exploration de donjon, en mauvais bon français sont encore assez peu représentés sur la Nintendo Switch (et un peu plus sur la PS Vita dont nous essaierons de publier un test de cette version plus tard). 

On a donc été appâté par the Lost Child dont Nis America avait su nous le présenter au mieux..

Un jeu qui suscite quelques satisfactions et beaucoup de regrets...

Donjon des villes
Le premier niveau
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Donjon de terre
Le niveau version grotte
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Donjon des champs
La version "forêt" du donjon...
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Donjon des champs mais plus riche
Enfin une variante entre grotte/forêt avec texture émeraude...
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Les premières heures font véritablement figure de douche froide. 

L’aspect graphique du jeu alterne en effet le meilleur et le pire.

Le caractère design des personnages et des monstres est variable. Certains boss ou protagonistes sont très bien dessinés, mais la majorité des adversaires est assez générique.

Beaucoup plus problématique est le rendu des donjons : l’ aspect des textures donne l’impression d’être directement issu de bibliothèques de moteur graphique, quand on ne se retrouve pas devant un revêtement type roche dont on a juste changé la couleur (brun, rouge, vert, etc.)

Cet aspect calamiteux est-il sauvé par un scénario des plus riches et des plus captivants ?

Le scénario est honnête tout au plus. La trame  est un boublibougla / mélange de thèmes disparates. On se retrouve au milieu de conflits de divinités issues de diverses religions (Egyptienne, Chrétienne, Maya etc.) et de culture populaire (le panthéon de Lovecraft) ou de légende urbaine (la terre creuse). Les retournements de situations sont de rigueur, mais arrivent de manière très prévisible et sans surprise.

A ce niveau du test on peut se demander s’il est bien utile de continuer. Paradoxalement la réponse est oui.

D’abord la composition et énigmes des donjons sont plutôt bien faits. Ils ont tous une conception particulière : L’un dispose de chausse-trappes vous faisant chuter d’un étage, l’autre vous demande de trouver et faire fonctionner des vannes pour dégager certaines partie submergés d’eau, un autre encore intégre des murs amovibles etc. etc.

Du coup, l’exploration est plutôt agréable et intéressante.

Vous jouez deux protagonistes, un jeune homme ayant un rôle de Guerrier et un ange féminin ayant des capacités de magicienne/prêtresse, cependant vous pouvez (devez) capturer des adversaires et les incorporer dans votre groupe de cinq combattants.
A force de victoires vous accumulez de l’expérience que vous pouvez répartir dans les démons capturés pour améliorer leurs caractéristiques. Vous pouvez même les faire évoluer, sous certaines conditions, dans une forme améliorée, mais en retournant au niveau le plus bas. Et on recommence…

Même si on craignait le pire, The Lost Child, n'est pas inintéressant et peut combler le manque de jeu de rôle d'exploration de donjons sur Switch en 2018. Pourtant, il ne sort véritablement pas du lot du fait d'une réalisation technique à l'économie et d'une écriture assez classique. Finalement on ne peut que vous conseiller de garder encore un peu votre 3DS et d'accumuler les Etrian, Personna Q et autres Shin Megami Tensei ou votre PS-Vita avec Demon Gaze ou Dungeon Travelers 2

Note:

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Kuk

Kuk s'est lié d'amitié avec le monde du jeu vidéo très jeune. En 1988, il possède son premier ordinateur, un Atari 1040 STF flambant neuf. Et Atari ne le quittera plus jamais… Durant les années suivantes, il s'intéresse tour à tour à la Nec GT, à la NeoGeo Pocket et à sa petite soeur, la déclinaison Color, qui le font rentrer dans le jeu vidéo portable. Passionné d’histoire et de littérature, il apprécie tout particulièrement les jeux de rôle et les jeux d’aventure. Il montre aussi beaucoup d'intérêt pour le travail fourni par les développeurs indépendants dont il se fait une spécialité. Dans tous les cas, il privilégie le fond à la forme.