Cosmic Express, le test sur Switch

Cosmic Express, édité par Draknek et Alan Hazelden, présente un univers éponyme mélangeant univers cosmique et locomotive. Après une sortie sur mobiles il y a 4 ans déjà, il débarque aujourd’hui sur Switch. Par contre, ne vous attendez pas à filer à toute allure sur les rails cosmiques façon Galaxy Express 999. Ici, il est question d’utiliser votre cerveau pour tracer des chemins de fer et amener les habitants alien à bon port, malgré un environnement (très) contraignant.

Une loco avec une bonne bouille et des bons principes…

Commençons par la réalisation. Ce qui frappe immédiatement au lancement de Cosmic Express, c’est son esthétique réussie, mélange d’hyper-espace rondouillard et de couleurs acidulées. Bien que peu variée au fil des niveaux, il sera difficile de ne pas y accrocher. Au niveau sonore, nous avons droit à des bruitages tout aussi mignons, accompagnés de mélodies planantes et zen au possible. Côté ergonomie, le titre se pratique aussi bien à la manette qu’en écran tactile. Et bizarrement (ou pas), l’aspect plus précis de la première option la rend généralement plus agréable. Dernier détail, trois slots de sauvegarde sont disponibles, pour trois parties différentes possibles sur le même jeu.

Entrons maintenant dans le vif du sujet, à savoir les mécaniques du jeu. Cosmic Express se présente comme une succession de niveaux ou plutôt de tableaux fixes. Chacun de ces tableaux dispose d’une entrée, puis d’une ou plusieurs sorties, qui font office de connexion(s) entre les niveaux (lesquels sont visibles via une carte centrale, tout à fait classique). A l’entrée, un train. Entre lui et la sortie, des habitants extra-terrestres, leurs domiciles et quelques passages ou obstacles spécifiques. L’objectif de chaque tableau est donc de ramener tout le monde à la maison puis de rejoindre une sortie ainsi ouverte, avant de passer au tableau suivant.

…Mais remplie de vices cachés…

Là comme ça, vous vous dites peut-être que tout ceci semble plutôt simple. Sauf que quelques contraintes solides viennent vite complexifier l’ensemble. Ainsi, le nombre de places disponibles dans le train est limité à une ou deux selon les niveaux, mais jamais plus. Votre capacité de transport impose donc plusieurs embarquements et débarquements successifs. Il est également impossible de croiser les rails, à part via des blocs dédiés fixes uniquement présents vers la toute fin du jeu. Vous l’aurez probablement déjà compris, certains types d’aliens ne correspondent qu’à certains types de maison (aisément identifiables par code couleur). Ou pour le dire différemment, il n’est pas question de déposer n’importe qui n’importe où, chacun chez soi.

De plus, certaines interactions imposent un ordre de transport. Par exemple, les extra-terrestres de type « slime » salissent le wagon et aucun autre type d’habitant n’acceptera de prendre la même place après eux. Il faudra donc systématiquement leur réserver les derniers trajets. Pour finir, les tableaux eux-mêmes disposent d’obstacles ou de passages particuliers, tels que des décorations fixes sournoisement placées ou des « trous téléporteurs » par exemple. Certains tableaux sont même composés de deux niveaux directement interconnectés par un rail central.

Une fois tous ces éléments combinés, la conséquence est que bien souvent, il existe une seule et unique manière de tracer le bon chemin pour résoudre chaque puzzle. La durée de vie du titre est estimée entre 12 et 15 heures. Elle dépendra bien entendu de votre capacité à résoudre plus ou moins rapidement la centaine de tableaux disponibles et répartis sur une dizaine de galaxie. Néanmoins, sachez que la difficulté est assez haute, le challenge offert devenant rapidement assez élevé et le titre étant dans l’ensemble assez exigeant. Précision (optimisation) des tracés et arrachages de cheveux seront de rigueur, mais de manière très addictive.

…Et de petites chutes de performance.

Jusqu’ici, le constat semble donc idéal. Et très franchement, Cosmic Express n’était pas loin de toucher les étoiles. Malheureusement, quelques lacunes viennent l’empêcher d’obtenir le statut de jeu culte. Tout d’abord, il ne dispose d’aucun système d’aide ou d’indice. Comme évoqué, la difficulté monte rapidement et de cette manière, le plaisir peut facilement se transformer en frustration. La seule option alors offerte dans ce cas concerne la possibilité de débloquer d’un coup tous les niveaux, rien que ça ! Ensuite, la réalisation graphique est plutôt uniforme mais encore une fois très réussie. Par contre, du côté de l’ambiance sonore, l’effet zen des musiques quasiment monocordes pourra clairement taper sur les nerfs au bout d’un (court) moment. Enfin, malgré les efforts de nouveauté régulièrement apportés au level-design, Cosmic Express n’arrive pas à échapper à la lassitude d’une certaine répétitivité. Couplée à sa difficulté assez élevée, il faudra de la passion mais aussi une certaine abnégation pour en voir le bout.

Au rayon des casse-têtes à l’apparence angélique mais au challenge diabolique, Cosmic Express se taille assurément une place de choix. Aussi bien conçues qu’exigeantes, les mécaniques du titre compensent sans peine une réalisation basique mais efficace, aidée par une esthétique attachante.

Au rapport qualité-prix (8 euros sur l’e-shop) sans faille, il s’agit d’un très bon jeu de réflexion parfaitement adapté aux parties ponctuelles, auquel il ne manquait pas grand-chose pour être irréprochable.

Cosmic Express

Excellent !

Mis à disposition par l’éditeur : Non

Pas d'anecdote

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