Bonito Days, le test Switch

Bonito Days, le test Switch
Par Angi
🖶 Temps de lecture estimée : 5 minute(s)

Parfois, la motivation ou l’envie de tester un jeu viennent d’un élément peu courant. Concernant Bonito Days, j’ai surtout été attiré par sa bande-son, mélange de pop-sucrée à l’Anglaise, de son Lo-Fi et de chansons Japonaises. Pour le reste, je m’étais dit que l’originalité du concept et l’aspect party-game du jeu feraient le reste. Voyons si mon intuition était bonne.

Poissons fumés et fumette

Comme évoqué, donc, la première impression au lancement de Bonito Days est de sauter à pieds joints dans un univers un peu barré, mais surtout relaxant et acidulé. Les couleurs tantôt pastelles, tantôt chatoyantes. La musique digne d’un bar à bobos dans le deuxième arrondissement Parisien. Les personnages se qui ressemblent amicalement tous, à savoir des poissons dotés de pieds et d’ailes (oui, oui). Tout contribue à accueillir le joueur de manière bienveillante.

Ensuite, vient le temps des premières parties. La jouabilité de Bonito Days peut être décrite assez simplement. Chaque partie commence de la même manière. Votre avatar est en boule, et commence à rouler façon Monkey Ball. Très rapidement, un tremplin ou une rampe de lancement surviennent. Une fois dans les airs, vous pourrez déployer vos ailes et commencer à voler.

Poissons volants planeurs

La suite dépendra essentiellement de l’objectif du niveau en cours, de deux natures possibles. Soit voler le plus loin possible pour atteindre une cible avec différents secteurs de scoring, via trois essais. Soit ramasser un maximum de bonbons dans le temps imparti, mais avec vies infinies. En chemin, il est également possible de parcourir ou ramasser quelques éléments bonus : des anneaux vous redonnant de l’accélération, des multiplicateurs de score, une boisson limitant l’ampleur des rebonds ou encore un poids vous permettant d’atterrir directement à la verticale par exemple.

Voilà, c’est à peu près tout. Dans la pratique, ce n’est pas si simple car l’aérodynamique des vols est plutôt réaliste, étonnamment. Concrètement, il vous appartiendra donc de trouver le juste équilibre entre foncer sur les objectifs pour maximiser le score, mais aussi éviter les mouvements trop brusques pour ne pas brutalement perdre de l’altitude ni de l’élan, afin de ne pas tomber à l’eau.

De plus, Bonito Days s’apprécie surtout à plusieurs, de deux à quatre joueurs en écran splitté. L’idée étant alors de se tirer la bourre dans la bonne humeur, en évitant au passage toute collision avec les adversaires car immédiatement fatale (mais drôle).

Poissons qui roulent n’amassent pas la passion

Et puis… Et puis… Aussi tendrement et doucement que le rythme des parties de Bonito Days, l’ennui survient. Les courses et les coupes ne sont pas si nombreuses que ça. De plus, ce sont surtout les mêmes quatre environnements visuels qui reviennent en boucle, dans des configurations un peu différentes. Certains bugs de collision ou de caméra, surtout en plusieurs, gâchent un peu la fête. Tout est disponible dès le départ, il n’y a rien à débloquer. L’absence de challenge, notamment en multijoueur, rendent les parties amicales mais enlèvent tout enjeu.

Bonito Days se voulait sucré mais laisse un goût amer. Celui d’un titre qui aurait pu offrir plus d’intérêt, avec d’autres modes que les deux seuls proposés ou la possibilité d’être joué en ligne. La lassitude d’une bande-son sympathique mais très répétitive, car uniquement composée de sept titres. Et au final, le sentiment d’être plutôt face à un jeu sympa le temps d’un apéro, mais pas forcément beaucoup plus loin. Alors certes, il ne coûte « que » neuf euros. Mais tout de même, n’est pas Katamari Damacy qui veut.

Sympathique mais peut mieux faire, voici probablement ce qui qualifierait le mieux Bonito Days. Une réalisation agréable et du fun immédiat, qui montrent néanmoins rapidement leurs limites.

Plaisant !

Mis à disposition par l’éditeur : Oui

Pas d'anecdote

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