SuperMash, le test sur Switch d’un jeu mal Mashé

SuperMash, le test sur Switch d’un jeu mal Mashé

C’est la première fois que j’ai du mal à accepter d’avoir payée 20€ pour un jeu. En général je me contente de peu, un peu d’amour, un essai un peu bancal, une histoire pas originale, mais bien exécutée. Dans SuperMash on baigne dans la fainéantise. Non pas qu’il n’y a pas de travail derrière la proposition, mais un côté « ouais si on change les graphismes ça passera » est omniprésent. Laissez-moi vous expliquer…

SuperMash part une superbe idée, un truc qu’on rêve tous de faire un jour ou que l’on a déjà fait via des astuces de « hackers » des années 80-90. En gros certains jeux autorisaient involontairement ou volontairement de changer leur graph ou d’ajouter des fonctionnalités. C’est le cas d’un jeu que tout le monde connait Sonic 2 et Sonic 3. Quand c’est prévu comme pour Sonic 3, ça vous change littéralement votre façon de jouer et vous fait découvrir d’autres passages. Par contre dans Sonic 2, ça ne sert à rien. Il y a eu des cas similaires notamment sur MSX découvert encore récemment (mais dont le nom m’échappe). Bref, tout cela pour dire que le principe de SuperMash qui est de mixer 2 types de jeux est absolument génial pour un grand gamin comme moi.

SuperMash propose aujourd’hui de mixer les genres JRPG, Action, Aventure, Shoot-Them-Up, Infiltration, MetroidVania. Vous mettez deux styles et en route la génération « aléatoire de niveau », mais aléatoire ne veut pas dire procédurale. On vous attribuera un des nombreux personnages du titre, un pouvoir ou une arme, et une mission qui prendra entre 30 secondes et 10 minutes. Alors, autant vous dire que les « Mashs » générés de 30 secondes n’ont strictement AUCUN intérêt, mais rassurez-vous ceux de 10 minutes peuvent tout autant être ennuyeux, peu maniable, extrêmement difficile, insensé, répétitif, etc. C’est très rare qu’ils soient amusants. Car tout simplement ils ne sont pas réfléchis. Il n’y a strictement aucune intelligence dans le processus de création de vos Mashs. D’ailleurs le titre lui-même vous prévient en préambule en vous annonçant que vos jeux créés pourraient être tout sauf amusants.

Résultat dans les nombreux Mashs que j’ai essayés (je vous partagerai les codes pour les plus courageux), les cartes étaient répétitives, les PNJ aussi, les armes proposées aussi, dans certains cas les « pépins » qui peuvent positif ou négatif étaient complètement pétés (invincible, ralentissement de votre personnage à chaque ennemi tué, perte de vie à chaque coup d’épée donné…). Au bout d’une heure de jeu, on ne comprend pas ce que l’on a essayé de nous vendre. Après trois heures, vous tentez vainement de débloquer un boss en générant en boucle des Mashs d’un certain type. Dommage parce que sur le principe le jeu de plateforme est propre comme un Mario 8 bits, l’infiltration ressemble à Metal Gear 8bits, l’action/aventure à Zelda 16 bits. Par contre le Shoot-them-up, c’est la pauvreté, quant au Metroidvania, il n’en a que le nom. Les JRPG étant la plupart du temps bancal (impossibilité de lancer des sorts qui coûtent plus que votre barre de mana).

Pour vous motiver, on vous proposera des quêtes « secondaires », de collectionner des cartes de Devs pouvant influer sur la génération d’un Mash, des pièces pour acheter des cartes de Devs. Mais à part être masochiste, je ne vois pas qui pourrait passer des heures sur ce titre.

Exemple de MASHS : YZ9L0X, Y9KUWZ 

Par Manoloben

SuperMash, le test sur Switch d’un jeu mal Mashé

#SuperMash m'a déçu, laissé sur le bord de la route de l'excitation, puis il m'a roué de Mash mal monté. Perso, je n’ai pas apprécié, ma #Switch a dû être nettoyée de fond en comble.

A éviter

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