Pacer, le test sur Xbox Series X

Il m’a fallu environ cinq secondes pour faire le lien neuronal avec Wipeout. À tel point que je suis allé voir les crédits du jeu, pour vérifier que ce n’était pas des anciens de Psygnosis aux commandes tant Pacer est un Wipeout à la sauce 2021. Et en fouillant bien les LinkedIn de chacun, on retrouve en effet un nom : Andrew Walker. Qui était chez Psygnosis, et qui comme beaucoup de ses collègues, ont monté un premier R8 Games début 2000. Visiblement l’entreprise n’a pas dû survivre. Mais elle renaît de ses cendres vers 2015, mais avec beaucoup moins d’anciens à bord. Aucun développeurs (freelance et interne) étant assez vieux pour avoir connu les Wipeout de 1995 à 2010. Ça c’est pour la petite histoire et que comme moi vous maudissiez Sony d’avoir tué Psygnosis et Sega.

J’étais déjà content avec Fast RMX, même si ce dernier avait décidé de se passer d’armement. Alors que Pacer, c’est mon Graal. Il y a tout, frein latéral, arme, bouclier, vie, boost. C’est du grand art. Résultat, le titre va à vive allure et c’est bien ce qu’on attend d’un jeu de course futuriste. Pour ne rien gâcher, les pistes sont assez gigantesques avec pas mal de verticalité. Cerise sur mon Cheesecake, la gravité joue aussi sur votre vitesse et une pente peut devenir très « glissante ». Tout ceci ne serait que de l’habillage si la maniabilité n’était pas au rendez-vous et honnêtement, comme je vous l’ai dit en introduction, c’est du WipeOut façon 1995/2000. On peut même lever ou baisser le bout de son nez pour jouer encore un peu plus avec la gravité et la vitesse. Génial! C’est vraiment très très agréable et surtout après quelques minutes on commence à apprécier même les courbes un peu trop serrées.

Je vous parlais de gestion du bouclier et de la vie. En effet, même si la mort n’est pas toujours synonyme de disqualification (ici ça dépend du mode de jeu, contrairement à Wipeout ou toute sortie était définitive), une explosion en plein vole à la suite d’un choc ou un missile aura tendance à vous faire perdre de précieuses secondes. Quand on sait que l’IA a tendance à être retorse, on évite de jouer au kamikaze et l’on surveille sa jauge. D’ailleurs sur le terrain, vous trouverez des boost au sol, mais aussi des items armement ou recharge de bouclier. Ça aide bien souvent.

Graphiquement, Pacer est tout à fait honnête sans être magnifique, mais on sent la grandeur des décors. Les codes couleurs et lumineux ainsi que les environnements (Port, Barrage, Ville) sont juste et très marqué. Le design des vaisseaux vous rappellera Wipeout, même les symboles d’écuries ou les publicités dans le décor sentent le Wipeout.

Wipeout mais en pas pareil

Mais Pacer ne serait qu’un piètre clone s’il n’avait pas ajouté sa petite touche de magie. Contrairement à Wipeout les caractéristiques du vaisseau, mais aussi son armement peuvent être décidées avant la course. Ça rend le jeu beaucoup moins aléatoire et ajouté une touche de stratégie très intéressante. En effet, en plus de choisir si vous voulez prioriser la vitesse ou la maniabilité, vous pouvez créer des « jeux » d’armements. Un jeu est défini par 2 « armes » (qui peuvent être aussi des protections ou de l’invisibilité), adossé à deux éléments de tuning de vos « armes » (plus long, plus de tir, etc.). Ça fait des quantités de combinaison et plein de façon de jouer. Sur les types d’armes, même si ce n’est pas totalement repompé de Wipeout on retrouve dans Pacer les classiques du genre (missile, de zone, mitrailleuse, etc.). Pour les fans de tuning, vous pouvez modifier un peu l’apparence du vaisseau.

Passons au mode de jeu, autant vous dire que c’est le bazar, je n’ai toujours pas compris les menus. Il y a bien un mode « carrière », Contre la Montre, Course Rapide, Destruction, Elimination, Endurance, Tempête, Flowmentum. 14 pistes vous permettront de montrer vos qualités de pilotes à tout moment de la journée ou en mode « reverse ». En mode « Campagne Solo » vous pourrez gagner de l’argent en gagnant et en réussissant des défis (objectifs secondaires) pour débloquer les améliorations d’armements par exemple. N’oublions pas que le jeu propose un mode en ligne, mais pas de mode-écran « splitté ». Tristesse…

De quoi n’ai-je pas parlé ? Qui dit Wipeout dit musique n’est-ce pas? Certes on n’a pas Prodigy cette fois. Ils sont un peu chers désormais, et les Daft Punk, vous savez… ne sont plus. On se contentera d’un GRAND « ancien » qui avait participé à Wipeout : Tim Wright. Il nous offre 80 pistes electros se mariant bien sans être incroyables. (ce n’est que mon point de vue … je ne suis pas électro)

Avis sur Pacer

Il y a un côté régressif qui prend le dessus quand je lance #Pacer. Le cerveau reptilien entre en action, mes neurones du souvenir hurlent Wipeout. C'est seulement après des dizaines de minutes que je comprends qu'il manque un "je ne sais quoi" pour qu'il devienne parfait et dépasse le maitre. Mais c'est peut-être juste ma nostalgie qui joue des tours. De fait, je ne peux qu'admettre que Pacer est ce qui se fait de mieux dans le monde des courses futuriste et pourtant, j'aime Star Wars Racer. Allez Pacer 2 deviendra sans aucun doute la nouvelle référence.

Pacer

Génial !

Mis à disposition par l’éditeur : Oui

Pas d'anecdote

Trailer de Pacer

Images de Pacer