Milanoir, le test sur Switch

Par Manoloben

Boudin noir

Je m’excuse par avance pour ce raccourci extrêmement raccourci. Mais c’est la seule image qui m’est venue à l’esprit. En effet, j’ai été dans ma jeunesse traumatisé par le Boudin noir, ce truc ressemblant à une saucisse, ayant une odeur assez attrayante, mais qui à la dégustation me procure un certain dégout. Une fois que l’onconnait la constitution du « truc », c’est pire encore. Et bien pour Milanoir de Italo Games, c’est un peu pareil. À la Gamescom il y a deux ou trois ans ça sentait bon, une maniabilité bizarre, mais ça ressemblait à une saucisse. À deux avec Kuk, c’était même l’orgie de cadavres et de sang. Alors après 2 ans de mijotage on se demandait bien ce qu’il en était…

Et ça n’a pas loupé, Milanoir m’a ennuyé, presque forcé à la finir comme j’aurai pu le faire devant mon boudin noir. Heureusement le jeu est court (quatre heures tout au plus si je n’ai pas fait d’erreur). Ce qui m’a permis de survivre à mon périple. Car comme il y a deux ans, la maniabilité est toujours aussi particulière, un twin-stick shooter mais qui vous demande de bien viser avec le deuxième stick. Fort heureusement quelques aides à la visée sont très bien venues et configurables dans les options.

Pour le reste, on a un petit jeu indé, qui veut se donner un style Tarantino ou Kitano. Du sang, des vannes plus ou moins bonnes, une musique année 70 et du pixel arts partout. Vous pouvez bien vous demander à quoi je m’attendais de plus? Et bien je ne sais pas; jouer à un jeu d’action aujourd’hui, ça ne me gène pas. Mais l’aspect « je traverse des décors sans trop d’interactions pour aller d’un point A à un point B », c’est surement trop année 90 à mon goût. La difficulté est bizarrement dosée, les boss intéressants ont des patterns peu ajustés qui peuvent devenir injustes (je pense à Africana dans son hélicoptère qui vous bombarde de grenades littéralement), et globalement on mitraille la touche de tire, parce qu’il faut 12 balles pour tuer un gars. Ça méritait surement un truc plus groovy ou énergique. Résultat, on suit une histoire sans rebondissements d’un taré psychopathe (vous). Ouais, bon, dit comme ça, ce n’est pas très excitant…

Soyons indulgent, le jeu n'est pas très cher. On peut penser que c'est un début, un début de moteur, un début de maniabilité, un début d'histoire à Milan. J'espère que l'équipe a désormais bien appris les rouages d'un tel jeu, et va nous faire une pseudo suite qui elle corrigera le tir.

Note:

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