The Caligula Effect 2, le test Switch

The Caligula Effect 2, le test Switch
Par Kuk
🖶 Temps de lecture estimée : 7 minute(s)

Nous avions déjà testé The Caligula Effect Overdose. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il nous avait laissé une impression mitigée. Nous sommes de nouveau rentrés dans l’aventure avec sa suite The Caligula Effect 2, toujours sur Nintendo Switch. Alors, est-ce une bonne idée de redonner sa chance à ce Persona like ?

Caligula Effect a (enfin) réussi à trouver une narration

Vous incarnez donc un(e) jeune lycéen(ne), dans un monde dont vous ne tardez pas à comprendre qu’il est complètement virtuel. Secondé(e) par une idole virtuelle et rejoint par d’autres camarades, vous devrez lutter contre l’entité Regrets et ses musiciens. Ces derniers vous ont enfermé dans ce monde adolescent sans fin.

Pour le coup, si la trame générale de The Caligula Effect 2 fait directement suite au premier, elle en est également une reprise beaucoup plus cohérente. En effet, le travail d’écriture des dialogues et la profondeur des personnages sont sans commune mesure avec ceux du premier opus. Cette fois-ci, la série a trouvé un très bon rythme. Si tout paraît assez simple dans la première moitié du scénario, les choix deviennent un peu plus cornéliens ensuite.

Il paraît tout à fait évident que votre groupe veut retourner dans le monde réel. Les jeunes hommes ou femmes sont en fait de simples avatars, et les personnes réelles ne sont pas telles qu’elles apparaissent. Mais progressivement, on comprend bien que ce choix sera beaucoup plus lourd à assumer. Cette prise de décision est-elle si évidente, par exemple, pour un garçon qui est tétraplégique dans le monde réel ? Ou encore pour celle qui est une très vieille dame, au soir de sa vie ? Ou enfin pour cette femme qui voulait vivre comme un homme, et qui a enfin cette possibilité ?

Et ce qui est vrai pour votre équipe l’est aussi pour les différents boss que vous aurez à affronter. Même chose ou niveau de vos choix, puisqu’au dernier tiers du scénario, on vous proposera un choix « radical ». Bref, un sous-texte assez adulte, et des dialogues plaisants à lire. Je souligne volontairement la noirceur de certains moments, mais un des intérêts du titre est justement de les alterner avec des moments beaucoup plus légers. Là aussi, les personnalités des différents protagonistes sont assez bien établies. On prend plaisir à suivre leurs tribulations et leurs (longue) réparties. On n’échappe pas non plus à quelques longueurs. Mais globalement, tout se tient assez bien, notamment grâce à un doublage Japonais lui aussi de très bonne tenue.

Les quêtes secondaires par contre sont assez anecdotiques. Il s’agit souvent de rapporter certains objets ou de discuter avec certaines personnes. Pour pimenter un peu l’ensemble, certains de ces dialogues ne pourront être enclenchés qu’une fois certains équipements maîtrisés. C’est seulement à cette condition que vous pourrez les résoudre. Même chose avec une sorte de tchat accessible avec tous les personnages du jeu. On peut en apprendre un peu plus sur la totalité d’entre eux… Sans que cela ne soit réellement passionnant.

Par contre, le mode de sociabilité possible quand vous combattez un certain temps avec certains de vos compagnons est plus intéressant. Vous en apprendrez alors un peu plus sur eux. Et si vous répondez convenablement, vous serez au maximum de votre amitié. Une attaque spéciale leur sera ainsi attribuée.

Reprise des graphismes et mécaniques de combat

En ce qui concerne la réalisation de The Caligula Effect 2, on retrouve la même pâte graphique et le même mode de combat que dans le premier. C’est plutôt une bonne nouvelle en ce qui concerne les combats, qui avaient réussi à proposer une sorte de tour par tour dynamique.

En effet, vous enclenchez vos actions et vos coups spéciaux sur une sorte de « chemin de fer ». Concrètement, les coups sont plus ou moins longs à exécuter. Ils sont visualisés sur une ligne d’action. Vous avez ainsi un aperçu, de ce que vous, comme vos ennemis, allaient réaliser. Il y a donc un aspect stratégique bienvenu. À vous de trouver la meilleure combinaison de coups avec vos coéquipiers, en fonction de vos adversaires.

Les combats se feront dans différents petits donjons qui, il faut bien le dire, se résument à plusieurs niveaux de couloirs. De plus, les environnements sont assez peu variés : école, gare, jardins, planétarium, hôpital et la tour/donjon final.

En ce qui concerne les graphismes, par contre, le rendu est un peu plus discutable. On retrouve les magnifiques dessins 2D des personnages. Par contre, le moteur 3D avec un ersatz de cel-shading montre encore ses limites sur Nintendo Switch. C’est plutôt flagrant dans les phases de caméra « proches », notamment les phases de dialogues. On a souvent une impression de texture baveuse sur des traits flous… Le rendu est tout à fait honnête, néanmoins, quand la caméra est un peu plus éloignée (phases d’explorations et de combats), notamment dans une utilisation portable (via un écran plus petit).

La musique reste dans le genre J-Pop electro, plus ou moins inspirée. Mais dans quelques cas, on a de vrais morceaux d’anthologie. Le jeu propose même de les collecter, et inclut des versions remix de certains des thèmes, certains étant de vraies merveilles.

Globalement, The Caligula Effect 2 est une version 1.5 de The Caligula Effect Overdose. Mais en l'agrémentant d'une vraie écriture. Du coup, si le premier était vraiment dispensable, cette suite est une vraie offre pour les amateurs de Persona IV et V. Pas encore complètement au niveau de la référence de chez Atlus, Nis America propose un titre intéressant qui saura trouver son public.

Excellent !

Version testée : 1.02
Mis à disposition par l’éditeur : Oui

Pas d'anecdote

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