Sonic Colors Ultimate, le test sur Xbox One

Sonic Colors Ultimate, le test sur Xbox One
Par Angi
🖶 Temps de lecture estimée : 4 minute(s)

S’il est une mascotte aussi célèbre que sujette à controverse, c’est bien Sonic de Sega. Né et immédiatement culte il y a 30 ans déjà, le hérisson le plus rapide du monde vidéoludique a depuis 10 ou 15 ans connu des épisodes à la qualité plus ou moins heureuse. Sonic Colors Ultimate est le remaster du titre originel sorti en 2010 sur Wii (et adapté sur DS). Voyons ce que donne ce rafraîchissement d’un titre parfois surnommé « le dernier bon Sonic en 3D », ici dans sa version Xbox One.

Un coup de peinture avec Sonic Colors Ultimate et il est comme neuf

Lancement du jeu. Musiques nerveuses à sonorités tantôt pop-rock tantôt électro, couleurs chatoyantes, voix-off d’Egg-man en guise d’accueil… Nous sommes en terrain connu. L’évolution graphique en 4K et 60FPS tient ses promesses. Pour avoir encore l’épisode originel en tête, la remise à niveau est flagrante et superbe. Et même sans ça, disons-le franchement et simplement : ça pète et c’est beau. Seules les cinématiques ont pris un franchement coup de vieux, n’ayant pas bénéficié du ravalement de façade général… Mais qui joue à un titre de la série Sonic pour ses cinématiques ?

Pour l’histoire, Sonic Colors Ultimate se repose sur ses lauriers. Robotnik a construit une base spatiale en forme de parc d’attraction, découpée en 6 mondes de 6 niveaux chacun. Il s’agit évidemment d’un prétexte caché pour capturer un maximum d’extra-terrestres, les « Wisps », puis s’approprier leur pouvoirs et conquérir l’univers. Sonic et Tails vont une fois de plus devoir aller lui donner une bonne leçon.

Rien ne sert de courir, il faut changer de couleur

Côté gameplay, Sonic Colors Ultimate répond parfaitement aux codes de la série. Level-design nerveux (supporté par le nouveau framerate très appréciable), semi-téléguidé mais avant tout au service de la rapidité et du dynamisme. La collecte d’anneaux permet toujours d’encaisser les chocs, et les ennemis animaliers robotisés sont également de la partie. Les niveaux s’enchaînent vite, parfois trop vite pour les gouffres multiples et autres pièges sournois régulièrement dispersés ça-et-là. En annexe du jeu de base, le mode 2 joueurs en « simulateur arcade » (permettant de se tirer la bourre dans des niveaux à l’esthétique basique mais au level-design inspiré des anciens épisodes 2D, pour débloquer Super Sonic doré) est toujours présent.

L’originalité de cet épisode réside dans les Wisps, cités plus hauts. Alliés du hérisson bleu, les rencontrer affublera (temporairement) Sonic d’actions ou de capacités particulières. Par exemple, il pourra se transformer en un monstre violet dévorant ses ennemis, ou en une foreuse lui permettant de s’engouffrer en certains passages en creusant, ou encore en une mini-fusée verte afin de s’envoler. Un nouveau Wisp couleur jade fait son apparition dans cet épisode Ultimate, et donnera quant à lui à Sonic la possibilité de devenir un fantôme traversant les murs. Ces bonus étoffent agréablement la jouabilité, sans la contraindre.

Ainsi, il sera possible de parcourir Sonic Colors Ultimate à toute blinde, pour ne pas dire à l’ancienne. On fonce, on roule et on rebondit avec un sentiment d’euphorie non dissimulé. Ou d’explorer un peu plus les niveaux, voire de dénicher tous les secrets et autres pièces rouges. Dans ce dernier cas de figure, la libération et l’utilisation de tous les Wisps deviendront indispensables. Selon votre style de jeu, le périple durera donc de 10 à 15 heures.

Défauts d’hier et nouveautés d’aujourd’hui

Les défauts de l’opus original sont toujours de la partie. Les anti-hérissons lui reprocheront ainsi certains passages en mode « pilote automatique », et ils n’auront pas tout à fait tort. Mais son plus gros défaut réside probablement dans la fainéantise des designers, n’hésitant pas parfois à recycler certains passages de niveaux voire… Certains boss. Rien de majeur, mais parcourir un monde pour retrouver pratiquement le même ennemi final que celui d’avant peut décevoir. Lors de nos tests, nous avons également trouvé les temps de chargement au début des niveaux parfois un peu longs, mais encore une fois rien de finalement très gênant.

A noter que d’après certains partages d’expériences d’autres utilisateurs, la version Switch pourrait souffrir d’un framerate à 30 FPS et de certains bugs techniques. Néanmoins et au moment où nous écrivons ces quelques lignes, aucun de ces retours n’a pu être basé sur un constat tangible (benchmark réel ? Bugs émulateur ?) et nous vous invitons à les considérer avec la plus grande prudence. En toute transparence, nous avons disposé de la version Xbox One, et nous n’avons rien constaté de tel.

Au rayon des autres nouveautés de ce remake, on trouve les « Tails saves ». En cas de chute et à conditions d’avoir suffisamment de « jetons Tails » en stock, le renard volant viendra vous rattraper. Concrètement, il s’agit de checkpoints complémentaires, vous facilitant un peu la tâche mais limitant surtout la frustration des réellement pénibles derniers niveaux. L’invincibilité temporaire de Sonic lorsqu’il a ramassé 100 anneaux va également en ce sens. Il sera aussi possible de (légèrement) customiser la tenue de Sonic, via différentes couleurs et effets lumineux. Enfin, des courses en mode speedrun contre Metal Sonic (à la manière de Sonic Forces et à débloquer via les pièces rouges) sont également présentes. Voilà, c’est à peu près tout. Ça reste donc léger mais bienvenu.

Au final, Sonic Colors Ultimate s’adresse donc… Aux fans de Sonic. Si vous aimez l’ambiance et les mécaniques du jeu, vous serez vraisemblablement conquis par ce remake éblouissant au bout de quelques minutes, et il sera difficile de lâcher la manette avant le combat final. A considérer que ce soit le cas et que vous ayez parcouru le jeu initial, la refonte visuelle est telle qu’elle est fortement susceptible de vous convaincre.

Excellent !

Mis à disposition par l’éditeur : Oui

Pas d'anecdote

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