Okinawa Rush, le test Switch

Okinawa Rush, le test Switch
Par Angi
🖶 Temps de lecture estimée : 6 minute(s)

« Je mets les pieds où je veux, et c’est souvent dans la gueule ». Derrière cette citation poétique et douce comme une balayette de Chuck Norris, viennent rapidement les souvenirs d’une tendance culturelle pratiquement révolue. A savoir les films d’action nanardesques, où le héros avait coutume de régler les soucis avec la testostérone, les biscottos et les arts martiaux.

Slap them like it’s 1988

Logiquement, cette époque coïncide aussi avec l’explosion des « brawlers », ces jeux d’arcade en défilement 2D et où la principale action consistait à distribuer des claques à tout va. Parmi les plus célèbres d’entre eux, on trouve par exemple Vigilante ou Bad dudes VS Dragon Ninja. Personnellement, j’ai surtout retrouvé des sensations vécus sur Black Belt, la version Européenne de Hotuko no ken sur Master System. Avec son héros à la queue de cheval façon Steven Seagal, c’est avant tout à ces derniers que le bébé développé par Sokaikan Limited et publié par No Gravity Games entend rendre hommage. Okinawa Rush annonce la couleur dès le départ. La principale action ici sera de balancer des bourre-pifs à tout va, à des ennemis arrivant par palettes.

Au niveau de la réalisation, les graphismes rétro 2D sont franchement plus attachants que réellement impressionnants. La direction artistique est typée, mais pas folle. L’animation ne souffre jamais d’aucun ralentissement, et on aurait presque envie de dire, heureusement. Mais au croisement de l’atmosphère réussie et l’hommage rétro-vidéoludique souhaité, il faut bien reconnaître que tout ceci fonctionne plutôt bien. L’immersion est encore meilleure en mode portable, plus flatteur pour la rétine.

Bad Hiro VS. Black Mantis

Le clan de la mante noire est venu à Okinawa, afin de voler le parchemin de Hiro Yashima, le principal personnage du jeu. Mais au passage, ces ninjas ont tué la femme de notre héros et capturé ses enfants. L’heure de la vengeance a sonné. A nouveau, le scénario et le doublage associé (en anglais) du jeu remplissent totalement leur objectif de jouer la carte nanardesque à l’excès. Les ennemis sont très, très, très nombreux. Leur manque de variété est compensé par des combats avec les boss réellement marquants. Les musiques sont également caricaturales à souhait, mais très pêchues pour ne pas dire violentes, ce qui colle parfaitement à l’ensemble.

Du côté de la jouabilité, le jeu est plutôt surprenant. Les coups de base sont étoffés par des coups de tête, une « boule de feu », un dragon punch, des choppes, des contres, et de multiples autres coups ou combos. Ces derniers seront à réaliser via des manipulations spécifiques, proches de jeux de combat. Il est également possible de récupérer des armes, telles que le sabre ou le nunchaku. Maîtriser tout ceci sera nécessaire pour venir à bout du titre, le challenge étant plutôt relevé. Hiro peut aussi soigner (libérer) de nombreux prisonniers, et les niveaux contiennent des passages secrets en pagaille. Un chronomètre sera également à prendre en compte, et autant dire qu’il ne vaudra mieux pas traîner en route. Pour résumer, le gameplay d’Okinawa Rush est plutôt riche, loin de se limiter à du martelage de boutons.

Bagarre à quatre mains

En terme de durée de vie, le titre a vraiment de quoi vous occuper pendant de nombreuses heures. Tout d’abord, finir les cinq chapitres du jeu une première fois n’est pas aisé, même dans les modes de difficulté les plus accessibles. Une fois cette première étape passée, l’envie de passer aux choses sérieuses sera forte, elle-même appuyée par la quête du meilleur scoring. D’autres options de jeu sont disponibles, telles que le mode arcade et l’entraînement aux katas dans le dojo (customisable via la monnaie virtuelle du jeu). Un système de sauvegarde de la progression, par chapitres, est présent.

Okinawa Rush peut également se parcourir à deux, décuplant d’autant le plaisir de la castagne. Dans ce contexte, le seul bémol est que la caméra reste en permanence centrée sur le premier joueur, quitte à faire disparaître le second de l’écran. Trois personnages différents peuvent également être sélectionnés, avec des profils spécifiques (le héros équilibré, son ami bourrin, et la jeune femme moins puissante mais rapide) et leur propre palette de coups.

Sans être indispensable, Okinawa Rush est un très bon jeu, bien plus profond qu’il n’y parait et parfaitement adapté à la Switch. Amateurs de castagne à l’ancienne, vous pouvez foncer vers ce plaisir coupable mais assumé.

Excellent !

Mis à disposition par l’éditeur : Oui

Pas d'anecdote

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