Loot River, le test sur Xbox series

Les Souls-like ont clairement le vent en poupe, Elden Ring en tête. A côté de ces titres AAA, de nombreux jeux indépendants à la réalisation 2D mais à la logique de gameplay similaire débarquent chaque moi. Aujourd’hui, il s’agit de Loot River, né de l’imagination de Straka Studio. Combinant univers glauque, exigence des Souls et mécaniques à la Tetris, il entend à l’évidence surfer sur la vague de l’originalité.

Waterworld chez Bloodborne

Dès les premières parties de Loot River, la qualité de sa réalisation saute aux yeux. Esthétiquement, il joue la carte du pixel art raffiné et finement animé. Les couleurs sont harmonieuses et bien choisies. La direction artistique alterne avec succès entre le terne glauque ou oppressant (la plupart du temps) et le coloré plus épique. Les seuls bémols se situent au niveau des effets de l’eau un peu en retrait et des musiques bien plus discrètes. Mais rien de méchant.

Le scénario se veut minimaliste et classique. De nombreux conflits ont généré la chute de la vie terrestre, entraînant la naissance de cités sous-marines. Celles-ci abritent une relique légendaire, suscitant la convoitise de nombreux chasseurs de trésor nomades. Malheureusement, ces derniers se retrouvent alors perdus dans un cycle perpétuel de morts et de renaissance, en absorbant au passage les connaissances de leurs victimes.

You Died (en 2D)

Vient alors le temps d’entrer en action. Loot River est vu de dessus mais au niveau des contrôles, les habitués de Dark Souls retrouveront leurs habitudes en quelques minutes. En effet, la maniabilité du protagoniste principal y est quasiment copiée-collée.

Le stick gauche pour se mouvoir, les gâchettes droites pour alterner coup faible ou plus puissant. Puis le reste des commandes pour se soigner, se protéger (y compris les Guard impacts) ou encore esquiver via une roulade.

Une fois en exploration, le principe de Loot River consiste à parcourir les niveaux générés de manière procédurale, chaque fois de plus en plus loin. Lorsque la mort survient, retour à la case départ, dépense du butin en compétences, et c’est reparti pour un tour. Du terrain connu, je vous dis…

Tetris pour ne pas tomber à l’eau

…En tout cas jusque-là. La vraie originalité de Loot River vient du fait que lors de l’exploration, votre héros a la possibilité de déplacer les plateformes sur lesquelles il se trouve (à l’aide du stick droit). Cela donne une complémentarité de gameplay jamais vue et très plaisante lors des premières parties.

Cette mécanique de jeu peut être utilisée principalement de deux façons. Tout d’abord, certains passages tiennent du casse-tête (rarement bloquant tout de même), où il conviendra de déplacer les plateformes de la bonne manière et dans le bon ordre pour progresser.

Ensuite, vous réaliserez assez rapidement que cette option permet également d’influencer les combats. En limitant le passage et donc la quantité d’ennemis vous faisant face, par exemple. Sur le papier, tout ceci semble prometteur. Et soyons honnêtes, pendant les premières heures, jouer à Loot River est un vrai plaisir stimulant et motivant.

Tant va le Loot à l’eau…

Puis, viennent les défauts, malheureusement assez nombreux. Le titre ne parvient pas à éviter la répétitivité et la lassitude, et elles surviennent même plus vite que chez la concurrence. La partie puzzle n’est pas optimale, finalement peu amusante après quelques heures.

Son gameplay exigeant et sa difficulté requièrent une précision de tous les instants. Malheureusement, la 2D fouillée génère des combats plutôt approximatifs. Parfois, vous allez défoncer un ennemi et réussir tous vos Guard Impacts. L’instant d’après et avec le même adversaire, la faute à quelques pixels de décalage et à un manque de lisibilité, la mort sera directement au tournant.

Enfin, et c’est sûrement le plus gros problème, l’équilibre du jeu est totalement incohérent. La difficulté passe parfois de la promenade de santé à l’enfer. Le butin est trop aléatoire, peu généreux vis-à-vis de la prise de risque et pas intégralement conservé d’un run à l’autre (!). Les combats et les rencontres avec les boss sont trop inconsistants. Pour couronner le tout, les contrôles s’avèrent de temps en temps subitement peu réactifs, et certains bugs de collision peuvent apparaitre à tous niveaux.

S’ils étaient isolés, tous les soucis précédemment évoqués seraient sûrement excusables. Mais cumulés, ils ternissent rapidement le plaisir de jeu. L’expérience sympathique du début et l’originalité du game-system laissent alors place à l’ennui et à la frustration. Limitant lourdement la motivation du joueur, au final, à lancer Loot River plutôt que la pléthore d’autres Souls-likes ou Rogue-likes 2D actuellement disponibles – et souvent moins chers.

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Malgré l’originalité apparente de son game system et son habillage réussi, Loot River est une semi-déception. La faute à un contenu finalement plus limité que prévu, à des écarts d’intérêts trop nombreux surtout à une inconsistance trop présente. Un titre sympathique, mais pas un hit. Dommage.

Loot River

Passe-Temps !

Mis à disposition par l’éditeur : Oui

Pas d'anecdote

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