Cruis’n Blast, le test Switch

Cruis’n Blast, le test Switch
Par Angi
🖶 Temps de lecture estimée : 5 minute(s)

Cruis’nnnnnn… Come oooon let’s Cruis’nnnnnnn… Let’s go!… Et j’en passe. Avec son thème phare en forme de tube pop des années 80 et ses couleurs fluo à tout va, Cruis’n Blast vous met directement dans l’ambiance. Ce jeu d’arcade est sorti en 2017 et le digne héritier d’une série commencée il y a plus de 25 ans déjà, en 1994 avec Cruis’n USA. Il arrive aujourd’hui sur Switch, après un épisode Wii (Cruis’n) plutôt catastrophique. Edité par GameMill Entertainment et développé par le studio Raw Thrills, le titre laisse augurer des courses délurées et du pliage de tôle.

Fluo Splash Wave

En terme de genre, donc, Cruis’n Blast est donc un jeu de course arcade, dans la droite lignée des titres des années 80/90 – Out Run en tête. Au niveau de la réalisation, toutefois, le jeu se situe plutôt au milieu des années 2000, dans la lignée d’un Burn Out 3 ou d’un Out Run 2 par exemple. Le titre est flashy, en envoie dans tous les sens mais n’éblouit jamais vraiment techniquement. On l’imagine aisément être sorti sur une console d’une ou deux générations précédentes.

Non, le point fort de Cruis’n Blast ne réside pas dans la performance de sa réalisation, mais bien dans son ambiance. Couleurs flashy à l’excès, circuits caricaturaux au possible virant régulièrement au délire (explosions, yétis, dinosaures, écroulements de buildings…), collisions douteuses… On n’est bien dans la liberté des jeux d’arcade, privilégiant toujours le fun au réalisme. La jouabilité du titre propose les classiques dérapages et barres de nitro. Elle intègre aussi la possibilité d’expédier les adversaires contrôlés par l’ordinateur via un système de Takedown, et dont vous serez plus qu’invités à abuser pour gratter quelques places.

Mario Kart & Furious

Les musiques sont entrainantes mais au final assez génériques, et surtout très inégales. Heureusement, il est possible de zapper entre les morceaux en pleine course. Tant qu’on est dans les contrôles, Cruis’n Blast ne permet pas vraiment de customisation complète, mais contient tout de même la possibilité d’être joué au gyroscope (et donc au volant) ainsi que l’option « accélération automatique ». Ces variantes sont propices à l’accessibilité et à la convivialité du titre en général. Elles sont finalement assez rares pour être soulignées.
Cruis’n Blast propose différents modes de jeux. Le plus complet concerne les coupes, soit six séries de quatre courses, vingt-quatre au total. Sur ce plan, il y a tout de même une légère entourloupe. En effet, Cruis’n Blast propose en fait les cinq circuits du jeu d’arcade original, également accessibles via le mode arcade, ainsi que quatre circuits provenant de Super Bikes 3 – un autre jeu d’arcade du même studio de développement. Les « trente circuits » sont en fait diverses variantes de ces neuf circuits compilés, avec des événements (poursuite par des voitures de police, attaques d’hélicoptère, combats de dinosaures…) ou ambiances (climat estival, tempête, apocalypse…) différentes. Chacun d’entre eux se termine en deux minutes maximum. Le titre peut être parcouru en solo, mais également en multi-joueurs, essentiellement local néanmoins. L’animation reste alors fluide, malgré quelques concessions sur le frame rate en cas d’écran splitté.

Nawak et néo-nostalgie

Au-fur-et-à-mesure des courses, vous amassez de l’XP, de l’argent et (si vous les trouvez) des clés en or. Ces éléments vous permettent de débloquer des éléments de customisation (changement de couleur, effet néon, meilleur châssis ou meilleur moteur) et surtout des véhicules supplémentaires, pour un total de vingt-trois bolides. Enfin « bolides », c’est vite dit. Car sur ce point encore, Cruis’n Blast joue la carte du n’importe quoi. Au-delà des quelques voitures supplémentaires, vous aurez accès à une moto, une voiture de police, un camion de pompier, une soucoupe volante, un bus scolaire, un hélicoptère… Ainsi qu’à trois animaux pour le moins surprenants, et que nous ne vous spoilerons volontairement pas ici.

Cruis’n Blast ne révolutionne rien. Son contenu peut même paraître un peu mince, pour un prix avoisinant les 40 euros. L’absence de mode en ligne se fait cruellement sentir. Néanmoins, il joue dès le départ la carte du jeu de course arcade et du fun immédiat. De plus, son univers complétement barré lui procure un caractère finalement très attachant. Si vous souhaitez tout débloquer, la durée de vie sera très loin d’être ridicule. Car si boucler Cruis’n Blast en mode facile ne prend pas plus de deux heures, vaincre les niveaux de difficulté supérieurs est une autre paire de manches. Tout ceci vient donc clairement augmenter le capital sympathie du titre qui, en l’état, tient parfaitement son rôle. Surtout que le genre est clairement sous-représenté depuis de nombreuses années.

Vous cherchez un jeu de course 100% fun, flashy, aussi bien taillé pour les petites pauses de fin de journée que pour les soirées détente en multi-joueurs ? Ne cherchez plus.

Amusant !

Mis à disposition par l’éditeur : Oui

Pas d'anecdote

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