Coffee Talk, le test Switch

Coffee Talk, le test Switch
Par Kuk

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Coffee Talk, est un visual-novel où vous aurez à servir des boissons chaudes à vos clients. Comme j’ai bien aimé VA-11 Hall-A: Cyberpunk Bartender Action sur PS Vita, un titre au gameplay quasi équivalent , j’ai donc acheté Coffee Talk en version physique de Strictly Limited Games (et j’attends désormais le message de Manoloben qui me demande où est mon test de VA-11 Hall-A …).

(NDR : et je confirme que je l’ai demandé pour vous lecteurs)

Comme je vous le disais Coffee Talk, est un visual-novel. Vous n’avez ni d’action possible ni de dialogue à sélectionner. Il vous faut juste servir les boissons demandées par vos clients. C’est la réussite de ces demandes qui oriente les tranches de vie qui s’égrainent dans votre café. Évidemment, si les premières commandes sont faciles à réaliser, les attentes de vos clients seront de plus en plus compliquées.

Vous disposez d’une base de produit (café, thé vert, thé, chocolat, lait) que vous combinez avec deux autres éléments, l’un principal, et l’autre secondaire à choisir dans une autre série de produits (gingembre, citron, menthe, miel, lait). Comme vous le voyez, les combinaisons sont multiples. Certaines des demandes vous obligeront même à vous renseigner (30 recettes sont à débloquer). J’ai ainsi découvert certaines associations qui donnent envie de vous mettre derrière vos casseroles.

Onze personnages, tous très différents, viendront passer un moment dans votre établissement. D’autant plus différents que coffee talk se passe dans une sorte de monde parallèle fantastique avec orc, elfe, succube, loup-garou , vampire, peuple de l’atlantique, etc. On évoquera sur le comptoir pas mal de problèmes qui sont, eux, tout à fait actuels : racisme, vie de couple , parentalité, maladie, immigration, etc.

L’écriture est plutôt pas mal, surtout avec la présence d’une traduction française de qualité. L’évocation des problèmes de chacun est plutôt bien emmenée (si on excepte certaines conclusions visant a souligné la qualité philosophique du propos, avec un très maladroit « c’était profond »). Les réparties sont là pour faire comprendre à chacun (et surtout à vous) les points de vue de l’autre dans un doux respecté des différences…

Je pense que vous voyez déjà où je veux en venir. Évidemment, ça dégouline de bon sentiment et bien-pensance, et c’est très clairement sur ce point que le titre va diviser. On peut le voir comme niais ou au contraire comme lumineux et réconfortant.

Le ton des discours est à appréciation par chacun. Je trouve qu’il lui manque tout de même un peu de contenu. Surtout au vu de son prix que je trouve un peu trop conséquent au vu de la réalisation : 13€ en dématérialisé, et 30€ dans sa version physique simple de Stricly Limited.

À titre de comparaison, VA-11 Hall-A intégrait, en plus des aventures à choix multiples beaucoup plus longues, une gestion des recettes qui permettait de changer la décoration de votre appartement, ou devoir payer vos charges, etc. Bref une durée de vie qui se révèle beaucoup plus importante. Pour augmenter un peu sa durée de vie, Coffee Talk propose lui deux modes supplémentaires :

  • Service libre, une sorte de mode d’entrainement où vous pouvez débloquer toutes les combinaisons possibles. Afin d’essayer les boissons et découvrir les recettes cachées, ce qui est bien venu.
  • Mode défi, où vous devez enchaîner les commandes jusqu’à épuisement du temps imparti. Chaque réussite vous donne un petit bonus de temps.

Coffee Talk est donc un jeu mignon qui propose une narration d’histoire combinée avec un gameplay assez simple. Comptez moins d’une dizaine d'heure pour le finir. Un titre qu’on peut conseiller sans problème, mais clairement pas à tout le monde (qui a dit bobo casual ?).

Plaisant !

Version testée : 1.02
Offert par l’éditeur : Non

Pas d'anecdote

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