Lone Survivor Director’s Cut, le test sur PS Vita

Lone Survivor 9

UN JEU D’AVENTURE PIXELISE ET ANXIOGENE.

Lone Survivor Director’s Cut est un jeu d’aventure 2D en pixel art – la première fois, nous avons d’ailleurs cru que nous avions allumé cette bonne vieille console Lynx à la place de la PS Vita !

 

Lone Survivor 4

Un graphisme à l’ancienne

Le point de départ ? Vous devez survivre et vous enfuir d’un immeuble en ruine, trouver de la nourriture, des armes et toutes sortes d’objets du quotidien qui vous font défaut. Il vous faudra aussi éviter toutes sortes de monstres. Pour cela, vous pouvez vous faufilerez discrètement dans les renfoncements des couloirs ou des rues. Quitte à ruser et utiliser des appâts de viande avariée ou à les tuer avec une arme. Bienvenue dans un survival-horror à la sauce 16 bits !

Lone Survivor Director’s Cut vous montre très vite que le héros lui-même ne vas pas très bien. Il est victime d’hallucinations, d’amnésie… Pourquoi l’aspect des pièces change-t-il ? On est obligé de faire beaucoup d’allers-retours mais c’est en fait un des moteurs du jeu. L’angoisse et la peur vous gagnent rapidement. Ici on ne vous guide pas, les énigmes sont logiques mais il vous faudra les résoudre par vous-même, sans aide, comme c’est devenu trop souvent le cas dans les jeux vidéo d’aujourd’hui. Il vous faudra trouver des solutions rapides car vous devrez aussi vous nourrir et dormir régulièrement, au risque de voir votre état empirer. Bien sûr, vous pourrez consommer des médicaments… Mais vous aident-t-ils vraiment ? De même, il faut aussi économiser les piles de votre lampe, accessoire indispensables tant les couloirs sombres et chichement éclairés sont nombreux. La lumière se révèle indispensable pour trouver des objets et des indices.

La musique et les bruitages d’ambiance de Lone Survivor Director’s Cut sont tout simplement exceptionnels et accentuent encore davantage l’immersion et la tension. Très vite, l’identification devient presque parfaite, car le héros n’a plus de nom. C’est vous ! Bref, Lone Survivor Director’s Cut est une véritable « expérience » à vivre, terme trop souvent galvaudé par des armées de « marketeux » en mal d’éloquence dans le monde vidéoludique. Comme recommandé par le créateur du titre, Jasper Byrne, enfermez-vous dans une pièce sombre, mettez votre casque audio et jouez ! Plusieurs fins sont possibles selon votre comportement au cours de la partie. Il nous a semblé très difficile, voire presque impossible d’obtenir la « bonne » fin du jeu car on vous pousse à la faute lors de la première partie. Il faut alors se relancer dans l’aventure, ce que l’on fera aussi pour découvrir le mode New Game Plus qui apporte de nouvelles variantes, en matière de dialogues, d’objets, d’ennemis, de quêtes secondaires ou bien encore de musiques. N’en jetez plus ! Bref, une bonne rejouabilité donc.

Note

10/10

Un seul bémol à signaler : on regrette, une fois de plus, l’habituel taux de conversion de Sony qui veut que 12,99 dollars deviennent 12,99 € en Europe… Mais même à ce prix, Lone Survivor Director’s Cut reste un grand jeu d’aventure.

 

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