Ys IX: Monstrum Nox, est dans la droite lignée de la série, un jeu de rôle action, pourtant assez peu réputée en occident. Initialement développés sur PC Engine, ils ont progressivement été réalisés au japon sur différentes consoles. Ce sont surtout les derniers épisodes développés pour la PS Vita qui sont connus chez nous. Ce nouvel opus était disponible sur PS4 depuis quelque temps déjà, mais Air-Gaming oblige, on a attendu. Effectivement, on a souhaité reprendre le contrôle de notre rouquin préféré sur console portable avec la version Nintendo Switch. Alors, avons nous bien fait ?
Adol Christin, notre héros arrive dans la ville de Balducq qui comprend une ancienne forteresse reconvertie en prison . Évidemment, de nombreux mystères et des complots seront à découvrir. Injustement arrêté, vous voilà obligé de vous cacher (c’est fou la puissance de dissimulation d’une teinture de cheveux et d’une écharpe), tout en étant contraint de lutter contre des monstres.
Ys, la constance du recyclage
Chaque nouvel épisode de la série propose son lot de petit changement, tout en gardant la continuité des anciens. Cet épisode ne déroge pas à la règle. Ys IX reprend donc des mécaniques déjà vues dans les précédents épisodes et qui ont fait leurs preuves dans Ys: Memories of Celceta et Ys VIII: Lacrimosa of Dana sur PlayStation Vita.
Les mécaniques de combats restent les mêmes depuis Ys Seven sur PSP. Votre attaque de base remplit une jauge que vous pourrez utiliser pour certains coups spéciaux. Cette jauge peut également être enclenchée pour vous mettre dans un mode furie dévastateur.
Ce qui est vrai pour vous, l’est également pour les alliés qui vous rejoindront, les fameux « Monstrum » du sous-titre du jeu. Vous pouvez avoir jusqu’à trois personnages jouables en même temps et passés de l’un à l’autre. On intègre également des phases ou vous incarnez un « autre » personnage. Je ne vous en dis pas plus même si cela était déjà visible dans Ys VIII: Lacrimosa of Dana.
L’aventure combine de nombreux aspects plutôt intéressants. Outre la mission principale, vous aurez également un grand nombre de petites quêtes secondaires, ainsi que des missions d’explorations pour trouver des pétales de fleur bleue, des inscriptions, ainsi que des lieux remarquables.
Vous aurez également des combats contre une pléthore (des invasions) de monstres démoniaques et ceci à tout moment dans l’aventure. Dans chaque zone, l’emplacement des monstres est marqué par une sorte de colonne bleue. Chose appréciable, ces combats ne sont pas obligatoires, et ne s’enclenchent que si vous les activez en passant dessus. À la fin des missions, vous aurez à lutter contre une invasion de monstres. Heureusement, vous pouvez acheter ou améliorer des pièges et des armes pour vous aider(comme dans Ys VIII: Lacrimosa of Dana).
Un Ys IX: Monstrum Nox plus pauvre, mais portable
La zone de jeu de Ys IX: Monstrum Nox est surtout (mais pas seulement) constitué de la ville de Balduq. L’accès aux différents quartiers se fait progressivement. Pour le coup, ce monde (clos) finit par être assez vaste à visiter. Il y a toujours des couloirs et des labyrinthes, mais aussi des zones plus ouvertes.
On a donc ici un titre assez ambitieux qui montre assez rapidement ses limites techniques dans sa version Switch. Il est évident que les textures sont en résolution basse, mais l’aspect graphique est plutôt correct et passe plutôt bien malgré des clipping sur les textures des bâtiments. Le moteur graphique des Ys n’a jamais été un foudre de guerre, une version un peu plus downgrader ne change donc pas grand-chose.
Là où le bât blesse, ce sont les chutes d’images affichées par seconde (ou frame rate). Il arrive que le jeu ait tendance à ramer dès que le nombre d’ennemis présent est un peu conséquent.
Autre point pas toujours heureux, une caméra très près du personnage. Cette position passe bien dans la majorité des combats, mais montre ses limites dans les scènes de boss ou d’invasion de monstres. Dans ces périodes, le joueur manque cruellement de visibilités.
Et pourtant je n’aime que toi !
Très clairement, la version Switch n’est pas la version la plus qualitative, mais la magie du titre arrive à opérer. On prend plaisir à se balader et essayer de trouver les différents éléments cachés, grâce notamment aux divers pouvoirs des « Monstrums ». Cette liberté d’exploration semble largement inspirée de The Legend of Zelda: Breath of the Wild et Assassin Screed (c’est peut-être un hommage, qui sait…). En fait, Ys IX ressemble beaucoup à YS VIII, en lui apportant une meilleure cohérence scénaristique.
Évidemment, l’avantage de cette adaptation est de vous le proposé en version portable (ou transportée dans n’importe quelles pièces de la maison). À vous de voir si la déperdition graphique est acceptable pour ce plaisir là. Pour moi, c’est le cas.
Ys IX: Monstrum Nox, propose plusieurs difficultés et peut être conseillé aux plus jeunes notamment grâce à une traduction française de bonne qualité. Pour les amateurs passés directement dans les modes de difficulté élevés pour un vrai challenge.
Enfin on regrette encore et toujours chez l’éditeur NIS America, une politique de DLC payant, pour un jeu déjà dispendieux (60€ tout de même).