Front Line, Commando, Ikari Warriors, Secret Command, Alien Syndrom, Time Soldiers, Mercs… Durant les années 80 et même un peu plus tard, il était bien difficile d’échapper au genre Run & Gun en vue de dessus. Chacun y allait de son titre fétiche. C’est donc à toute une époque que Mission 1985 entend rendre hommage aujourd’hui. Voyons en détail si ce titre a remporté son pari.
La guerre, sans b**e et sans couteau
Intro minimaliste et sans fioriture, Mission 1985 annonce la couleur dès le départ. Vous vous retrouvez rapidement sur le champ de bataille, dans un titre 2D au scrolling vertical. Il va s’agir de parcourir les 11 niveaux du titre avec votre casque, vos grenades et votre mitraillette.
Initialement à tir unique, cette dernière pourra être upgradée au fil des bonus ramassés : triple tir ou lance-flamme. Le stick, deux boutons, et c’est tout. L’impossibilité de verrouiller son tir dans une direction différente de celle du déplacement est parfois agaçantes, mais constitue aussi un héritage légitime du genre.
Mission 1985 propose 11 niveaux. La majorité d’entre eux répond au schéma décrit ci-dessus, mais 2 niveaux sortent du lot. Ils proposent une vue en simili-3D scalling, façon Space Harrier ou Thunderhawk (version Mega-CD) par exemple. Leur parcours est plutôt anecdotique, mais ils apportent un peu de diversité bienvenue. On retrouve cette envie de varier les plaisirs dans les niveaux classiques, avec par exemple la possibilité pour les ennemis de se cacher derrière des murs ou des boss plutôt originaux.
La guerre, c’est primaire
D’après le développeur (unique, malgré la publication sous le nom de studio Consulog) du jeu lui-même, Mission 1985 a été créé en huit mois sur son temps libre. Il a également fait appel à une aide externe (Fiverr – Freelance) pour les graphismes. Soyons honnêtes et côté réalisation, ça se sent.
Au lancement du jeu, nous devons subir un temps de chargement réellement long et surtout inexplicable. L’animation est des plus primaires, et les graphismes semblent réellement datés. Le gameplay est simple mais efficace, bien qu’on aurait apprécié une plus grande variété d’armes.
Mais le vrai point faible de Mission 1985, c’est sa bande-son. Les musiques sont sympathiques mais aux gimmicks trop courts et ultra-répétitifs. Les bruitages sont dignes d’un bon nanard cinématographique. Malgré tout, il m’est objectivement difficile d’être trop critique avec Mission 1985. Car je ne peux pas nier qu’une fois la manette en main, les sensations étaient bien là.
La guerre, j’appelle ça chez moi
Le jeu est accrocheur, il donne toujours envie d’y aller « pour un dernier essai ». Chaque niveau est réellement difficile mais pas insurmontable. Et surtout, une fois un chapitre bouclé, celui-ci est directement sélectionnable dès la prochaine partie. En d’autres termes, Mission 1985 n’impose jamais d’être repris depuis le début. Cerise sur la grenade, il est jouable en coop local.
Malgré sa réalisation clairement pas flamboyante, les quelques heures passées sur Mission 1985 furent clairement un bon moment. J’aurai même plaisir à y retourner de temps en temps. Et surtout, j’ai vraiment eu l’impression de me retrouver projeté dans les défis des années 80 – La frustration excessive et surtout l’enchaînement de pièces (le jeu est disponible sur l’e-shop pour moins de 10 euros) en moins.
Au final, l’engagement est donc tenu. A condition de savoir où vous mettez les pieds, Mission 1985 est un bon jeu. La durée de vie est très correcte et encore une fois, le plaisir est là. Détail important s’il en est, le titre reste parfaitement lisible en mode portable, et surtout parfaitement adapté aux parties rapides.