Gynoug, le test Switch

Gynoug, le test Switch
Par Angi
🖶 Temps de lecture estimée : 6 minute(s)

Avant de commencer ce test, je dois vous livrer une petite confession. Au milieu des célèbres Musha Aleste et autres Thunder Force, Gynoug a toujours été mon shoot de cœur parmi ceux de l’ère Megadrive. Initialement développé par le studio NCS Masaya (également responsable de Gley Lancer, récemment testé ici-même), il revient aujourd’hui sur Switch, via un portage édité par Ratalaika Game. Lorsque j’ai eu l’occasion de pouvoir le tester, j’ai donc été confronté à la fois à un sentiment d’excitation nostalgique, ainsi qu’à un important besoin de faire preuve d’objectivité.

Blue bullets chez les Grecques

Gynoug est un shoot them up du tout début des années 90, aux principes tout à fait classiques. Le scrolling est généralement horizontal, avec quelques variations minimes. Vous y dirigez Wor, le guerrier ailé. Il va s’agir ici d’éviter les ennemis et leurs projectiles, tout en leur tirant dessus et en boostant régulièrement votre attirail. Le tout sur cinq chapitres eux-mêmes divisés en deux sous-niveaux chacun. Puis un sixième chapitre final compilant les demi-boss précédents et le boss final.

Le point essentiellement marquant de Gynoug concerne son identité, sauf erreur de ma part toujours sans équivalent trente ans plus tard. Sa direction artistique générale compile une ambiance mythologique, des éléments plus organiques et des ennemis parfois franchement glauques. Cette atmosphère est retranscrite à la fois visuellement mais aussi dans les musiques, plutôt épiques. Les niveaux alternent entre environnements terrestres, sous-marins, industriels et même célestes. L’entièreté du jeu se pratique uniquement en solo.

Pas de paix pour les braves

Dans le même état d’esprit, le titre propose une gestion du rythme de jeu plutôt unique, là encore rarement retrouvée depuis. Ainsi, les phases de shoot classiques et modérées alternent régulièrement avec des passages beaucoup plus stressants, submergeant Wor d’ennemis ou à l’accélération du scrolling très brutale par exemple. Les boss sont tous très marquants, à l’exception peut-être du dernier, bizarrement.

Techniquement et même si Gynoug accuse logiquement son âge, il est difficile de croire qu’il fête aujourd’hui ses trente bougies. Le titre avait à l’époque pour ambition de faire office de démonstration technique de la MegaDrive. L’utilisation à outrance de scrollings parallax et autres distortions d’écran va en ce sens. Certains sprites, notamment ceux des boss, sont véritablement énormes. Le portage est pratiquement parfait, peut-être trop. Car il intégre également les ralentissements de l’époque lorsque l’écran est bien chargé – Mais rien de franchement gênant.

La boule rouge sur le tir bleu…

Le game system de Gynoug est classique mais étonnamment complet pour l’époque. Différentes options peuvent être ramassées. Tout d’abord, des plumes vous permettent d’augmenter votre vitesse. Autre originalité du titre, il vaut mieux être prudent à propos de cet item, sous peine de voir votre héros devenir si rapide qu’il en deviendra pratiquement incontrôlable. Pas facile de savoir si cet effet a été volontairement développé ou pas.

Ensuite, vous pouvez ramasser des sphères de couleur rouge ou bleue. Les premières augmenteront la puissance générale de votre tir, et les secondes son amplitude. Trois types de tir sont également disponibles, là encore à ramasser : un tir multiple vers l’avant, un tir plutôt linéaire avec un léger retour vers l’arrière, et un tir bidirectionnel. Enfin, différentes armes spéciales peuvent également être ramassées pour compléter l’ensemble : flèches à tête chercheuse, ange envoyant la foudre, boules de feu, tirs ultra-boostés, bouclier de protection, etc.

Ne soyez pas cheap…

Tout ceci apporte une variété assez importante au jeu, et même un aspect tactique. En effet et à intervalles réguliers, différentes options sont disponibles au même moment. A vous de choisir celles qui seront les plus adaptées à votre style de jeu ou aux ennemis à venir. La liste d’objets à ramasser peut-être complétée par des vies supplémentaires, toujours placées dans des emplacements bien fourbes.

En terme de durée de vie, Gynoug correspond aux critères de l’époque. Une fois maîtrisé, il se boucle en une bonne heure. Mais avant d’en arriver là, le chemin sera long. Le titre a la réputation d’être difficile, mais je pense sincèrement qu’il ne l’est pas tant que ça. C’est un shoot à patterns, et chaque impact sera fatal, à la fois pour le compteur de vies et les derniers power-ups. Ces points le rendent sûrement moins accessibles en 2021, notamment auprès des moins de quarante ans. Dans sa catégorie, passées les premières parties d’apprentissage et pendant ses deux premiers tiers, le titre reste raisonnable dans son challenge.

Soyez divin

Dans l’optique de l’ouvrir au plus grand nombre et en supplément des habituelles options visuelles, ce portage intègre de nombreux cheats : maintien des boosts de tir même en cas de décès, vies infinies et même invincibilité par exemple. Je ne saurai que trop vous déconseiller de les utiliser, au risque de vous gâcher l’expérience. Le « rewind » et les sauvegardes à tout moment nativement intégrés dans chaque partie étant largement suffisants, pour éviter les frustrations des patterns de tir trop sournoises ou des erreurs de mouvement malheureuses.

Gynoug est un titre original et ayant marqué son époque. Alors, qu’en penser en 2021 ? D’un côté, le titre accuse tout de même son âge, notamment en terme de jouabilité. Ce portage n’apportant pas grand-chose au titre de base, il pourrait avoir du mal à trouver son public, surtout si la cartouche d’origine est toujours sur votre étagère. De l’autre, le tarif de ce portage (sept euros) est franchement peu élevé. Vous l’aurez compris, le jeu était si bon à l’époque qu’il est toujours très efficace aujourd’hui. Et pouvoir le pratique sur un support tel que la Switch offre de des conditions de jeu plutôt confortables.

Injustement un peu oublié, Gynoug est un classique créatif et percutant, mais qui date également à tous niveaux. Malgré un portage à faible valeur ajoutée, le retrouver aujourd’hui dans des conditions plus confortable reste un plaisir indiscutable.

Amusant !

Mis à disposition par l’éditeur : Oui

Pas d'anecdote

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