Une vision parfaite de Gotham et de ses vilains
Je ne suis pourtant pas adepte de « Le Scorpion », la grosse série de BD signé Marini. Mais son Batman dans « The Dark Prince Charming », il décoiffe et roule à vive allure, un peu comme son Gipsy (très vieille série du même homme). Alors forcement quand Kuk m’a conseillé d’acheter le premier tome à la Paris Games Week l’année dernière, j’ai craqué. En plus, il y avait une infime chance de pouvoir le faire dédicacée (chance qu’on n’a pas eu malheureusement, trop occupée à discuter avec madame Florie de CD Projekt, ouaip je balance 🙂 )
Pas de remords, le premier tome était déjà très agréable, distillant tranquillement son venin dans mes veines comme Poison Ivy. La BD (Comics?) nous sert un Joker tout en couleur et absolument pas fin. Sa Harley Queen est d’une stupidité sans nom, comme on l’aime. Et Batman dans tout ça? Il est occupé avec sa petite chatte fétiche à éviter ses crises de nerfs.
On a donc la sensation de vivre la vie de Batman/Bruce Wayne, le suivant la nuit ou le jour dans les deux masques de sa vie, incapable de choisir, incapable de parler ou d’expliquer ce qu’il ressent. Il réagit souvent avec ses tripes sans réfléchir aux conséquences. On est donc devant une peinture assez difficile à cerner, mais qu’on sent magnifique.
Le tome 2 clôturera l’histoire peut-être un peu téléphonée, avec son lot d’action. La mise en case est dynamique et les détails fourmillent permettant de relancer la lecture avec grand plaisir.