Chronovolt, le test sur PS Vita

Chronovolt, le test sur PS Vita

Et si vous arrêtiez de faire semblant de jouer!

Par Manoloben

c'est dans les vieux tests qu'on fait la grimace

Chronovolt est un clone de Marble Madness, le premier jeu de « boules » à connaître le succès auprès du grand public. A la différence de son grand frère, la production du studio Playerthree sur PS Vita vous met dans la peau d’une jeune anorexique rousse aux commandes d’une chronosphère. Cette dernière lui permet de voyager à travers le temps et l’espace pour retrouver son ennemi juré, un vilain bonhomme qui a volé une autre chronosphère et qui se balade désormais dans le temps afin de s’accaparer des artefacts anciens pour dominer l’univers… 

Chronovolt

Chronovolt va mettre à rude épreuve votre patiente

Voilà un scénario qui est prétexte à mettre en place un périple dans plusieurs mondes aux thématiques bien tranchées (Incas, Chine…). Notre jeune aventurière va les parcourir avec l’aide de son grand-père et fera en sorte que l’infâme ne puisse pas mettre a exécution son plan diabolique. Oui, l’histoire de Chronovolt tient sur le dos d’un ticket de métro. Mais si ce n’était que cela… 

Chronovolt

Chronovolt se veut un jeu d’habilité où vous devrez diriger une boule dans un labyrinthe truffé de pièges, de portes et d’ennemis. Son originalité se trouve dans la gestion du « Chronofluide » qui vous permet d’immobiliser les objets, revenir dans le temps en cas de fausses manipulations ou de tuer les ennemis. Ennemis qui se dirigeront inlassablement en ligne droite dans votre direction quitte à tomber dans les trous et réapparaissant inlassablement jusqu’à ce que vous les « chronofluidiez ». L’intelligence artificielle semble partie en vacances. Et l’on ne parle pas des animations qui sont inexistantes et ne font même pas honneur aux techniques de chronophotographie du siècle dernier. Saupoudrez le tout de bogues de collisions et vous aurez la certitude que le titre a été développé au rabais. Mais si ce n’était que cela… (bis

En effet, Chronovolt va mettre à rude épreuve votre patiente car, pour avancer dans le jeu, vous devrez gagner des étoiles aux nombres de trois par niveau. La première se gagne en terminant le niveau, la seconde en le terminant plus rapidement, et la troisième en trouvant toutes les fioles de Chronofluide du niveau. Et bien, entendu une excellente performance est obligatoire puisque, dès le deuxième monde, on vous demandera d’obtenir au minimum deux étoiles par niveau pour passer au suivant. 

Les développeurs ont tenté d’ajouter quelques subtilités en vous imposant à mi-parcours un temps limité pour finir le niveau ou de vous forcer à utiliser votre chronofluide pour revenir dans le temps après avoir récupéré un objet sur une plate-forme sans issue. Mais rien à faire, on n’accroche pas. On s’ennuie même très vite, ceci étant peut-être aussi dû à la musique très répétitive. Pour finir, la maniabilité à l’aide du système Sixaxis de la PS Vita est juste abominable. Heureusement, on peut utiliser le stick de la console. Mais du coup, vous devrez faire attention à ne pas trop toucher la surface tactile arrière de la console, celle-ci servant à orienter la caméra. 

Avec une réalisation graphique digne d’une PlayStation de première génération, des bogues à n’en plus finir, une répétitivité appuyée par des challenges lourds, Chronovolt n’a presque rien pour lui. Et, au final, un seul constat s’impose pour les joueurs : Chronovolt est un projet de première année d'école d'ingénieur. De là à le lancer sur le PlayStation Store au tarif de 6,19 € (alors qu'il est 0,89$ aux US) il y a peut être un pas de trop... Amateurs de Marble Madness, tournez-vous vers un Archer Maclean's Mercury ou un Mercury Meltdown sur PSP. Vous vous amuserez sans doute plus avec des jeux plus beaux, plus maniables et plus innovants.

Note:

Facebook
Twitter
WhatsApp

Manoloben

Née dans les années 80, Manoloben a pu tour à tour découvrir les joies du PC (4 couleurs), puis des consoles de salon (Nes, Megadrive, PlayStation). C'est dans les années 2000 avec la découverte de Dreamcast, puis la Neogeo Pocket l'a fait sombrer chez SNK. Pire, il a eu une GP32... Manoloben a rejoint l'équipe d'un site en ligne spécialiste des consoles portables en 2011. Cette passion lui fit quitter le groupe pour fonder Air-Gaming avec deux autres amis. Aujourd'hui, liberté d'expression et discussion ouverte sont ses leitmotivs.