Runout, le test sur Switch

Depuis toujours, j’aime beaucoup l’univers cyberpunk. Si vous le couplez avec une réalisation néo rétro plutôt léchée, il y a de fortes chances que je sois aux anges. Quand j’ai vu le trailer de Runout, je n’ai donc pas pu résister à vouloir mettre les mains (ou plutôt les baskets) dessus. Le jeu est développé par Sergio Poverony et Nick Urs, et édité chez Ratalaika Games.

Cours Néo, cours

Runout repose sur un principe plutôt simple à comprendre. Le titre est un jeu de plateforme 2D tout ce qu’il y a de plus classique sur la forme. Mais une fois manette en main, on y découvre sa spécificité : le personnage court en permanence.

Vous avez bien lu. Pas moyen de le stopper. Face à un mur ou un obstacle, il rebondit. Face à un trou, il tombe. Face à un piège, il meurt. Le gameplay a donc pour objectif de garder le joueur sous pression en permanence. Et lors des tous premiers niveaux, ça fonctionne plutôt bien.

Baskets bleues ou baskets rouges ?

A noter que les options permettent deux configurations. Dans la première, vous pouvez contrôler ou plutôt influer la direction des mouvements en pleine course. Cela facilite plutôt pas mal la tâche, même si la précision n’est pas toujours de mise. Dans la seconde et vous l’aurez déjà compris, cette manœuvre est impossible.

La direction (gauche ou droite) de la course est donc permanente, jusqu’à rencontrer un obstacle la modifiant. En d’autres termes, ce sont ici moins les réflexes et plus le calcul ou l’anticipation du parcours qui priment. Soyons honnêtes, ce mode est celui souhaité par l’équipe de développement au départ, mais aussi un enfer dès le début. On comprend assez rapidement pourquoi la première option a été implémentée.

Le scénario nous place dans un univers post-apocalyptique, mêlant piratage informatique et attaques d’exosquelettes. Entre chaque niveau, une cut-scene apparait, souvent constituée d’une image fixe légèrement animée mais tout de même réussie. A noter que le jeu est entièrement traduit en Français.

Beau, mais plat

Du côté de la réalisation, il faut reconnaître que Runout est plutôt réussi. C’est rétro, c’est beau. L’ambiance cyberpunk est parfaitement retranscrite, jusque dans la bande-son – mélange de Techno Indus et Synthwave, à la croisée de Matrix et Blade Runner. L’animation est fluide et côté game design, les mécaniques classiques du genre (téléporteurs, interrupteurs, ralentisseurs…) sont présents.

Lors des premiers pas, Runout se présente donc comme un jeu sympathique, sans grande prétention mais parfait pour les parties courtes et à la réalisation plutôt réussie. Sauf que… passées une heure ou deux, apparaît un indéniable sentiment d’ennui. Quelques tentatives de variété (poussée à scrolling forcé, pièges plus vicieux, nouveaux adversaires, autres personnages jouables…) et la possibilité d’y jouer en coop local n’y changeront rien.

Stoppé dans l’élan

La soixantaine de niveaux offre une expérience plus que redondante. Passée la petite flamme du départ, on passe donc son temps à courir dans tous les sens, de gré ou de force. A sauter ou à accélérer toutes les deux secondes, en espérant que les collisions parfois trop approximatives nous permettent quand même de terminer le niveau le plus vite possible.

Au final, Runout risque donc de demeurer ce titre sympathique, plutôt bien réalisé mais pas passionnant non plus. L’expérience de jeu m’a totalement rappelé Horatio goes Snowboarding. Le genre de titres adapté aux parties courtes et quand on n’a rien d’autre à jouer. Sauf que la concurrence dans le secteur, plutôt féroce, fera sûrement de Runout un titre aussi vite expédié qu’oublié.

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Il y avait du potentiel dans ce Runout. Une tentative de gameplay un peu hardcore qu’à l’accoutumée, une direction artistique néo-rétro et une bande-son réussies. Mais l’ensemble sonne un peu trop creux pour réellement faire la différence, et la course folle s’arrêtera sûrement bien vite.

Runout

👌Passe-Temps👌 !

Mis à disposition par l’éditeur : Oui

Pas d'anecdote

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