UN JEU D’AVENTURE PIXELISE ET ANXIOGENE.
Lone Survivor Director’s Cut est un jeu d’aventure 2D en pixel art – la première fois, nous avons d’ailleurs cru que nous avions allumĂ© cette bonne vieille console Lynx Ă la place de la PS Vita !
Un graphisme Ă l’ancienne
Le point de dĂ©part ? Vous devez survivre et vous enfuir d’un immeuble en ruine, trouver de la nourriture, des armes et toutes sortes d’objets du quotidien qui vous font dĂ©faut. Il vous faudra aussi Ă©viter toutes sortes de monstres. Pour cela, vous pouvez vous faufilerez discrètement dans les renfoncements des couloirs ou des rues. Quitte Ă ruser et utiliser des appâts de viande avariĂ©e ou Ă les tuer avec une arme. Bienvenue dans un survival-horror Ă la sauce 16 bits !
Lone Survivor Director’s Cut vous montre très vite que le hĂ©ros lui-mĂŞme ne vas pas très bien. Il est victime d’hallucinations, d’amnĂ©sie… Pourquoi l’aspect des pièces change-t-il ? On est obligĂ© de faire beaucoup d’allers-retours mais c’est en fait un des moteurs du jeu. L’angoisse et la peur vous gagnent rapidement. Ici on ne vous guide pas, les Ă©nigmes sont logiques mais il vous faudra les rĂ©soudre par vous-mĂŞme, sans aide, comme c’est devenu trop souvent le cas dans les jeux vidĂ©o d’aujourd’hui. Il vous faudra trouver des solutions rapides car vous devrez aussi vous nourrir et dormir rĂ©gulièrement, au risque de voir votre Ă©tat empirer. Bien sĂ»r, vous pourrez consommer des mĂ©dicaments… Mais vous aident-t-ils vraiment ? De mĂŞme, il faut aussi Ă©conomiser les piles de votre lampe, accessoire indispensables tant les couloirs sombres et chichement Ă©clairĂ©s sont nombreux. La lumière se rĂ©vèle indispensable pour trouver des objets et des indices.
La musique et les bruitages d’ambiance de Lone Survivor Director’s Cut sont tout simplement exceptionnels et accentuent encore davantage l’immersion et la tension. Très vite, l’identification devient presque parfaite, car le hĂ©ros n’a plus de nom. C’est vous ! Bref, Lone Survivor Director’s Cut est une vĂ©ritable « expĂ©rience » Ă vivre, terme trop souvent galvaudĂ© par des armĂ©es de « marketeux » en mal d’éloquence dans le monde vidĂ©oludique. Comme recommandĂ© par le crĂ©ateur du titre, Jasper Byrne, enfermez-vous dans une pièce sombre, mettez votre casque audio et jouez ! Plusieurs fins sont possibles selon votre comportement au cours de la partie. Il nous a semblĂ© très difficile, voire presque impossible d’obtenir la « bonne » fin du jeu car on vous pousse Ă la faute lors de la première partie. Il faut alors se relancer dans l’aventure, ce que l’on fera aussi pour dĂ©couvrir le mode New Game Plus qui apporte de nouvelles variantes, en matière de dialogues, d’objets, d’ennemis, de quĂŞtes secondaires ou bien encore de musiques. N’en jetez plus ! Bref, une bonne rejouabilitĂ© donc.
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