Chained Echoes, le test sur Switch

La tendance aux jeux typés 90’s et 16-bit est assez forte ces derniers temps. Et très franchement, ça n’est pas pour nous déplaire. Chained Echoes a été développé par une seule personne, Matthias Linda. Il faisait partie de tous les Top-10 des jeux Indé les plus attendus de 2022. Et il est présenté comme le successeur spirituel de Chrono Trigger, rien que ça. A-t-il relevé le challenge d’une hauteur certaine ? On vous dit ça tout de suite (spoiler alert : c’est un grand oui).

L’aventure au carré

Chained Echoes annonce la couleur dès le trailer : il se veut avant tout être un hommage aux J-RPGs des années 90. Si votre adolescence a été bercée par Secret of Mana, Chrono Trigger, La légende de Thor, Light Crusader ou encore Final Fantasy (2D), il y a de fortes chances que le charme opère dès la première minute.

La bonne nouvelle, c’est que si vous êtes plus jeune ou si le genre vous est tout simplement étranger, Chained Echoes est suffisamment accessible pour que vous trouviez rapidement vos marques également.

Dans un monde fort fort lointain…

Le scénario semble initialement assez classique. Il prend place dans le monde de Valandis, où trois peuples s’affrontaient depuis des années. L’histoire commence alors qu’un traité de paix allait être signé, mais se retrouve perturbé par une attaque surprise et d’un auteur inconnu. Le continent se retrouve donc à nouveau à l’aube du chaos. L’histoire prend place mêlant épopée, mystères, complots et bien entendu instants épiques comme il se doit.

Bien que tout ceci sente (volontairement) le classicisme à plein nez, la narration est de qualité et surtout révèle quelques belles surprises. Tout d’abord, le scénario est très fouillé. Les trois premières heures d’introduction et de tutoriel contiennent également une bonne dose de présentation et de name-dropping. Nous vous conseillons chaudement de lire ces premiers éléments avec attention pour s’y retrouver ensuite. Puis, même si les premiers héros introduit (un jeune chevalier et son maître) sont peu originaux, il n’en va pas de même pour les autres protagonistes qui sauront vous surprendre. Mention spéciale à Faye la dame en rouge armée d’un katana, et Amalia la princesse flingueuse, entre autres.

Maximum Overdrive

Le système de jeu n’est pas non plus en reste de ce côté. Chained Echoes fait la part belle aux deux aspects prépondérants du genre : l’exploration pour avancer dans les quêtes ou trouver des trésors, et le combat tour-par-tour incluant une grille de compétences par personnages. Néanmoins, de nombreux éléments viennent varier régulièrement l’expérience de jeu. Citons par exemple la possibilité de débloquer des « best deals » au près des marchands comme dans Final Fantasy XII, le kiff des armures célestes façon Evangelion, une carte d’objectifs générale débloquant des bonus supplémentaires, ou encore la jauge d’overdrive.

Lors des combats, chacune de vos actions fait monter ou descendre cette jauge parmi trois zones. Dans la plus basse de couleur jaune et au départ, elle n’a aucun effet. Une fois au milieu et dans la zone verte, votre équipe agit de manière optimale et le coût des compétences techniques est divisé par deux. Mais en cas d’abus, la zone passe dans le rouge (littéralement). Les coûts redeviennent normaux mais les dégâts subis sont doublés. Ce point ajoute un aspect tactique original et bienvenu.

Prix de l’expérience client

Les captures d’écran de ce test seront sûrement assez équivoques mais au cas où vous en douteriez encore, la réalisation graphique du titre est excellente. Du pixel-art 16-bit à son plus haut niveau, et chaque environnement regorge de son lot de bonnes idées ou de bonnes surprises. L’animation est un peu en retrait ou plutôt raide, mais cela contribue à l’ambiance néo-rétro du titre. Les textes sont intégralement traduits en Français, même si certains bugs pas gênants (traduction moyenne ou mots en Anglais au milieu de nulle part) restent présents.

Niveau sonore, les bruitages collent parfaitement à l’ambiance. Seule la bande-son risque de surprendre un peu, puisqu’elle est partiellement orchestrale. En ce sens, elle rappelle plutôt aux jeux 2D des années 90s mais sur support CD (Mega-CD, Playstation…). Les plus rétro-fanatiques pourraient donc regretter l’absence de chiptunes. Mais de notre côté, nous avons trouvé qu’elles accompagnaient au mieux l’histoire et les lieux visités.

Sur le plan de la maniabilité, enfin, Chained Echoes est un modèle du genre. Bien entendu, il a pour lui le bénéfice d’une trentaine d’années d’expériences et de bonnes pratiques cumulées. Néanmoins, savoir ne veut pas dire implémenter et encore moins sublimer. Mais en l’occurrence, tout est fait ici pour rendre l’expérience la plus agréable et la plus fluide possible : chemins « explorables » bien balisés, menus ergonomiques au possible, fonctions facilitant la vie des plus pressés telles que l’auto-équipement optimisé de toute l’équipe… Le tout sur une très bonne durée de vie, située entre trente et quarante heures.

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Hommage revendiqué aux J-RPGs des années 90, Chained Echoes portait sur ces épaules une sacré pression. Le défi est néanmoins relevé haut la main, à tous niveaux. Un indispensable pour les adeptes du genre ou du néo-rétro en général.

Chained Echoes

★Génial★ !

Mis à disposition par l’éditeur : Oui

Chained Echoes est un hommage au RPG en général, et contient de nombreuses références ou inspirations du genre. Par exemple, l'intro rappelle immédiatement Chrono Trigger. Une des compétences de maître Kylian fait directement référence au château d'Alexandria dans Final Fantasy IX. Une des premières grottes visitées se nomme Termina, comme la ville de Chrono Cross. Ou encore, une quête se nomme "L'Alpha et pas l'Oméga", rappelant directement le début de Xenogears.

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