Fate/EXTRA, le test sur PSP

Fate Extra 10

UN JEU PAS PRETENTIEUX

Fate/EXTRA est jeu de rôle réalisé conjointement par les sociétés Image Epoch et Type-Moon. Cette dernière est surtout connue au Japon pour ses romans graphiques. D’ailleurs, très honnêtement, nous avons eu l’impression d’être dans ce type de production durant la première heure et demie de jeu. Heureusement, il ne s’agissait que de poser l’univers et l’ambiance !

 

Fate EXTRA 14

Le systeme de combat

Dans Fate/EXTRA, vous entrez dans la peau d’un élève anonyme et amnésique d’un lycée japonais (oui, cela fait déjà beaucoup). Rapidement, vous vous rendez compte que la réalité n’est pas ce qu’elle semble être. Et vous voila finalement plongé – après le long prologue précédemment évoqué – dans un monde parallèle à participer à la quête du… Graal. Vous serez secondé par une entité réincarnée (issue de l’histoire mondiale à choisir parmi trois) que vous contrôlerez durant les combats. Le scenario évoluera en fonction d’un calendrier très strict qui vous imposera d’éliminer d’autres compétiteurs également en quête de cet objet de pouvoir.

Indubitablement, les développeurs ont beaucoup regardé du côté de Persona 3 d’Atlus et pas seulement pour ce coté « school game ». En effet, la fonction de sociabilité se fait auprès de votre entité (pour débloquer son attaque spéciale). Par ailleurs, le fait de chercher des informations sur les entités que vous affronterez vous donnera un avantage décisif sur eux. Par exemple, le premier boss est une femme pirate. En se promenant dans le jeu, en discutant avec des personnages non-joueurs (PNJ) et en faisant des recherches dans une bibliothèque, on découvre qu’il s’agit en réalité de la réincarnation de Francis Drake, un célèbre pirate anglais. Cette découverte vous permettra de mieux anticiper ses attaques lors de l’affrontement.

Les combats sont un peu particuliers puisqu’ils se font par manche de six tours. Vous pouvez choisir parmi trois actions : attaque, break et défense. Ceux-ci fonctionnent dans la logique du jeu papier/pierre/ciseau : attaque brise le break, qui brise la défense, qui brise l’attaque. La difficulté vient du fait que les actions de vos adversaires n’apparaissent que si vous les connaissez (c’est là qu’a été intégré un coté aventure/recherche d’information pour affronter les boss) ou que vous les avez longuement combattus (pour ce qui est des monstres classiques).

Comme vous vous en doutez, il y a un problème, à savoir l’importante répétitivité des combats. C’est d’autant plus le cas que les monstres qui peuplent les donjons sont les mêmes (ah, le bon vieux coup du changement de palette des couleurs selon le niveau visité !). Et suprême avarice, ces niveaux sont très peu nombreux et ne sont accessibles que par tranche de deux, selon les concurrents du moment. Cette répétitivité est cependant cassée par les alternances de phase d’aventure/recherche et de RPG pur. Les donjons sont, quant à eux, de plus en plus vastes – ce qui compense leur faible nombre, et se jouent mêmes sur plusieurs niveaux. De plus, ils sont très bien pensés avec leurs lots d’interrupteurs, de passages secrets, etc.

Les graphismes de Fate/EXTRA sont plutôt beaux. On regrettera que la zone de jeu du lycée reste assez petite. Mention spéciale au donjon qui est représenté en 3D façon Tron avec des paysages immergés qui apparaissent en arrière plan et qui diffèrent selon les niveaux. Les différents graphistes ont bien utilisé certains effets tels que la vue en contre-plongée ou les effets d’affleurement de la matrice dans les phases d’aventure dans le lycée à la Matrix.

L’ambiance qui se dégage du titre est remarquable. Cela est dû notamment au scénario de Kinoko Nasu à qui on doit un univers original. La dimension tragique est vraiment palpable et la « mort » de vos adversaires vous est renvoyée à la figure avec tout ce qu’impliquent vos choix au cours de l’aventure. Il va falloir les assumer !

 

Note

9/10

En résumé, cette licence – qui n’est pas exempte de défaut – se révèle très prenante. C’est une vraie nouveauté pour nous joueurs occidentaux. Rien qu’à ce titre, Fate/EXTRA est à essayer d’urgence. Rappelons qu’il s’agit là, sans doute, de l’un des derniers jeux disponibles en version PAL sur PSP. Le titre est disponible en téléchargement sur le PlayStation Store ou dans une belle édition collector éditée par Ghostlight.

 

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