MonsterBoy and The Cursed Kindgom – version avec spoiler, le test sur Nintendo Switch

MonsterBoy and The Cursed Kindgom – version avec spoiler, le test sur Nintendo Switch

Et si vous arrêtiez de faire semblant de jouer!

Par Manoloben

Monstrueusement Bon!

Pardon pour ce titre, j’étais en complet manque de sucre (ou l’inverse). Vous avez évité une Furry de peu!

Je sais qu’avec les collègues on a un peu fait les morts ces derniers temps, mais on a tous des excuses plus ou moins bonnes. Kuk a pris 15 kilos pendant les fêtes et n’arrive plus avec ses doigts potelés à toucher le clavier. Angi est toujours dans l’avion pour voyager aux quatre coins du monde. Olivier B. se permet dans les review GamesCom de Kuk et moi… et bien moi j’étais complètement bloqué sur ma Switch, pris au piège sur un titre que j’attendais depuis 5 ans. Cinq longues, trop longues années de développement pour ce jeu français qu’est MonsterBoy and The Cursed Kingdom.

On parle de Monster

Monsterboy hérite cette capacité de ses ancètres, en effet notre héros pourra se transformer au fur et à mesure de l’aventure en diverses créatures. Elles sont au nombre de 5, le cochon adepte de la magie, la grenouille capable d’utiliser sa langue comme grappin, le serpent petit et avec un penchant pour le crachat empoissonné, le lion et sa course folle et le dragon capable de voler. Tous seront utile pour mener à bien votre quête et chaque capacités vous permettra de dévoiler des chemins ou trésors cachés sur terre, sous l’eau ou dans les airs. A noter que le jeu propose des centaines de coffres cachés, la plus part n’offrant d’autres récompenses que quelques pièces. Mais que voulez-vous, quand on est addict de la chasse aux trésors, la seule idée qu’on puisse découvrir un passage secret nous excite.

J'avais déjà un très bon préssentiment il y a un 2 ans à la Paris Games Week. Il m'a proposé tellement plus...

Quand le A-RPG se transforme aussi…

L’une des forces de Monsterboy, c’est de se renouveller dans son gameplay. En effet, chaque transformation apportant son lot de nouveauté, mais aussi des changements drastiques dans la façon de jouer. Le serpent est faible et lent, alors que le lion rentrera dans le tas, quand au dragon il possédera rapidement une puissance de feu aérienne inégalable. De fait on s’amuse à changer de personne vers la fin du jeu juste par commodité ou amusement. Cette sensation est décuplé par la recherche des trésors cachés qui réclamera toutes votre ingéniosité pour les découvrir.

Pour le bien-être de tous, je vais faire l’effort de ne rien spoiler de MonsterBoy and the Cursed Kingdom que j’adule tant. Ma madeleine de Proust rehaussée d’une touche de Nutella ne saurait être consommée sans une méconnaissance complète des mécaniques qui vont être mises en place. Tous au plus pour vous situer le gameplay, je vais me permettre de vous dire qu’il s’agit d’un jeu d’aventure vous permettant de vous transformer en divers animaux, chacun ayant ses caractéristiques, pouvoirs et capacités.

Comme il s’agit d’un jeu d’aventure, vous aurez bien évidemment droit à de la magie, des armes, armures, babioles à collectionner. Mais surtout comme si s’agit de la série Wonderboy, ça se rapprochera un peu d’un A-RPG (A pour Action) saupoudré MétroidVania : avec ses passages ouvert qu’une fois la compétences acquises et ses centaines de coffres cachés. Mais contrairement au vieux Zelda, ici le parti pris est de rester sur du plan 2D et cela bien que les graphismes appliquent beaucoup d’effets 3D. Bien évidemment en tant que jeu d’aventure, vous aurez des boss à affronter, proposant chacun des mécaniques et patterns propres.

Mais pourquoi suis-je donc à fond sur un simple jeu d’aventure? Et bien parce que sous ses faux airs de Wonderboy d’antan, le titre propose de réel avancés dans le gameplay. Et pour ne rien gâcher, il propose aussi bon nombre de Kaméo que je ne peux qu’apprécier. Des références aux épisodes précédents, et celle-ci peuvent être juste graphiques, ou faire partie intégrante de l’histoire.

 

Kaméopathie

On vous parle des Kaméo plutôt dans ce test, et en effet ils sont nombreux. Pour peu que vous connaissiez les anciennes versions de Wonderboy (aka Monsterboy dans certains autres pays), vous serez servi en clin d’oeil. L’équipe en charge du projet à du vraiment travaillé son sujet, voir s’est permis de relancer certaines cartouches. Que ce soit le premier Wonderboy dont sa hache mythique servira de relique, ou cette jeune fille au cheveux vert tiré de Wonderboy VI (disponible sur Xbox 360). Même les vitraux de l’église représentent les ancêtres qui ont combattus les forces du mal avant vous. Mais si ce n’était que cela… le jeu vous amènera dans les contrées de Wonderboy Monster Lair le shoot-them-up, c’est complètement improbable mais bien amené. Le boss ne sera autre que ce fichu poisson qu’on rencontrait au premier niveau. On ira dans le passé retrouver Shion (Wonderboy V) et jouer de son Ocarina. Un autre passage s’inspirera de Wonderboy III the Dragon Trap en vous faisant suivre un chemin précis dans des dédales. Pour finir de vous achever, la musique s’en mêle aussi en réorchestrant les titres originaux. Une véritable madeleine de Proust qu’on croque à pleine dent…

De plus, le titre ne se contentera pas de vous proposer un jeu d’aventure, il vous forcera à être plus agile que vous ne pensiez dans certaines phases d’actions improbables, mais superbement bien amenées.

Côté musique, un sans faute avec une réorchestration des musiques d’époques, et aussi la présence de Banjo Guy Ollie juste pour le plaisir des oreilles. D’ailleurs celui-ci fait partie intégrante du jeu et vous proposera une quête. (et merde j’ai spoilé)

Compter environ 25h de jeu pour en venir à bout avec tous les secrets dévoilés. Certains sont vraiment difficiles à trouver, et je soupçonne que je vous chercherai une aide en ligne pour vous aider. Comme je suis de bonne constitution, je vous donne le site que j’ai trouvé en anglais et qui aide pas mal.

Par contre je vous préviens, l’après-MonsterBoy est difficile. Tel un Junky vous vous sentirez morose, triste et perdrais même un peu d’appétit. Une seule solution, relancer l’aventure sur Xbox 360 (y’a eu des adaptations) ou Megadrive.

My Boss is rich

La mécanique bossienne n’est pas en reste dans MonsterBoy. L’équipe s’est coupé en quatre pour vous proposer des boss de haut niveau, déjà par leur taille imposante. Mais aussi par les patterns appliqué pour vous attaquer. Certes les premiers ne demanderont pas beaucoup d’effort, ceci étant dû à votre statut de jeune Cochon en quête de savoir. Mais après, ça s’enrichit grandement, usant de toutes vos capacités. On combattra un champignon géant (un classique), une pieuvre, un dragon, un magicien ivre, un piège incas géant etc. etc. Tous vous demanderont un peu de réflexion et de réflexes. Mais quel fierté de les prendre à leur propre jeu.

Y'a un moment où il faut admettre, admettre que quelque part des joueurs, des développeurs peuvent tant aimer une franchise qu'ils la fond revivre avec brio. Loin devant le remake de WonderBoy in The Dragon's Trap, Monsterboy and the Cursed Kingdom est un hommage aux jeux 16-bits complétement en accord avec son temps. Il ne propose pas juste l'adaptation de mécaniques vieille de 25 ans. Il les fait renaître parfaitement sur Switch. Un jeu à adopter d'urgence!

Note:

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