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Jeu

Ys VIII: Lacrimosa of DANA, le test PS Vita

La série Ys est un peu devenue la série vitrine de l’éditeur Falcom. La PS Vita avait déjà accueilli un épisode d’assez bonne qualité avec Ys: Memories of Celceta. C’est donc avec impatience qu’on attendait ce nouvel opus, Ys VIII: Lacrimosa of Dana en Europe, notamment en cette période de disette de plus en plus criante sur la console portable de Sony.

Ys se démarque rarement du côté de son scénario, même si les années passant, on constate quand même des efforts de ce côté. Dans Ys VIII: Lacrimosa of Dana, le naufrage de votre bateau sera le prétexte à explorer une île mystérieuse, qui cache bien entendu de lourds secrets… Les ficelles sont parfois un peu grosses mais elles ont le mérite de bien servir le déroulement de l’aventure.

Ainsi les survivants se regroupent dans un village, régulièrement attaqué par des monstres. Vous pouvez donc fortifier le camp en utilisant les matériaux récupérés sur l’île ou en tuant des monstres.

De la même manière, il n’y a pas d’argent dans le jeu donc tous les achats d’armes ou de potions se font contre les matières premières précédemment citées. Même chose si vous voulez offrir des petits cadeaux a vos compagnons d’infortune et ainsi débloquer une affinité plus importante.

Tout cela est certes basique, mais a surtout le grand mérite d’être facultatif… enfin si vous ne souhaitez pas voir la vraie fin du jeu. En revanche, les développeurs ont eu la délicatesse de vous permettre de reprendre le jeu juste avant le combat final pour que vous puissiez compléter les quêtes annexes et avoir accès au véritable boss de fin.

Comme on vient de le signaler, la véritable ligne directrice de Ys VIII: Lacrimosa of Dana, est de vous inciter à l’exploration. D’ailleurs un certain nombre de lieux remarquables seront indiqués sur votre carte. Ceci n’apporte rien de plus que la découverte de lieux magnifiques.

Profitons-en pour souligner la très grande qualité graphique du jeu qui exploite au mieux les capacités de la PS Vita. Alors oui, on reste sur un RPG essentiellement « de couloir » plus ou moins larges, mais le jeu vous offre une profondeur du champ de vision rarement égalé sur cette console. Bien sûr tout cela se paie sur certaines textures qui sont en basse résolution, notamment les sols. Mais honnêtement, le rendu graphique reste ravissant du début à la fin de l’aventure.

Sans être le parent pauvre, la musique est agréable sans pour autant rester dans les mémoires.

L’exploration se veut elle aussi très bien travaillée, d’abord grâce à la variété des zones explorées (plages, forets, marécages, montagnes, etc.), mais aussi en entrecoupant la progression avec des variantes (un tueur à démasquer, un vaisseau fantôme à explorer, etc.).

Comme souvent dans la série Ys, certains objets vous donneront des aptitudes particulières qui vous ouvriront des zones auparavant impossibles d’accès : possibilité de marcher sur les marécages, de respirer sous l’eau, d’effectuer des doubles sauts, etc.

Vous aurez à disposition au fil de votre aventure jusqu’à six personnages (dont le héros) que vous pourrez intégrer dans votre équipe de trois combattants. Très vite un personnage apparaît en filigrane pour prendre de plus en plus d’importance : la grande prêtresse Dana. Celle-ci vient d’un monde disparu. D’abord elle apparaît en rêve à Adol Christin – le héros principal – avant qu’on ne la dirige de temps en temps. Ces séquences somme toutes assez courtes ne sont pas spécialement passionnantes mais ont le mérite de générer une petite tension et une (tentative) de dramatisation des événements qui vont en découler notamment sur le dernier tiers de l’aventure.

Comme souvent, les amateurs choisiront d’office les deux niveaux de difficulté les plus élevés, Difficile ou Cauchemardesque, pour un minimum de défi. En revanche, on apprécie la permissivité de Ys VIII: Lacrimosa of Dana, sur le fait de se téléporter à tout moment près d’un des cristaux qu’on a préalablement activé. Au final, on peut donc se téléporter dans la base, ou près d’un autre cristal qui vous redonne des points de vie et annule les différents états de maladie.

Le mode de combat intègre les coups de base qui vous font remplir une jauge, vous permettant d’enclencher un certain nombre de coups spéciaux, assez nombreux au final. Quand la jauge est pleine, l’attaque ultime du personnage contrôlé peut être utilisé. Le but est bien de les enclencher en alternant l’esquive et la garde avec les touches L et R. Un système déjà disponible dans Ys : Seven sur PSP. Ce système a largement fait ses preuves, et reste particulièrement intuitif et plaisant.

Quelques petits détails viennent écorner ce très bon jeu. Par exemple, une carte pas toujours très lisible sur certaines zones à atteindre. La situation est encore pire avec le personnage de Dana, qui dispose d’une carte spécifique très peu lisible. La traduction française permettra au plus grand nombre de s’y essayer. En revanche, celle-ci est de piètre qualité, la version anglaise étant meilleure « moins pire ». Nis America ayant admis que le travail a été baclé, une toute nouvelle traduction est en cours de réalisation et sera proposée via un patch. Nous attendons de voir. On ajoutera à la série des reproches des DLC à la limite du honteux au vu de leur prix, même si heureusement quelques-uns sont gratuits.

Mis à disposition par l’éditeur : Non
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Kuk

Type de joueur : Mauvais | Type de test : Bordélique Kuk s'est lié d'amitié avec le monde du jeu vidéo très jeune. En 1988, il possède son premier ordinateur, un Atari 1040 STF flambant neuf. Et Atari ne le quittera plus jamais… Durant les années suivantes, il s'intéresse tour à tour à la Nec GT, à la NeoGeo Pocket et à sa petite soeur, la déclinaison Color, qui le font rentrer dans le jeu vidéo portable. Passionné d’histoire et de littérature, il apprécie tout particulièrement les jeux de rôle et les jeux d’aventure. Il montre aussi beaucoup d'intérêt pour le travail fourni par les développeurs indépendants dont il se fait une spécialité. Dans tous les cas, il privilégie le fond à la forme.

Disponibilité

Age conseillé

Thèmes

Format

Editeurs/Auteurs

Pas d'anecdote

Avis sur
Ys VIII: Lacrimosa of DANA

★Excellent★

Comme vous avez pu le voir à travers ce test, les défauts de Ys VIII: Lacrimosa of Dana restent somme toute modestes et concernent surtout la carte pas toujours très lisible, et un scénario qui fait le lien sans pour autant être révolutionnaire. Au final, on se trouve devant un action-RPG de très grande qualité, qui a su garder le meilleur des épisodes précédents (notamment le système de combat), pour ce concentrer sur l'exploration et l'action. Superbe dans cette version PS Vita, le jeu est complètement adapté a une utilisation nomade. Sans conteste, Ys VIII: Lacrimosa of Dana est l'un des derniers jeux à posséder d'urgence sur cette console trop vite abandonnée par son constructeur.