Parfois, il suffit d’un rien pour lancer une bonne partie. Un tapis de jeu, huit capsules, et hop, c’est parti ! C’est exactement la promesse de Top Cap, un petit jeu édité par Thundergryph et distribué en France par Blackrock, qui ne paye pas de mine, mais qui cache sous son opercule une bonne dose de fun à partager. J’ai eu l’occasion de le tester à la boutique ludique de Poissy (alias Tofopolis), fraîchement passée entre les mains de trois investisseurs, et j’ai enchaîné les parties avec Sylvain, l’un des patrons de la boutique. Anecdote sympa : il m’a défié en mode « je suis imbattable depuis ce matin », autant dire que la barre était placée haute !
Un format original : la canette qui cache la dose de fun
Top Cap se présente sous une forme assez insolite : une canette qui, une fois ouverte (pas besoin d’ouvre-bouteille, rassurez-vous), dévoile un tapis de jeu et huit capsules. Oui, de vraies petites capsules métalliques, histoire de rester dans le thème apéro. On déroule le tapis en mode losange, et chaque joueur place ses 4 capsules sur une diagonale de 4 cases. L’objectif ? Atteindre la case la plus opposée du plateau avec l’une de vos capsules. Simple, direct, efficace.
Des règles simples, mais un petit twist malin
Le concept est aussi simple qu’efficace : votre objectif est d’atteindre cette fameuse case opposée. Facile ? Pas tant que ça. Les déplacements se font selon un principe très malin : une capsule se déplace du nombre exact de cases correspondant aux capsules (alliées ou ennemies) adjacentes. Par exemple, si votre capsule est entourée de trois autres, elle devra avancer exactement de trois cases, ni plus, ni moins.
Et là où ça devient croustillant, c’est qu’il faut gérer à la fois vos propres mouvements et ceux de l’adversaire. Parfois, en bloquant une de ses capsules, vous facilitez sans le vouloir un autre de ses déplacements. C’est un équilibre subtil entre gêner l’autre et se créer des opportunités.
On peut se déplacer dans les huit directions (heureusement d’ailleurs, sinon ça tournerait vite en rond), mais attention : pas question de sauter par-dessus une autre capsule ou de sortir du plateau. Le chemin doit être libre, sinon, tant pis pour vous.
Accessibilité et petit goût de reviens-y
Ce qui m’a marqué, c’est à quel point le jeu est accessible. Pas besoin d’être un grand maître des échecs, ici on pense à un ou deux coups d’avance, pas plus. C’est ce qui le rend sympa à sortir à l’improviste. Les parties sont d’ailleurs rapides, comptez entre 5 et 10 minutes grand maximum, parfait pour un jeu d’apéro qui ne s’éternise pas.
Cependant, cette simplicité a son revers : après quelques parties, on sent qu’il n’y a pas des tonnes de mécaniques différentes. Le plateau étant un modeste 5×5, on fait vite le tour des stratégies optimales.
Un autre point qui m’a sauté aux yeux (et pas qu’à moi) : l’avantage du premier joueur. Un peu comme au morpion, celui qui commence a clairement une longueur d’avance. Ça n’empêche pas le jeu d’être fun, mais ça peut déséquilibrer certaines parties si on joue toujours dans le même ordre.
L’anecdote qui fait sourire
Avec Sylvain, on s’est lancé plusieurs défis, et à un moment, on a testé le mode « blitz », c’est-à-dire en jouant rapidement sans trop réfléchir. Résultat ? Des erreurs de déplacement hilarantes, des capsules envoyées droit dans le mur (littéralement), et des retournements de situation complètement improbables. Franchement, c’est dans ce mode qu’on a eu les parties les plus funs, avec des éclats de rire à chaque gaffe.
Top Cap face à la concurrence
Si je devais comparer Top Cap à d’autres jeux du genre, je dirais qu’il est sympa pour des parties rapides, mais il n’a pas la profondeur d’un Onitama, qui reste pour moi un cran au-dessus en termes de réflexion et de diversité des stratégies. Cela dit, Top Cap a l’avantage d’être compact, original dans son format, et bien moins cher (comptez environ 12 euros).