TaleSpin, le test sur Game Gear

TaleSpin, le test sur Game Gear
Par Manoloben
🖶 Temps de lecture estimée : 4 minute(s)

Redécouvrir les jeux d’antan aujourd’hui est ma grande passion. Pour TaleSpin, c’est un peu particulier, j’ai un crush pour ce jeu sur MegaDrive. Un truc inexplicable, puisque le jeu n’avait même pas bonne presse. Je pense que la série animée, façon La Bande à Picsou avait surement joué en sa faveur. Résultat, TaleSpin, c’était à mes yeux le mélange parfait de la plateforme et du shoot them up. Après coup… et surtout sur Game Gear, je reviens sur mon avis…

Une adaptation de 16 à 8 bits, c’est rarement glorieux

Avant de commencer à dire du mal de cette adaptation Game Gear du jeu Megadrive, je tiens à préciser que l’équipe en charge de cette version est différente de la version MD. Et cela se ressent un peu partout. Certes on reconnaitra rapidement les niveaux qui devaient être dans le cahier des charges, mais il semble que Disney n’a que peu supervisé les jeux à cette époque (cf : interview de Joan Igawa). Résultat, c’est brut de fonderie! Heureusement pour nous, les jeux suivants vont permettre un pseudopartenariat entre les boites de devs et Disney (Aladdin en tête) – pseudo parce que vous ne devez surement pas pouvoir contredire Disney…

Mais revenons-en à notre ourson. TaleSpin est un jeu tiré de la série de dessins animés nommés en France Super Baloo. L’histoire de Baloo l’ours du Livre de la Jungle qui décide de devenir pilote de cargo et qui vie pleine d’aventures formidables – façon Porco Rosso, plagiat ou inspiration? Baloo est accompagné de Kit, un « singe » ou peut-être un Ouistiti. Je ne sais plus trop. Le duo est bien mené, ça plait aux gosses. Alors, pourquoi ne pas en faire un jeu?

Faisons un jeu!

Décembre 1992, arrive sur Megadrive une version jolie, avec un gameplay que l’on qualifierait de mammouth. Il fallait dans les niveaux de plateformes un peu labyrintesque chercher des caisses de cargaison avant d’aller à la fin du niveau. Tout en évitant les pièges (eau, piques, feu, trou) et les ennemis. Heureusement, vous aviez une arme pour vous défendre, une sorte de Jokari pour Baloo ou un lance-pierre pour Kit… Ces phases étaient suivies d’un shoot them up sympathique où vous dirigiez votre personnage accroché au cargo pour tirer sur tout ce qui bouge. Mais sans grande possibilité de customisation. Tout au plus le triple tir. Ça avait le mérite d’être graphiquement acceptable avec des effets de plans.

L’autre point vraiment agréable du titre, c’était la possibilité de jouer à deux. Alors autant sur les phases de plateforme, le second joueur n’était qu’une aide au personnage principal. Et il se faisait rapatrier rapidement s’il sortait de l’écran. Autant sur les phases de Shoot Them Up, l’un pilotait l’avion quand l’autre gérait Kit derrière sur son surf. C’était COOL!

TaleSpin n’est pas pensé pour Game Gear

1993 verra naitre la version Game Gear de TaleSpin, même gameplay, graphiquement forcement ça prendre une grosse claque. Et surtout rien n’est adapté à la puissance de la Game Gear qui globalement dès que 3 sprites seront affichés crachera ses tripes à vos pieds. On constate des non-choix techniques délirants de bout en bout. Typiquement, recopier les effets qui passent sur MD sans réflexion n’était pas la chose à faire. J’ai en tête les effets de transparence ratés de la version Game Gear, sachant que la MegaDrive n’était pas très forte sur le sujet.

Il faut dire que les pauvres ont dû coder ça sur une cartouche de 256Ko. Ce n’était pas évident. D’ailleurs un des premiers éléments qui saute est l’introduction qui expliquait que nos comparses cherchaient à obtenir un contrat. Mais il ne faut pas se faire d’illusion! On perd globalement tout ce qui pouvait être beau ou mignon sur Megadrive. Même l’animation d’attente de Baloo fait peur, puisque ces yeux s’illuminent en orange… façon Chuckie…

Résultat, une copie conforme au rabais

Finalement, sur l’aspect plateforme, le cahier des charges est respecté. Les niveaux ressemblent vaguement à ce que l’on a vu sur la 16 bits de Sega. Comme ils n’étaient pas le point fort du titre, forcement sur Game Gear, c’est la même. On constatera moins d’ennemis cependant, plus de pièges et l’impossibilité technique de gérer les surfaces non plane qui se transforment en escaliers invisibles. Ça donne des bugs de collisions horribles. Cependant, on appréciera encore d’avoir dispatché un peu partout des pièces secrètes. Ça donne un peu de sel au titre.

Car l’autre élément de difficulté que l’on devait prendre en compte sur MD, n’est visiblement plus disponible (le temps était limité). Ou a minima non affiché à l’écran, qui ne laissera apparaitre qu’un chiffre représentant vos points de vie. Sur l’aspect Shoot Them Up : on retire le personnage sur son surf volant, et on se contente d’avoir un avion. Pour les boss, c’est la même, on copie-colle les patterns, les graphismes et on trouvera délicieusement ridicule le boss de fin.

#TaleSpin sur Game Gear retire à un titre pas très glorieux le peu d'éléments qui le rendait sympathique. Alors certes graphiquement pour de la #GameGear c'est pas si mal. Mais bon, est ce qu'on aurait pas envie de jouer à autre chose en faites?

Moyen !

Mis à disposition par l’éditeur : Non

Pas d'anecdote

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