Cathedral, le test sur Switch

Cathedral, le test sur Switch
Par Fei

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Je sais de quoi ça a l’air ! Encore un jeu indé “néo rétro” qui nous propose une aventure Metroid-like dans un style pixel art. Un habillage que les retrogamers les plus hardcores voient généralement d’un mauvais œil, puisque le non-respect des limites techniques des consoles de l’époque saute aux yeux des fans de la NES et la Master System, déçus de se retrouver juste avec un habillage rétro… Il se peut tout de même que Cathedral propose une expérience qui ravira les plus nostalgiques.

Dans Cathedral, le personnage comme le joueur est directement projeté dans l’aventure en parcourant un donjon qui fera office de prologue tout à fait classique, mais qui respecte tous les codes des jeux 8 bits et des Metroid-like : c’est-à-dire une aventure non linéaire composée de salles imbriquées les unes avec les autres avec certaines pièces accessibles seulement après avoir acquis de nouveaux pouvoirs ou upgrades du personnage. Une fois le premier donjon terminé, le scénario s’enclenche et la découverte de nouveaux personnages amorce votre grande aventure.

L’avantage de Cathedral c’est de proposer une aventure qui se veut rétro, mais avec tout le confort moderne. Des checkpoints vont vous permettre de respawn à des endroits stratégiques ou regagner de la vie. Lorsqu’un personnage (PNJ) vous donnera une sous-quête, elle sera listée avec une description dans le menu, en plus d’un suivi complet des quêtes réalisées et des quêtes en cours. Une feature bienvenue qui ne nous fera pas regretter l’époque de la NES avec ses PNJs qui proposaient des quêtes qu’il fallait retenir, tout ça d’une une version anglaise non traduite… ce n’était pas toujours mieux avant il faut croire.

La carte présente aussi tout ce qui se fait de nos jours pour un Metroid-like : un pourcentage de découverte de la zone; la possibilité de mettre des marqueurs sur les zones où il vous faudra revenir, mais aussi des icônes pour vous aider à retrouver tous les éléments essentiels dont vous aurez besoin pour ne pas avoir à refaire entièrement une zone à la recherche d’un power up; et même un code couleur par “région” / zone; les raccourcis sont bien pensés et bien placés…

« Bref, l’aventure vous sera vraiment très agréable et pas du tout frustrante. Fini les aller-retours longs et inutiles. »

FEI

L’aspect rétro se retrouvera aussi par des éléments dispersés tout au long du jeu, de manière astucieuse. Ainsi, vous n’échapperez pas au fameux niveau aquatique, un grand classique des jeux vidéo rétro. Lorsque vous détruirez votre premier mur (non il n’y aura pas de poulet derrière désolé) et découvrirez que n’importe quel bloc peut cacher un secret, vous prendrez plaisir à les découvrir. Surtout qu’ils sont nombreux. Murs destructibles, murs invisibles, etc.
Les énigmes et les pouvoirs, ainsi que leurs différentes utilisations au fil de l’aventure, sont vraiment équilibrés et intelligents. Vous aurez du déjà-vu comme du très original.

S’il fallait le comparer à Shovel Knight, car je pense que c’est inévitable, les graphismes sont bien plus agréables avec des environnements très variés et des backgrounds fouillés, avec la sensation que le système de tiles utiliser pour les graphismes des jeux 8 et 16 bits est plus respectés et bien mieux travaillé que pour son ainé, le chevalier à la pelle. Dommage qu’il en soit pas de même pour les musiques du jeu, bien moins travaillées et dont aucune ne saura être aussi épique que l’OST de Shovel Knight.

« Tout n’est pas parfait, notamment certaines erreurs de gameplay… »

FEI

Par exemple, lorsque vous sortez de la pause et que vous appuyez sur une direction, votre personnage ne bougera pas, il faudra attendre que l’écran de pause disparaisse pour appuyer sur la direction. Au début, ce ne sera pas très gênant, mais si vous décidez de mettre la pause en plein saut ou lors d’un passage qui vous demandera un minimum de réactivité, il vous sera compliqué de maintenir l’inertie du personnage ou de faire le bon mouvement immédiatement après la sortie du menu Pause.

Aussi, si vous avez l’impression dans un premier temps de rouler sur Cathedral et d’avancer extrêmement rapidement dans les donjons et les zones intermédiaires qui séparent le “hub central” (en fait c’est un village qui regroupe les PNJs qui vous proposeront des sous-quêtes) des donjons, les 2 derniers donjons et les 2 derniers boss vont se révéler vraiment bien au-dessus de tout le reste du jeu. Un gros gap en termes de difficulté qu’on aurait aimée plus progressive, ou alors moins appuyée sur la toute dernière partie du jeu.

Malgré ça, l’aventure est vraiment super et plaira en priorité aux nostalgiques des jeux 8 et 16 bits, car la promesse visuelle est vraiment respectée en termes d’aventure derrière. Tout ce qui vous a plu dans les jeux d’aventure ou de plateforme rétro, vous aurez de grandes chances de les retrouver dans un tout nouveau jeu qui vient ajouter une couche plus moderne pour rendre tout ça plus agréable. Vraiment une belle surprise qui a su mêler l’ancien et le nouveau pour rester accessible à tous.

Amusant !

Mis à disposition par l’éditeur : Non

Pas d'anecdote

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