Child of Light, le test sur PS Vita

Child of Light 9

VIVEZ UN CONTE DE VOTRE ENFANCE.

Child of Light a été très longtemps mis en avant comme un projet « indépendant », mais avec toute la machinerie d’Ubisoft derrière. C’est donc un jeu chargé d’ambition que l’on attendait de pied ferme, sur PS Vita notamment (car il est également disponible sur PS3 et PS4). Alors, tient-il toutes ses promesses ?

Aurora, fille d’un duc d’Autriche, perd sa mère. Son père finit cependant par se remarier. Mais une nuit, la petite fille s’endort et ne réveille pas. Enfin si : elle finit bien par se réveiller mais à Lémuria, un monde féerique où le soleil, la lune et les étoiles ont été volés par la Reine de la Nuit. Pour retourner chez elle, elle devra les délivrer. Bien sûr, au cour de ses pérégrinations, de nombreux compagnons viendront l’épauler.

Votre personnage se déplace dans différents décors, d’abord à la manière d’un jeu de plates-formes classique en marchant, puis assez vite en volant. On doit composer avec certains puzzles, déplacer des caisses et enclencher des mécanismes. Lorsque vous entrez en contact avec un ennemi, le jeu s’ouvre sur un mode de combat de type RPG classique. Deux emplacements sont dédiés à Aurora et l’un de ses alliés. Les ennemis, quant à eux, peuvent être jusqu’à trois.

Les différents protagonistes agissent en fonction d’une jauge d’action commune. Qu’il s’agisse d’un coup de base, d’un coup spécial, de magie ou de l’utilisation d’un objet, tout cela se fait selon un temps variable. Or, si on encaisse un coup, on perd le bénéfice de l’action entamée et les personnages reculent dans la jauge, ce qui retarde leur action. Ce petit système, assez simple, dynamise très judicieusement le jeu. Et il faudra faire très attention à ses choix, tout particulièrement face aux boss. Pour l’assister dans l’aventure, Aurora dispose d’un allié permanent bien utile en la « personne » d’Igniculus, une luciole qui a la possibilité d’aveugler les ennemis et de recharger la vie d’Aurora à tout moment. Celle-ci se dirige avec le second stick ou avec la fonction tactile de la PS Vita.

Dans Child of Light, il n’y a pas de modification d’équipement. Vous avez cependant des emplacements associés à votre arme, votre armure ainsi qu’à un accessoire (bijou) auquel vous pouvez combiner des occuli, des pierres précieuses, que vous trouverez tout le long du jeu dans des coffres ou en remportant des combats. En combinant deux ou trois occuli, vous pouvez en créer de nouveaux (il en existe dix différents). Par ailleurs, en en combinant trois identiques vous pouvez améliorer leur pureté et les effets, et ce jusqu’à quatre degrés (brut, taillé, poli, brillant). Vous aurez également à jongler avec les éléments puisque chaque ennemi présente un point faible parmi lesquels le feu, la foudre, l’eau et la lumière.

RPG oblige, l’expérience gagnée après chaque changement de niveau augmente vos caractéristiques et bien sûr vous permet d’évoluer à travers les propositions d’un arbre de compétence. Graphiquement, le jeu est splendide, avec la pleine maîtrise du moteur de Rayman et à des décors présentant un effet de peinture à la gouache du plus belle effet. Tout est très cohérent et traduit parfaitement l’ambiance des différents mondes traversés. L’ambiance musicale est assez discrète, mais reste très prenante grâce au travail de l’artiste Cœur de Pirate.

 

Note

10/10

Il est toujours étonnant de voir comment des éléments éculés peuvent donner quelque chose de prenant et de féerique. En effet, si l’histoire de Child of Light reprend un grand nombre de thèmes largement vus et entendus au cours de notre enfance, tout a été assemblé avec intelligence et composé tel une série de clins d’œil pour connaisseurs, qu’ils soient grands ou petits. Mais il s’agit aussi de souligner les dialogues de Jeffrey Yohalem, dont l’écriture n’a que trop rarement atteint ce niveau de qualité dans les jeux vidéo ! Ils sont en vers et, pour une fois, tout est en (très bon) français. Vous l’aurez compris, Child of Light est un RPG de très grande qualité sur PS Vita, que nous conseillons à tous (en mode difficile toutefois pour les plus grands ou les adeptes du genre). On pourra regretter une durée de vie finalement assez courte, mais le prix reste de circonstance : 25 euros en boîte avec une série de DLC inclus ou 15 euros en version numérique simple. Ce n’est pas le cas des autres DLC proposés indépendamment qui sont presque toujours prohibitifs au vu de ce qu’ils apportent en matière d’expérience de jeu…

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Kuk

Kuk s'est lié d'amitié avec le monde du jeu vidéo très jeune. En 1988, il possède son premier ordinateur, un Atari 1040 STF flambant neuf. Et Atari ne le quittera plus jamais… Durant les années suivantes, il s'intéresse tour à tour à la Nec GT, à la NeoGeo Pocket et à sa petite soeur, la déclinaison Color, qui le font rentrer dans le jeu vidéo portable. Passionné d’histoire et de littérature, il apprécie tout particulièrement les jeux de rôle et les jeux d’aventure. Il montre aussi beaucoup d'intérêt pour le travail fourni par les développeurs indépendants dont il se fait une spécialité. Dans tous les cas, il privilégie le fond à la forme.