Heroki, le test sur iPhone & iPad (2015)

Heroki, le test sur iPhone & iPad (2015)

Avec Heroki sur iPhone et iPad, Sega et le studio indépendant Picomy (Pays-Bas) tentent de créer une nouvelle mascotte. Avec ses graphismes colorés, son gameplay adapté aux plates-formes tactiles et son concept de jeu accessible à tous – à la croisée de Sonic, de Nights et même… d’Angry Birds ! -, Heroki a vraiment de quoi séduire… à condition que tous ces éléments réunis parviennent à créer une certaine alchimie. Est-ce bien le cas ?

Par Olivier B.

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"seuls les assassins d'un de leurs camarades qui ne sont pas découverts seront libérés de l'île"

Passons rapidement sur le scénario de Heroki, qui ne casse pas trois pattes à un canard. Dans un passé lointain a été créée une puissante amulette portant le nom d’Emerix, afin de protéger le monde de Levianta. Mais son pouvoir attise les convoitises et il n’en faut pas plus pour que Dr. N. Forchin ne s’en empare. Les habitants de Levianta ne sont pas vraiment habités par des esprits de guerriers, c’est le moins que l’on puisse dire… Si bien que ces petites créatures lâches ne trouvent rien de mieux que d’envoyer au casse-pipe un enfant, plein de courage certes, mais pas encore au fait du monde qui l’entoure et de la manière dont il tourne.

Vous l’aurez compris, ce Heroki, c’est vous. Votre mission va consister à contrôler ce petit personnage qui, au début de l’aventure tout du moins, ne sait pas faire grand chose à part virevolter dans les airs grâce à une très efficace hélice installée sur sa tête. Il sait aussi se saisir d’objets… et activer des leviers. Nous voilà donc la croisée d’un jeu de plates-formes et d’un jeu de réflexion, avec toutes sortes de petits casse-têtes à résoudre en interagissant avec les décors. Parfois, aussi, il faudra faire très vite, soit pour éviter un ennemi qui se transforme en véritable missile à tête chercheuse, soit pour envoyer une caisse à la tête d’une créature un peu trop belliqueuse… soit encore pour ramasser des bonus dans un certain ordre et avant qu’ils ne disparaissent.

Les bonus justement, parlons-en. Ils sont nombreux : il y a, dans chaque niveau, cinq pièces d’Emiral à collecter. Elles permettent de progresser dans l’aventure mais aussi d’obtenir de nouveaux pouvoirs. Histoire de faire bonne mesure, Picomy a aussi ajouté une série de lettres à collecter, qui constituent le mot Heroki. Là encore, vous l’aurez compris, tout ceci est prétexte à forcer le joueur à fouiller les niveaux jusque dans les moindres recoins, et afficher fièrement à la fin un beau score de 100% de réalisation. Pas évident, car certains bonus sont vraiment bien cachés : pensez aux passages invisibles des jeux Sonic, en vous disant qu’ils peuvent être absolument n’importe où, puisque l’on peut évoluer à 360°. Pis : finir un niveau à 100 % rend obligatoire de découvrir la plupart des passages secrets.

Question contrôles, on peut choisir entre le « click and go » des tablettes tactiles (on vise, on clique, le héros se déplace) ou quelque chose de plus traditionnel, avec des commandes virtuelles. Comme souvent sur iOS, aucune solution n’est parfaite en terme de précision. Disons que sur iPhone, notre préférence va vers les contrôles virtuels (comme cela, nos petits doigts boudinés ne couvrent pas la moitié de l’écran…), tandis que sur iPad, on s’amuse à pointer dans tous les sens, cela se révèle assez fun.

La durée de vie d’Heroki est excellente, comptez entre 8 à 12 heures de jeu pour tout faire et tout voir, mini-jeux inclus. C’est beaucoup pour un jeu de plates-formes iPhone/iPad. Le niveau de difficulté est plutôt relevé, ceci pouvant expliquer cela. Pour ne rien gâcher, la réalisation technique est très bonne : c’est beau, la 3D est détaillée – on apprécie l’effet de relief avec des décors sur plusieurs plans qui ont permis aux développeurs de s’amuser à cacher plein de choses -, la partie sonore est entraînante et le tout reste fluide, sur un iPad Air et un iPhone 6 tout du moins.

Deux petits regrets : tout d'abord, Heroki n'est disponible qu'en anglais. Eh oui messieurs de chez Sega, viser le grand public est un objectif tout à fait louable, encore faut-il s'en donner les moyens. Par ailleurs, le jeu n'est pas exempt de bugs et ils nous est arrivé, à plusieurs reprises, de nous retrouver totalement coincés dans un élément du décor. Frustrant, car à partir de là, il n'y avait plus qu'à relancer la partie et perdre ainsi sa progression depuis le dernier checkpoint. Gageons que cela sera corrigé dans une prochaine mise-à-jour.

Note: