LA LECTURE DU MOMENT: Qui est le tisseur ?

LA LECTURE DU MOMENT: Qui est le tisseur ?

L’araignée, l’araignée… Si cette petite anaphore vous colle immédiatement une mélodie qui sent bon les 60s, soit vous êtes vieux, soit vous êtes un fan absolu de Spiderman, soit les deux. Dans tous les cas, ce qui va suivre peut vous intéresser.

Il n’est pas si courant de croiser une critique littéraire sur Air-Gaming, mais quand nos partenaires nous laissent l’occasion de nous cultiver, pourquoi refuser ? C’est avec un plaisir non dissimulé que nous allons donc vous livrer ici notre retour sur la lecture du récent ouvrage édité chez Third Editions, « Qui est le tisseur ? » de Jonathan Remoiville.

Par Angi

LA LECTURE DU MOMENT: Qui est le tisseur ?

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« Qui est le tisseur ? » est diablement complet. A ce titre, il surpasse d’emblée pléthores d’ouvrages geek et pop-culture, qui se contentent généralement d’un remplissage d’illustrations et d’un survol approximatif de leur sujet.

Tout d’abord, à quel genre d’ouvrage a-t-on affaire ? La reliure est (très) solide, la couverture est très belle, l’ensemble sent bon la qualité, ça commence bien. Mais autant vous prévenir tout de suite, si vous cherchez une énième collection d’artworks ou un magazine vidéoludique écrit en 30 minutes et déguisé, passez votre chemin. « Qui est le tisseur ? » est un joli petit pavé de 200 pages, dénué de toute illustration. Du bon gros livre pour les vrais, qui transpire les heures de travail et l’approfondissement du sujet.

Et le sujet parlons-en. Le titre et en particulier le sous-titre (« L’extraordinaire Peter Parker ») laisserait à penser qu’il s’agirait d’une rétrospective de la vie de Peter Parker et de son alter ego costumé, de ses événements marquants, de ses différentes évolutions, des différents arcs. Et ma foi, c’est plutôt vrai, mais l’ouvrage va bien plus loin que cela. Il se pose ainsi en mini-encyclopédie de Spiderman, ratissant large et constituant au final une solide base de connaissance pour qui s’intéresse un tant soit peu au plus célèbre des super-héros arachnéens.

Le livre traite du sujet de manière exhaustive et via de multiples angles d’attaque.

Il apparait clairement que l’auteur chérit le Spiderman des débuts puis ses années « classiques », peut-être au détriment de ses adaptations les plus récentes. Et soyons honnêtes, on le comprend. Mais sachez juste que dans « Qui est le tisseur ? », l’objectivité de l’auteur n’est pas toujours de mise. La partie vidéoludique, quant à elle, n’est évoquée que par quelques exemples ponctuels (le dernier titre sur PS4 par exemple). Nous pouvons le regretter, surtout sur Air-Gaming, mais reconnaissons que cet aspect du sujet n’aurait probablement pas été le plus profond ni le plus intéressant.

Sur le fond et vous l’aurez compris, « Qui est le tisseur ? » est diablement complet. A ce titre, il surpasse d’emblée pléthores d’ouvrages geek et pop-culture, qui se contentent généralement d’un remplissage d’illustrations et d’un survol approximatif de leur sujet. Un réel plaisir à ce niveau, donc, mais qu’en est-il de la forme ?

Les premiers chapitres vous renverront littéralement dans l’Amérique des Sixties

En ce qui concerne le style, soyons clairs, Jonathan Remoiville n’est pas Balzac. Les tournures de phrase sont dans l’ensemble assez basiques, et les quelques tentatives de sophistication tournent vite à l’exercice poussif sans vraiment servir le sujet. Quant à la présentation du livre lui-même, elle est plutôt basique pour ne pas dire austère. Néanmoins, simplicité n’est pas simplisme. Le style va droit au but. La structure est efficace. « Qui est le tisseur ? » n’est jamais pénible à lire, les idées s’enchainent de manière fluide, l’ensemble permet de comprendre et même de mémoriser les éléments présentés. N’est-ce pas l’essentiel ?

Après nous êtes improvisé Eric Naulleau du Gaming, qu’avons-nous donc réellement pensé de « Qui est le tisseur ? ». Au départ, l’ouvrage surprend : la forme semble quelque peu austère, le ton est rapidement partisan et surtout, les informations à assimiler foisonnent dès les premières pages. Et puis… Et puis… Il ne nous a pas fallu plus d’une vingtaine de pages pour accrocher, pour reconnaître la maîtrise assez poussée du sujet, et pour accepter un style direct et partisan mais au final efficace. Que vous aimiez remplir vos bibliothèques ou que vous soyez un lecteur plus occasionnel, pour peu que le thème central du livre vous intéresse, n’hésitez pas à vous laisser tenter.

Note: