Phantasy Star Zero, le test sur DS

Si l’on avait dit aux joueurs sur DS, il y a quelques années encore, qu’ils partiraient à l’aventure du jeu de rôle Phantasy Star Online, nul doute qu’ils auraient eu du mal à y croire. Et pourtant, après avoir fait deux petits tours sur PSP (avec Phantasy Star Portable 1 et 2), Sega nous arrive sur la console portable de Nintendo en grande forme, avec un certain Phantasy Star Zero. Zéro, comme un retour aux sources ? En quelque sorte. Ce Phantasy Star Zero est une version compacte ce de jeu qui nous avait conquis au moment de sa sortie sur Dreamcast, en 2001.

La trame scénaristique reste d’ailleurs la même, à peu de choses près. Des cendres d’une civilisation est née une société pacifique, composée, entre autres, de chasseurs. Des humains, des CAST et des Newmans qui luttent contre des monstres agressifs qui pullulent dans les contrées d’une planète extraordinaire. La première chose qui frappe, d’entrée de jeu, avec ce Phantasy Star Zero, c’est le nouveau style graphique adopté spécifiquement pour cette version DS : très « manga », elle propose son lot interminable d’images fixes et, surtout, d’un nombre important de séquences animées. Ce qui n’est pas forcément pour nous déplaire, puisque le tout reste cohérent.

Du multi-joueurs en ligne, enfin

Après avoir modelé son personnage à son envie, on se lance donc dans l’aventure. Disons le tout de suite : le scénario est plutôt touffu, bien amené mais… peu intéressant. Entre chaque mission, les dialogues interminables se succèdent, et il y a fort à parier que les moins patients d’entre vous zappent rapidement cette partie. Sega a d’ailleurs prévu un bouton « avance rapide ». Mais qu’importe, ce qui prime avant tout dans un jeu d’action-RPG comme Phantasy Star Zero, c’est l’action ! Comme d’accoutumée, on se retrouve donc plongé dans une tonne de missions primaires et secondaires. Cela ira de la mission de sauvetage, à la mission de nettoyage d’une zone de toute présence hostile, en passant par la quête de plantes rares. C’est plutôt direct : les aires de jeu – capacités DS obligent – sont très petites, on les traverse en dix secondes (heureusement, les temps de chargements sont quasi invisibles). Mais avant cela, il faut tuer tout ce qui bouge pour obtenir de précieux objets pour s’équiper (ou revendre) et gagner de l’expérience et des niveaux. Vous aurez également la compagnie d’un mag, un robot de compagnie qui sera là en soutient. Pour le faire évoluer, il faut lui faire « manger » des objets, il prendra alors leurs caractéristiques (puissance, défense, tir, etc.). Et, évidemment, plus les objets seront rares, plus l’évolution sera rapide. A noter que très rapidement, en mode solo, vous serez accompagnés d’une série de trois compagnons, gérés par la console. Leur intelligence artificielle n’est pas fantastique (ils n’attaquent pas toujours les monstres de la zone, il faut s’en rapprocher), mais ils auront tout de même de temps à autres des « réflexes » salvateurs (soigner tout le monde, ressusciter un compagnon mort, etc.).

Reste qu’au final, un seul constat s’impose : rien ne remplace un joueur humain. Et pour ce qui est du multi-joueurs, vous êtes gâtés avec Phantasy Star Zero. Quatre joueurs peuvent prendre part à l’aventure en local. Pour cela, il vous faudra une cartouche par joueur, mais l’investissement vaut le coup. Et si vous n’avez pas d’amis sous la main, sachez que le jeu propose également du multi-joueur en ligne, une option de jeu absente de Phantasy Star Portable sur PSP, et qui avait complètement plombé cette dernière version. Et ça, ça change tout ! Vous pourrez, en ligne, échanger des objets, retrouver des amis pour effectuer des quêtes communes ou chatter de manière rudimentaire, avec des commandes visuelles (que l’on pourra créer) qui apparaissent dans des bulles textuelles au dessus des joueurs. L’écran tactile est également utilisé pour donner conseils ou instructions à ses alliés.

English speaking ?

Au final, l’option de jeu en ligne rallonge considérablement la durée de vie de la cartouche et la porte à plus de 40 heures, pour les joueurs qui auront envie de tout explorer et de tout essayer. La course au level up y est pour quelque chose, malgré un concept de jeu qui commence à prendre quelques rides. La course à l’armement « nucléaire » aussi : il y a en tout 350 armes à collecter, de quoi faire mordre la poussière à des boss nombreux et souvent très coriaces. Prévoyez une bonne demi-heure pour certains ! Ces passages devraient, d’ailleurs, vous décrocher quelques « wow ! » de surprise : les monstres de fin de niveaux sont souvent immenses et magnifiquement représentés. Nous avons là peut-être quelques-uns des spécimens les plus impressionnants, tous jeux Nintendo DS confondus. Pour ce qui est du reste de la réalisation, la 3D est suffisamment fine pour le petit écran de la console portable de Nintendo. Et pensez bien que ce n’était pas gagné : avec quatre personnages principaux plus trois à six montres en simultané, l’on pouvait craindre que le moteur 3D pédale un peu dans la semoule. Il n’en est rien. Les seuls ralentissements flagrants se produisent lorsqu’une nouvelle série de monstres apparaît dans la zone de jeu et au final, ce défaut devient un avantage puisqu’il nous met en alerte, lorsqu’on ne fait pas face à l’action.

Avis sur Phantasy Star Zero

Même constat positif pour la réalisation sonore, avec des bruitages et des thèmes musicaux de qualité, fidèles à la série. Nous aurons même le droit à des dialogues parlés. Mais attention : Sega a fait preuve d’une certaine paresse et le jeu reste intégralement en anglais ! Au vu de la quantité de parlote dans le jeu, cela pourra en gêner certain. Pour les autres qui veulent (re)découvrir un jeu vidéo qui aura révolutionné le monde du jeu vidéo sur consoles il y a une dizaine d’années, foncez !

Phantasy Star Zero

Excellent !

Mis à disposition par l’éditeur : Non

Pas d'anecdote

Trailer de Phantasy Star Zero

Images de Phantasy Star Zero