Metal Slug 1st & 2nd Mission Double Pack, le test Switch

Metal Slug 1st & 2nd Mission Double Pack, le test Switch
Par Angi
🖶 Temps de lecture estimée : 5 minute(s)

Bien qu’incontournable pour la plupart des joueurs de trente-cinq ou quarante ans, la licence Metal Slug s’est tout de même faite bien discrète depuis une vingtaine d’années. A part de multiples portages et quelques essais mitigés, ses fans n’ont pas eu grand-chose à se mettre sous la dent. C’est à nouveau dans ce contexte que nous la retrouvons ici, avec l’arrivée des deux épisodes Neo Geo Pocket (Metal Slug1st Mission et 2nd Mission) sur Switch.

Dis papa, c’est quoi la « NGPC » ?

Metal Slug, c’est avant tout une série de plateforme-action nerveuse aussi emblématique que son support d’origine : l’arcade puis sa version console avec la Neo Geo AES, la « Rolls Royce » des années 90. Son principe ? Diriger un membre d’un commando d’élite sur le champ de bataille, en enchaînant les niveaux face à des nuées d’ennemis. En supplément du pistolet et des grenades de base, les héros peuvent ramasser des armes issues d’un arsenal aussi varié que la sulfateuse, le fusil à pompes ou encore le laser. Il est également possible d’utiliser des véhicules, tels qu’un tank (les fameuses « limaces de métal » du titre), un sous-marin, divers engins robotisés ou encore un avion. Ce run and gun à la direction artistique 2D léchée et à l’action frénétique s’est ainsi taillée une réputation légendaire.

Le hic, c’est qu’une bonne partie de cette renommée est née de la réalisation très impressionnante de la série, inclus sa direction artistique et l’exploitation maximale de la puissance de son support. Porter ces titres sur un support aussi limité que la Neo Geo Pocket était donc un pari risqué. Pour le relever, les développeurs de l’époque ont opté pour une stratégie simple mais efficace : conserver l’identité de Metal Slug, mais redévelopper de tous nouveaux titres.

Labyrinthic Slug

Ainsi, Metal Slug 1st Mission et 2nd Mission sont deux jeux totalement originaux et sans équivalent dans la série. Ici, il est toujours question de parcourir des niveaux de type plateforme en dégommant des ennemis à tout va. Néanmoins, l’enchaînement des niveaux n’est pas séquentiel. Par exemple et lorsque vous parcourez un niveau en avion, le terminer à bord vous emmènera à un endroit. Par contre et si vous vous faites abattre, vous aurez l’opportunité de terminer ce même niveau en parachute et d’atterrir ailleurs. Il n’est donc pas indispensable de parcourir la totalité de la quinzaine de niveaux que comporte le premier épisode, ou la trentaine que contient le second, pour en voir la fin.

D’autres niveaux ne seront pas linéaires, mais demanderont exploration et plusieurs allers-retours pour être bouclés. En termes d’autres différences par rapport à la série originelle, on citera également la présence d’une barre de vie (et non d’une mort directe en cas d’impact), qui croît au fur-et-à-mesure de la progression dans le jeu (et de la montée en grade du joueur). Un système de continue et de sauvegarde permet également de ne pas reprendre l’aventure depuis le départ après chaque défaite. Les deux titres sont jouables en solo, uniquement.

Mitraillette et Charentaises

Dans l’ensemble, la réalisation est d’époque, dans son jus. Remise dans son contexte (ère Game Boy color), la performance visuelle est impressionnante : graphismes colorés, environnements riches et variés (désert, ville, train, canyon…), animation très fluide. De nos jours, forcément, c’est moins spectaculaire. Sur le plan sonore, les musiques consistent en des reprises des thèmes d’origine, mais avec le chipset de la Neo Geo Pocket (qui rappelle les sonorités de la Master System, en quelque sorte). Le deuxième opus est plus abouti et plus fouillé que le premier, à tous niveaux.

Il est possible d’activer un filtre scanline pour bénéficier du rendu d’origine, ou de parcourir les jeux avec la netteté offerte par son support actuel. Mais le plus gros bénéfice de ces portages vient probablement des contrôles. Exit le point faible des titres sur le support d’origine, à savoir la nécessité d’utiliser le bouton Option pour changer d’arme et la difficulté de pouvoir mettre le jeu en pause. Ici, tous les contrôles sont configurables. Une fonction Rewind est également disponible, en cas de mouvement voire de décès maladroit.

En optimisant les différents trajets, chaque épisode peut être bouclé en environ quarante-cinq minutes. Malgré tout, tous les éléments précédemment évoqués et combinés au design non linéaire des deux jeux procurent à cette compilation une excellente replay-value. Son prix de quinze euros peut sembler un peu élevé. Mais il est très inférieur au tarif actuel des jeux d’origine, et retrouver Metal Slug est toujours un plaisir.

Metal Slug Sur Air-Gaming…

Pour rappelle Metal Slug 1st Mission et Metal Slug 2nd Mission font également partie de la compilation NeoGeo Pocket Color Selection Vol.1 testé également sur notre site. Cette dernière comprend dix classiques de la NeoGeo Pocket Color.

Ce Double Pack est l’occasion de retrouver deux titres emblématiques de l’époque Neo Geo Pocket, et de pouvoir en profiter dans les meilleures conditions.

Amusant !

Mis à disposition par l’éditeur : Non

Pas d'anecdote

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