Like a Dragon: Ishin! , le test sur PS4

Votre serviteur a découvert sur le tard la série des Yakuza à savoir l’année dernière. Véritable licence culte au Japon (NdC: A la rédaction aussi !) , cette dernière avait bénéficié d’un spin off sur Playstation 3 en 2014 relatant la vie du Japon à l’époque des samuraïs. Un trailer du remake plus tard, il me fallait le découvrir dans sa version de 2023.

Une ode à Kurosawa

L’histoire de Like a dragon : ishin! commence donc au Japon au dix neuvième siècle, période charnière de 1868 entre le passage de l’époque « Edo » et « Meiji ». Le studio Ryu ga Gotoku nous relate donc la fin de l’époque des samuraï et notamment les batailles intestines qui se déroule dans l’archipel. Ici, nous incarnerons Ryoma Sakamoto, qui partira à la recherche du meurtrier de son père adoptif. A travers son épopée, nous assisterons à la lutte des classes, aux batailles contre le pouvoir du Shogunat. Le scénario bien ficelé, on en apprend beaucoup sur la vie au Japon durant cette période notamment en terme social et ce, au travers des dialogues nombreux et des cinématiques digne des films de cinéma japonais.

Si à la base ce Like a dragon : ishin! se veut être un Beat them all, tout le l’univers qui l’entoure vous plongera pleinement dans la vie d’une grande ville moderne. Ainsi, à la manière d’un Shenmue, il vous faudra nouer des relations humaines avec les commerçants locaux ou encore les habitants de la ville. Ces amitiés vous permettront notamment de récupérer des points qualifiés de points de « vertus ». Par exemple, acheter des produits à des commerçants ou encore prier dans des temples vous permettront d’en accumuler. Ainsi, votre personnage bénéficiera d’une meilleure réputation et pourra bénéficier d’avantages supplémentaires. De ce point de vue, on se rapprochera d’un Animal Crossing pour adulte…

En résumé, nous assistons à une adaptation romancée et très ludique de l’Histoire du Japon et c’est une franche réussite. Le joueur s’identifie aux différents personnages rencontrés grâce à une version originale de qualité et une localisation française des sous titres réalisée de façon majestueuse, il faut le signaler.

Monsieur et Madame Ouraille ont un fils

Tout d’abord, revenons à notre personnage principal Ryoma. Nous assisterons à son évolution principalement en tant que combattant. Pour rappel, le jeu est axé avant tout sur du beat them all. Notre héros disposera notamment de quatre types de combats : à main nue, au sabre, au pistolet ou enfin d’un combat mixte (pistolet et sabre). C’est grâce à ce point que le jeu initialement de combat évolue vers des notions de RPG.

En effet, les ennemis rencontrés le plus souvent de façon aléatoire vous permettront d’acquérir des capacités supplémentaires appelées « Orbes de compétence » dans les différents styles de combat évoqués. De cette façon, le joueur se prend au jeu de s’améliorer lors des combats pour développer ses capacités et ce, à la manière d’un vrai action RPG. Dans cette approche, cela se rapproche de Final Fantasy : Crisis Core par exemple.

De plus, grâce à l’argent récupéré lors des combats ou aux quêtes secondaires achevées, vous pourrez développer votre armement que ce soit le sabre ou le pistolet. Au gré de votre aventure, vous rencontrerez des marchands ou des forgerons qui vous permettront soit d’acheter des armes/munitions plus puissantes soit de les fabriquer en trouvant les matériaux nécessaires à leur construction. Ainsi, vous serez amenés à « crafter » des matériaux ou fouiller les alentours pour faire évoluer votre inventaire.

En mode Kakashi

Pour finir cet aspect RPG, Ryoma se révelera être un vrai chef d’escouades à la manière d’un Solid Snake dans Metal Gear Portable Ops. Vous pourrez recruter certains adversaires rencontrés pour les intégrer à votre régiment. Selon les capacités de vos combattants, vous pourrez les intégrer en tant que soutien lors de vos combats. Comme dans tout bon rpg, certains vous soigneront tandis que d’autres vous apporteront des bonus de puissances supplémentaires. Cela a pour vocation de casser le coté répétitif des combats et apporter une vision plus « tactique ».

Maxi best of ou Happy Set ?

Comme vous l’avez remarqué, Like a Dragon: Ishin! se dote du meilleur des jeux d’action ou RPG mais ce n’est pas tout. Au fur et à mesures des quêtes annexes réalisées, le joueur rencontrera différents modes de jeux augmentant sensiblement la durée de vie du soft. Par exemple, Ryoma poussera la chansonnette tel un Parappa the rapper pour interpréter des chansons traditionnelles japonaises. Il pourra également à la manière d’un Dance Dance Revolution pratiquer la danse traditionnelle avec un éventail, danse appelée le « Mai ogi ». Comme vous le constaterez tout ceci est toujours concentré sur l’intrigue originelle mais de façon à casser tout coté linéaire.

La multiplication des quêtes annexes et des objets à collectionner augmentera sensiblement la durée de vie du jeu déja importante de base. Like a dragon : Ishin! sera découpé en quatorze chapitres avec une durée de vie d’une trentaine d’heures pour le scénario principal mais qui peut être facilement triplée si vous souhaitez réaliser le soft dans sa totalité. Les amateurs de jeux platinés en auront clairement pour leur argent.

segAAA

Il était important pour moi de signaliser pour moi la claque technique que fut Like a dragon : Ishin! sur Playstation 4. Cependant, deux problèmes techniques assez gênant sont à souligner. D’une part, une certaine présence de clipping, des décors ou des personnages auront tendance à apparaitre d’un coup . D’autre part, les temps de chargements seront un tantinet longs lors du passage entre deux zones. Les amateurs retrouveront donc des soucis presque inerrant à la série, puisque déjà présent dans les premiers Yakuza. On peut toutefois pardonner ces éléments au regard de la multitude d’éléments graphiques ajoutés sur une console « non pro » poussée dans ses limites.

L’expérience devrait être un peu plus appréciable sur PS4 Pro et PS5. Cependant, même sur une Playstation 4 de base, l’Unreal engine crache ses tripes pour proposer des graphismes éblouissants, aux détails nombreux et ce, sans ralentissement. Le jeu propose d’ailleurs deux options à savoir soit performance soit graphisme. Même en mode performance, l’ensemble vous flattera la rétine. Par exemple, lors des phases de combats, les éclaboussures de sang sur les décors en direct montrent le travail réalisé.

J’ai vraiment eu la sensation de jouer à un jeu triple A qui respectait le joueur comme si je jouais à un Shenmue HD…

Like a dragon : Ishin se veut être une réalisation cohérente sur une époque de l'histoire du Japon. Complet, varié, impressionnant, il offre au joueur un soft de qualité où l'on en a pour son argent. Violent de par son scénario ou ses graphismes, on adhère à l'ensemble et on se laisse le temps de découvrir le Japon à dans une période charnière de son histoire, en voyant les heures de jeux défiler. Une vraie réussite de ce début d'année !

Like a Dragon: Ishin!

★Excellent★ !

Version testée : 1.0.3
Mis à disposition par l’éditeur : Oui

Pas d'anecdote

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