Buffy contre les Vampires : Sacrifice, le test sur DS

Certains d’entre vous doivent déjà grincer des dents, en voyant arriver ce Buffy contre les Vampires : Sacrifice sur Nintendo DS. Pourtant, Buffy contre les Vampires nous avait laissé un très bon souvenir sur Xbox première du nom, dans un beat’em all musclé et convainquant. Sur DS, on reprend le genre, on rajoute un soupçon d’aventure, du FPS, et plein de petits défauts agaçants.

L’action prend place au début de la saison 8 de Buffy contre les Vampires. Spike s’est sacrifié pour sauver le monde des forces du mal et refermer la Bouche de l’Enfer. Oui, mais voilà, une amulette indique à Buffy que le héros est toujours vivant, prisonnier d’un vortex d’entre les mondes. L’occasion pour la Tueuse et sa joyeuse bande de drilles de partir en mission de sauvetage, pour ramener Spike, grâce aux pouvoirs magiques de Willow et sauver, encore (!), l’univers tout entier. Car les méchants rodent en nombre, et il va falloir leur passer sur le corps.

L’action démarre dans le lycée de Sunnydale (qui, si vous suivez un minimum la série, est censé avoir été détruit complètement au terme de la saison 7). A peine arrivée, Buffy doit régler le compte de quelques vampires légèrement asmatiques. Pif (coup de poing), paf (coup de pied), leur compte est réglé. On se rend rapidement compte que les possibilités de combat sont plutôt limitées. Outre les combos qu’il est possible de réaliser avec ces deux actions, vous pourrez également lancer quelques sorts (à tracer au stylet sur l’écran tactile, une fois appris). Le titre se rattrape un peu en proposant une variété d’armes appréciable, du simple pieu en bois en passant par toute une gamme de couteaux et d’armes blanches.

La représentation générale se fait à la manière d’un Resident Evil : décors 2D tout en profondeur (de qualité honorable), avec éléments 3D plus ou moins détaillés (personnages, caisses à défoncer, etc.). Sur ce point, Buffy contre les Vampires : Sacrifice déçoit un peu. Autant les images fixes du titre sont agréables à regarder, autant pour le reste, on a l’impression d’avoir sous les yeux une bouillie de polygones en mouvement. Les changements d’angles de la caméra sont parfois irritants, au point de ne plus réussir à sortir d’un endroit (dans les cavernes, par exemple).

Les phases d’action FPS, qui viennent là sans doute rompre la monotonie des combats, sont encore pires, puisqu’elles mettent encore plus en valeur tous les défauts de la réalisation technique. Ajoutons à cela une mise en scène très plate (ok, nous sommes dans une série B, mais tout de même !) avec des dialogues et des images fixes, et une partie aventure pas franchement passionnante (chercher un objet pour débloquer tel passage)… agrémentée de mini-jeux trop faciles (casse-têtes).

Mis à disposition par l’éditeur : Non
Picture of Olivier B.

Olivier B.

Olivier en 5 ans n'a pas encore réussi à m'écrire sa bio, comme je le connais "un peu", je vais me permettre de le faire à sa place. Olivier est un vieux joueur, comprendre par là qu'il a connu l'ère bénit des années 80, de l'accélération de la puissance, des graphismes et aussi du gameplay. Il est aussi le seul vrai journaliste de la team, ayant exercé pendant de nombreuses années dans des magazines que vous avez lu. Forcément un collectionneur, mais surtout parce qu'il ne supporte pas les problématiques contractuelles (la location comme il l'appelle) liées aux achats numériques. Il est amoureux de la Jaguar et de la PS Vita mais vous le trouverez désormais sur Switch et PlayStation 4.

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Avis sur
Buffy contre les Vampires : Sacrifice

Ennuyeux

Si Buffy contre les Vampires : Sacrifice n’est pas une daube, il n’en demeure pas moins décevant. On sent bien que les développeurs partaient plein de bonne volonté, en voulant mêler les genres et en apportant une certaine variété au gameplay. Mais au final, l’ensemble est trop juste (qualitativement) et trop court (comptez cinq heures pour boucler l’aventure). Il y a bien un mode de jeu annexe, baptisé Défi et qui permet de jouer spécifiquement aux phases FPS mais, là aussi, on s’ennuie rapidement. La faute à un level design terriblement limité. Peut-être aurait il mieux valu se concentrer un bon vieux beat’em all, et le réussir à 100 % ?