Steredenn: Binary Stars, le test sur Switch

Steredenn: Binary Stars, le test sur Switch

Et si vous arrêtiez de faire semblant de jouer!

Par Kuk

Dès que je l’ai vu pour la première fois en 2015 sur PC j’ai su que je l’aimais. Mais en Amitié comme dans les jeux vidéo, un amour ne s’obtient pas sans investissement ni acquis d’avance… Car Steredenn: Binary Stars est un shoot-them-up exigeant. Une bonne occasion de nous y intéressé pour sa sortie sur la console Switch.

Des décors en pixels sublime avec ses petites références.

Graphiquement Steredenn: Binary Stars prend le parti pris pixel des jeux indépendant, comme c’est évidemment dans ma sensibilité je le trouve magnifique notamment dans ses images de fonds qui donne un sentiment quasi contemplatif d’Univers pixelisés et qui en même temps glisse quelques petites références Geek. 

On notera tout de même des vaisseaux adverses qui se ressemblent à première vu beaucoup les uns les autres.

Par contre les tirs, comportements et vagues des ennemis, changent régulièrement, aussi bien durant le jeu que d’une partie à une autre. Les développeurs ont composé des boucles qui sont associées de manière procédurale. La première version de Steredenn: Binary Stars sortie en mars nous a paru particulièrement difficile et parfois assez vicieuse dans les patterns proposés. On a donc un peu attendu avant de rédiger notre test et la Build 2.2 sur laquelle nous écrivons nous paraît parfaite.

Il est également tout à fait possible de choisir une boucle de jeu identique numéroté de 1 à…10005 (oui on a compté), certes sans pouvoir enregistrer vos scores, mais ce qui vous donne l’étendue des variables…

Boss et petit moment boulet time

Chacun des sept niveaux se conclut par des boss qui deviennent de plus en plus gros et qui disposent de plusieurs comportements de combats. C’est seulement après votre victoire que vous pourrez remplir votre jauge de vie ainsi qu’avoir des modules d’améliorations uniquement utilisables dans la partie en cours.

On regrettera que les bonus de tir qu’on récupère durant le jeu ne soient pas explicités à un endroit (à l’image d’un Neuro Voider par exemple), idem pour leurs interactions avec les modules d’améliorations. Un code couleurs existent cependant,  mais c’est a peut prés tout.

A vous de comprendre, car le modèle de Steredenn: Binary Stars est fait d’investissement et d’apprentissage. Clairement un parti prie qui fait tout le sel du jeu mais qui nécessite d’être acceptés. C’est encore plus vrai avec les cinq vaisseaux qui sont proposés (dont quatre à débloquer), qui ont tous un gameplay particulier.

Plusieurs modes à dispositions.

La bande-son est très originale, composée de rifts métalleux tendance rageux associés à de l’électro. Honnêtement l’effet est juste grandiose et soutient le jeu à merveille.

Le côté scoring de Steredenn: Binary Stars est bien mis en avant avec un mode « Defi quotidien » et « Boss Rush » qui sont des challenges régulièrement renouvelés. Un mode coopération est également proposé pour jouer à deux sur le même écran.
Le mode Arene vous permet de vous entraîner sur les boss de fin de niveau comme ceux des événements aléatoires que vous avez déjà rencontré.

Si on accepte son parti pris (comme le breton en choix de langue), Steredenn: Binary Stars est un très bon jeu sur Switch. Un shoot-them-up exigeant qui nécessitera un bon investissement, mais qui en retour vous comblera à merveille pour toutes les joies que vous procureront vos petites victoires. Le jeu n'est en plus pas trop cher (13€ au moment de sa sortie sur l'Eshop), de plus il est régulièrement peaufiné par ses développeurs avec la conscience des bons artisans.  

Note:

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Kuk

Kuk s'est lié d'amitié avec le monde du jeu vidéo très jeune. En 1988, il possède son premier ordinateur, un Atari 1040 STF flambant neuf. Et Atari ne le quittera plus jamais… Durant les années suivantes, il s'intéresse tour à tour à la Nec GT, à la NeoGeo Pocket et à sa petite soeur, la déclinaison Color, qui le font rentrer dans le jeu vidéo portable. Passionné d’histoire et de littérature, il apprécie tout particulièrement les jeux de rôle et les jeux d’aventure. Il montre aussi beaucoup d'intérêt pour le travail fourni par les développeurs indépendants dont il se fait une spécialité. Dans tous les cas, il privilégie le fond à la forme.