Final Fantasy (écrit le 07/02/2008)

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Après les rééditions de Final Fantasy sur WonderSwan, puis sur GBA (dans Final Fantasy 1 et 2 : Dawn of Souls), voici venu une version que personne n’attendait, sur PSP. La version de trop ?

Nous n’allons pas nous attarder sur le scénario et les mécaniques de jeu, déjà largement détaillés dans nos précédents tests. Penchons-nous plutôt directement sur les spécificités de cette version PSP. La réalisation technique, tout d’abord, est irréprochable. La plupart des sprites ont été retravaillés ou redessinés. On a le droit également à quelques (trop) rares effets spéciaux inédits, tels les flammèches qui volent élégamment sur l’écran dans les niveaux du mont Gulg. C’est à peu près tout.

Concernant les contenus, c’est un peu la soupe à la grimace. Notons en premier lieu que Square-Enix n’a pas jugé utile de traduire les dialogues (chose pourtant faite sur GBA), qui restent donc en anglais. Heureusement, les séquences de « parlote » sont plutôt courtes et un niveau de compréhension moyen de la langue de Shakespeare sera suffisant. Les musiques, quant à elles, semblent avoir été réarrangées spécialement pour exploiter les capacités de la PSP. Un petit plaisir, bien maigre. Les commandes, basiques dans le jeu, sont bien adaptées aux touches de la PSP. Attention toutefois : les développeurs ont eu l’étrange idée d’activer la carte du monde par la pression de Select puis Rond, beaucoup de joueurs risquent de galérer et de parcourir les contrées du monde de Final Fantasy en long, en large et en travers avant de découvrir cette fonction. Autre petite surprise désagréable : de temps d’accès UMD lorsque, par exemple, l’on souhaite accéder au menu. Pas grand-chose, une petite seconde peut-être, mais c’est tout de même un peu agaçant.

Reste un jeu ultra simpliste, qui fait bien ses vingt ans d’âge, avec un scénario qui tient sur une feuille de papier WC, tandis que les stratégies de combat se limite à attaquer ou bien à… attaquer. Le joueur d’aujourd’hui n’y trouvera sans doute plus grand plaisir, mais le curieux ou le nostalgique trouvera de l’intérêt à (re)découvrir un titre qui aura posé les fondements du RPG japonais pour les décennies qui ont suivi et qui, accessoirement, aura sauvé à l’époque Squaresoft de la faillite. 

 

 

Note {snippet 6-10}
Alors certes, on tient là sans doute la version ultime de Final Fantasy 1 comme se plait à le dire Square-Enix (jusqu’à la prochaine version ?). Mais pourquoi ne pas avoir inclus les sorties Final Fantasy 1 et Final Fantasy 2 sur le même UMD, comme ce fut le cas dans Final Fantasy 1 et 2 : Dawn of Souls sur GBA ? Qu’on ne nous dise surtout pas qu’il n’y avait pas assez de place ! Et pourquoi ne pas nous proposer un remake 3D, alors que la Nintendo DS a eu le droit à une adaptation de ce genre pour Final Fantasy 3 ?

 

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