Space Invaders Invincible Collection, le test Switch

Space Invaders Invincible Collection, le test Switch
Par Kuk
🖶 Temps de lecture estimée : 10 minute(s)

Non, les rédacteurs de Air-Gaming n’ont pas fait leurs premières armes sur Space Invaders… Par contre, ils ont été témoins du maintien de son succès avec ses multiples et diverses suites. Inévitablement, la compilation Space Invaders invincible collection ne pouvait que nous intéresser.

Sorti en juillet 1978 par Taito au Japon, Space Invaders devient rapidement un véritable phénomène de société. C’est véritablement LE titre qui lança le jeu vidéo d’arcade dans le pays du soleil levant. Cette popularité soudaine et les gains financiers qui en découlèrent convaincront bon nombre de sociétés d’investir dans ce juteux marché.

Une compilation sous stéroides

Space Invaders invincible collection est la compilation qui se veut le plus exhaustive de la licence. Onze titres sont annoncés. Il nous faut vous prévenir que ce nombre est tout de même un tantinet fallacieux.

D’abord, Super Space Invaders 91 et Majestic Twelve the space invaders part IV sont les même jeux, mais sortis sous des noms différents au japon et en occident.
Ensuite, il faut reconnaître que Space Invaders Original, Space Invaders Color et Space Invaders II sont très similaires. Le premier est en noir et blanc, le deuxième est le même jeu en couleurs, et le troisième rajoute quelques éléments de gameplay au deuxième jeu…

Des jeux qui ont fondé l’histoire du jeu vidéo

Le concept de ces trois titres est simple et mondialement célèbre. Il s’agit de détruite plusieurs lignes d’ennemis aliens qui se déplace de droite à gauche, puis de gauche à droite, de plus en plus rapidement. Vous devrez également éviter leurs tirs. Évidemment se sont les derniers vaisseaux qui sont compliqués à toucher… Inutile de vous dire que la difficulté est ici, comme les titres de cette compilation, d’un autre temps.

Les deux jeux suivants, Lunar Rescue et Space Cyclone, déclinent un peu le concept en modifiant le gameplay. Lunar Rescue vous propose d’aller sauver des astronautes en deux temps. Une phase où vous devez descendre votre astronef en évitant des débris. Puis une phase « de remontée » où vous devrez éviter des vaisseaux aliens ainsi que leurs tirs. Ce n’est qu’à ce moment que vous pourrez tirer.
Space Cyclone revient sur la logique du shoot. Votre vaisseau se déplace sur un même plan. A vous d’éviter les tirs des vaisseaux et éliminant un maximum d’aliens ennemis. Chaque alien qui arrive à votre niveau constitue une partie d’un robot. Au bout d’un moment, ce dernier est construit et il faut éviter ses attaques. Vous aurez droit a des petits bonus entre vos victoires, on vous proposera de temps en temps une constellation (un dessin qui fera office de trophée). Là aussi, la difficulté est assez ardue

Honnêtement, ces jeux sont quelque part instructifs, car ils nous ramènent plus de 40 ans en arrière. Alimentant un espèce de devoir de mémoire d’un temps que les moins de 40 ans… Même si de par leur ancienneté, il n’est pas sûr que vous y trouviez votre compte. Car la réalisation est également à l’image de la technique de l’époque, rudimentaire.

Des épisodes plus ou moins anciens, mais toujours intéressants

Pour le coup les versions des années 90 sont déjà plus intéressantes, ou en tout cas plus accessibles. C’est le cas de Super Space Invaders 91 / Majestic Twelve the space invaders part IV et de Space Invaders DX. Plus aboutis graphiquement, ces versions proposent surtout un gameplay plus riche et des niveaux très variés.

Space Invaders DX propose même plusieurs modes de jeu. Un mode « classique », qui comprend plusieurs types de « bornes ». Un mode Versus qui consiste en un mode duel pour affronter un adversaire sur un écran splitté. Enfin un mode parodie vous permettant de jouer a Space Invaders, mais dans l’univers de quelques licences Taito, comme le Kiwi du jeu New Zeland Story ou le vaisseau d’Arkanoid, etc.

Le jeu le plus attrayant de cette compilation est à mon sens Space Invaders Extreme. Ce titre a été initialement développé sur Nintendo DS et surtout sur PSP, qui en proposait par ailleurs la meilleure version. On retrouve tout l’univers et le gameplay de l’orignal, mais décliné de manière moderne et beaucoup plus attrayante. On y joue comme à un shoot, mais combiné avec un jeu de rythme, ce qui donne des parties particulièrement nerveuses et hypnotiques.
Le graphisme prend le parti d’une 3D tout en néon agrémenté de musique techno. Cette expérience en particulier s’avère complètement addictive . De plus, comme plusieurs chemins sont possibles selon la difficulté, ce titre dispose d’une très bonne re-jouabilité.

Dans cette compilation, Space Invaders Gigamax 4 SE est l’offre multi, un Space Invaders à quatre dans une sorte de mode mode coopératif dans une ambiance rétro survitaminée.

Le jeu Arkanoid vs Space Invaders est proposé en téléchargement supplémentaire. Malheureusement et lors de mon test, je n’y ai pas eu accès, ni dans le jeu ni dans l’eshop, et ce malgré toutes mes recherches… l’éditeur m’a donc donné un code distinct pour régler ce problème. Il s’agit d’un jeu mobile converti pour l’occasion, et qui propose le mélange des deux genres. Ici, il n’est pas question d’éviter les tirs des aliens, mais de les utiliser pour les renvoyer sur vos adversaires. La réalisation notamment graphique est assez pauvre, mais étonnamment peu impactante, car le titre est malgré tout plutôt prenant. Le jeu se joue comme sur un téléphone. Avec l’écran en affichage vertical, et via un gameplay tactile, au final assez agréable et intuitif.

Les 8 jeux sur 10 précédemment cités proposent une version « normal » et challenge. Ce dernier mode propose de réaliser des objectifs et défis particuliers. De plus, 7 titres ont la possibilité de modifier la position de l’écran pour une utilisation au format vertical (« tate »).

Un Bilan mitigé

Comme mentionné, certains titres sont toujours aussi passionnants, et c’est toujours un plaisir de retrouver Space Invaders DX ou Space Invaders Extreme.
Pour un jeu anniversaire voulant proposer la totalité des jeux de la licence, il est tout de même étonnant que quelques titres ne soient pas présents, tels que Space Invaders ’95 : Attack Of The Lunar Loonies / Akkanvader ou Space Invaders Anniversary (2003).

Cette compilation sympathique présente cependant sur un détail de poids : son PRIX ! 60€, c’est tout de même cher pour une simple compilation de jeux parfois datés, même si elle en compte onze.
Surtout que le contenu de cette édition anniversaire est étonnamment âpre. Certes, on nous propose pas mal de titres, mais rien ne motivera l’intérêt des fans (possédant probablement déjà la plupart des titres) de revenir au porte-monnaie : aucun bonus, type artwork ou flyer, ou même d’interviews des anciens développeurs tels que le concepteur historique Tomohiro Nishikado. D’autant plus dommage qu’il existe des ouvrages tels que celui de Florent Gorges, pour ne pas le citer, sur le sujet. Bref, on regrette pour le coup que Space Invaders Invincible ne suive pas la voie d’autres compiles telles que SNK 40th Anniversary collection, par exemple.
Pour les fans, il existe tout de même une édition physique en petit tirage chez Strictly Limited. Pour les ultras fans, il existe également une édition collector encore plus chère que l’édition de base (car oui, c’est possible…).

Bref Space Invaders Invinscible Collection est donc une compilation intéressante. Il regroupe des titres historiques et surtout quelques adaptations qui sont toujours pertinentes (notamment Space Invaders Extreme). Par contre on aura bien du mal à vous le conseillé avec un tel prix en dématérialisé. Heureusement il existe une version physique chez Strictly Limited Games. On vous rappelle qu’il existe également une version boîte intitulée Space Invaders Forever Collection qui regroupe 3 jeux : Space Invaders Extreme, Space Invaders Gigamax 4 SE, et Arkanoid vs Space Invaders.

Passe-Temps !

Version testée : 1.0
Mis à disposition par l’éditeur : Oui

Lors de la sortie de Space Invaders, la légende veut que le japon manquât pendant quelque temps de pièce de 100 yens, ce qui était le prix d’une partie.

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