Il est assez navrant de constater que le très médiocre Plus Belle la Vie : Le Secret du Dr Livia s’est suffisamment vendu pour que Mindscape se fende d’une suite : Plus Belle la Vie 2 : Le Mystérieux Passé de Vincent. La bonne nouvelle, c’est que les développeurs ont un peu relevé le niveau, en rendant les choses un peu plus compliquées. La mauvaise, c’est que ce n’est toujours pas suffisant.
Ah, Plus Belle la Vie… Ses intrigues complexes (sic !), son ambiance marseillaise (re-sic !)… On pensera ce que l’on voudra de la série française, mais il n’en reste pas moins que plusieurs millions de téléspectateurs en sont devenus « accros ». L’occasion pour Mindscape était trop belle, il leur a fallu en remettre une couche, en confiant, cette fois, le développement du jeu au studio C4M Prod. Des Marseillais, tiens, quel hasard !
Tout débute au commissariat, avec une sombre histoire de contrefaçon de lunettes fabriquées à Madagascar. Samia va mener l’enquête… C’est à vous de jouer ! Contrairement au premier épisode, l’aventure ne se résume pas à une bête succession de dialogues à lire pendant une heure. On a, enfin, accès à un inventaire, à des objets à collecter dans les décors. Plus Belle la Vie 2 déjà prend un peu plus l’allure d’un véritable jeu d’aventure que son prédécesseur. Alors on clique un peu partout, on farfouille dans les décors, on interroge les passants… Et l’affaire progresse. Lors d’un interrogatoire, on passe dans un mode spécifique qui permet d’écouter, puis de mettre en évidence un mensonge (en recoupant différents éléments). Opposition ! On sent que les développeurs se sont « légèrement » inspirés d’un certain Phoenix Wright…
Par la suite, vous serez également amenés à incarner Ninon (la journaliste), le jeune Nathan et Léo (le capitaine de police), au cours d’une bonne douzaine de chapitres distincts. L’aventure vous tiendra en haleine trois petites heures, à tout casser. C’est trois fois plus que pour le premier épisode, mais encore très insuffisant, surtout à 30 € la cartouche. Il y a des jeux sur iPhone qui en font tout autant, pour dix fois mois cher. Reste que la réalisation technique est honorable, avec des personnages que l’on identifiera et un clin d’œil et des décors relativement détaillés. Sur le plan sonore, on a le droit à quelques bruitages d’ambiance (selon le lieu où l’on se trouve) et de courts airs musicaux déjà bien connus des fans. C’est le minimum syndical et l’on regrettera l’absence totale de voix digitalisées.