Gun Commando, le test PS Mobile (2013)

Gun Commando, le test PS Mobile (2013)

Il y a 15 ans, les FPS étaient l’apanage des PC. Aujourd’hui, ce genre est disponible sur tout type de support. Et nous « subissons » chaque année, inlassablement, l’arrivée des sempiternels Call of DutyBattlefield et compagnie. Malheureusement, on constate trop souvent que les développeurs ne font pas preuve de bon sens. Sur PS Vita, on l’a vu par exemple avec un Resistance: Burning Skies assez moyen (lire notre test). Aujourd’hui, nous voyons débarquer sur cette même console, dans la gamme de jeux PlayStation Mobile, un certain Gun Commando. Comme souvent dans ce genre de cas, on se demande bien ce que peut valoir un FPS à 2,39 € ?

Par Manoloben

Gun Commando, le test PS Mobile (2013)

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur whatsapp
WhatsApp

"Des aliens belliqueux souhaitent faire un trip en ville. Vous êtes l’homme de la situation et vous êtes armé !"

Première impression : nous avons le droit à une interface austère comme pour beaucoup de jeux indépendants, mais ce n’est pas bien gênant. Et puis, très rapidement on se rend compte que Gun Commando n’est pas comme ses confrères. Les premières images de l’introduction donnent le ton, avec de vrais dessins présentés sous la forme d’un comics (avec des vraies bulles). On nous raconte une histoire classique à base d’aliens et de gentil héros : vous. On note tout de suite l’effort fourni dans cette introduction. En effet, elle est réalisé par Romano Molenaar et le dessinateur n’est ni inconnu dans le milieu, ni dénoué de talent.

Gun Commando se lance, et là, c’est le choc. On a l’impression de se retrouver devant une version cartoon de Doom, avec des couleurs vives, un moteur en semi-3D (3D pour les décors, 2D pour les ennemis et objets), l’impossibilité de se mouvoir et de viser sur l’axe vertical. On sent que le jeu est adapté aux téléphones avec une maniabilité simple. Résultat, sur PS Vita, vous vous sentirez peut être un peu à l’étroit.

Quant au principe du jeu, il est simple : des aliens belliqueux souhaitent faire un trip en ville. Vous êtes l’homme de la situation et vous êtes armé ! Le but étant, dans chaque niveau, de trouver la sortie, sans aucune limite de temps. Cependant, le jeu vous notera sur le nombre de « frags » effectué. Vous obtiendrez la note maximale si vous avez nettoyé entièrement la zone. Côté armes, vous ne pourrez en avoir qu’une. Oui, cela fait bizarre pour un FPS. Mais il y a une explication à cela : l’arme évoluera en fonction de vos talents et de votre précision. A chaque coup, une barre d’expérience se chargera. Une fois la jauge pleine, vous obtiendrez une nouvelle arme, – jusqu’à obtenir des modèles complètement fous. Mais si vous n’y parvenez pas, attendez-vous à jouer longtemps au pistolet six coups ! A noter que, malgré la modification d’arme, il n’y a aucune modification concernant la physique des projectiles ; ces derniers ressemblant aux billes de peinture utilisées lors des parties de paintball. Seule la puissance de l’équipement augmentera. A l’arrivée, Gun Commando propose un gameplay simple venu tout droit des années 1990, qui à l’utilisation s’avère assez nerveux et incite à être méticuleux.

Bien que pas très fins, les graphismes de Gun Commando tiennent la route. Les lieux et décors sont simples et assez répétitifs (on est sur un jeu pour téléphone portable à l’origine). On reconnait dans le design des boss quelques inspirations (DoomAlienRobocop…). Pour la partie sonore, on sent l’inspiration de Duke Nukem cette fois, avec le héros qui hurle des phrases bien senties – Who wants to take my bullets ? – ou les rifts endiablés en fond musical. Le tout est aussi harmonieux que cela pourrait être ! Par contre, la durée de vie est plutôt faible : comptez trois heures si vous jouez un peu « rapidement ».

Gun Commando est un FPS vraiment agréable, facile à prendre en main, nerveux et sans être trop « bourrin ». Il a certes les défauts des petites productions : une intelligence artificielle inexistante et une durée vie un peu courte. Mais il possède aussi les caractéristiques d’une licence AAA - des cutscenes façon comics de qualité que l’on appréciera retrouver entre chaque chapitre et des énormes boss amenant quelques moments vidéoludiques mobiles assez épiques. Autant vous dire qu’à ce prix, c’est vraiment un très beau cadeau que vous fait l’équipe de Ripstone. Un divertissement assuré !

Note: