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Docteur Lautrec et les Chevaliers oubliés, le test sur 3DS

Au vu de l’immense succès rencontrĂ© par la sĂ©rie Professeur Layton du studio japonais Level 5, il est Ă©tonnant de ne pas avoir vu fleurir toute une nuĂ©e de clones sur les consoles portables de Nintendo. En fait, si l’on excepte l’un ou l’autre jeu anecdotique sur DS, il aura fallu attendre la sortie de la 3DS pour qu’un autre dĂ©veloppeur d’envergure se lance dans l’aventure : Konami, avec Docteur Lautrec et les Chevaliers oubliĂ©s. Un titre bourrĂ© de bonnes intentions, que nous avions d’ailleurs dĂ©celĂ©es lors de notre preview, mais Ă  l’arrivĂ©e pas toujours bien mises en Ĺ“uvre…

Commençons par le commencement : si Docteur Lautrec et les Chevaliers oubliés est effectivement à ranger dans la même catégorie que Professeur Layton, en réalité le titre de Konami fait l’effort de marier pas mal de genres distincts : de l’aventure bien entendu, des énigmes évidemment, mais aussi du RPG à la Pokémon et des combats au tour par tour, à la Final Fantasy, et de l’infiltration à la sauce Metal Gear Solid. Si, si !

Docteur Lautrec et les Chevaliers oubliĂ©s nous conte l’histoire d’un docteur ès archĂ©ologie taciturne et Ă  l’égo dĂ©mesurĂ©. Un Ă©trange personnage Ă  vrai dire dont le caractère particulier le rend globalement peu sympathique (le jeu est, du coup, interdit aux moins de 12 ans, selon PEGI). Heureusement, histoire d’équilibrer un peu les choses, il est accompagnĂ© dans ses aventures par Sophie Coubertin (sic !), une jeune Ă©tudiante enjouĂ©e, son ancienne assistante, et par Nico, un jeune singe malicieux que l’on dirait tout droit sorti de Super Monkey Ball de Sega. Notre fine Ă©quipe part – vous vous en doutez un peu maintenant – sur les traces d’un mystĂ©rieux trĂ©sor cachĂ©, celui de Louis XIV, en plein cĹ“ur du Paris du XIXe siècle. Ou plutĂ´t, devrions-nous dire, sous le cĹ“ur de Paris, puisque les compères vont ĂŞtre amenĂ©s Ă  explorer les innombrables souterrains de la capitale. Mais tout dĂ©rape lorsque Lautrec fait la rencontre d’une bande de vauriens, Ă©galement en chasse…

Concrètement, nous avons le droit Ă  des scènes d’exploration de la ville (Ă  partir d’une grande carte), de donjons, des dialogues interminables, des scènes intermĂ©diaires tout en 3D ou bien animĂ©es (un mĂ©lange de genres dont on ne comprend pas bien l’intĂ©rĂŞt) et des combats. Car il faut prĂ©ciser que tous les trĂ©sors trouvĂ©s au cours de l’aventure sont « habitĂ©s » par des esprits de gardiens puissants. Pour les battre, un seul moyen : lâcher le pouvoir des gardiens prĂ©cĂ©demment battus et capturĂ©s, un peu Ă  la manière d’un PokĂ©mon donc. Des moments qui auraient pu ĂŞtre particulièrement sympathiques – d’autant plus qu’à ce moment lĂ , la rĂ©alisation graphique est impressionnante pour de la 3DS – si seulement le niveau de difficultĂ© avait Ă©tĂ© revu un peu Ă  la hausse.

A vrai dire, c’est un reproche que l’on fera Ă  l’ensemble du jeu : tout est d’une simplicitĂ© enfantine (bien que le jeu soit interdit aux enfants…) et Ă  aucun moment nous n’avons rĂ©ellement Ă©tĂ© bloquĂ©s. Les Ă©nigmes s’enchaĂ®nent Ă  vitesse grand V, de mĂŞme que les lieux Ă  visiter et les personnages rencontrĂ©s. Et c’est bien dommage, car ce Docteur Lautrec et les Chevaliers oubliĂ©s est plein de charme. On sent bien que Paris inspire toujours autant les dĂ©veloppeurs japonais, notamment sur le plan graphique et celui de l’ambiance. Les habituels clichĂ©s sont forcĂ©ment de la partie, de mĂŞme que les hauts lieux de la capitale. Avec le bon nom des rues (les principales tout du moins) s’il-vous-plait, dans lesquelles on prend un certain plaisir Ă  dĂ©ambuler. Vous devrez d’ailleurs les passer au peigne fin, afin d’y dĂ©couvrir des passages secrets.


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Avis sur
Docteur Lautrec et les Chevaliers oubliés

Plaisant

Autres reproches, en vrac : les énigmes par centaines qui se répètent jusqu’à plus soif, la redondance globale des mécanismes de jeu, une intelligence artificielle lors des phases d’infiltration nullissime et à l’arrivée, un développeur qui essaie de trop en faire... A vouloir rendre cohérentes autant de phases de jeu différentes, aucune n’est réellement palpitante. Reste donc une aventure tout juste sympathique, qui se laisse jouer de A à Z et que l’on oubliera sans doute bien vite, persuadé qu’il n’y aura jamais de suite. 2012 nous dira sans doute si nous avons tort...

Mis Ă  disposition par l’Ă©diteur : Non

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Olivier B.

Olivier en 5 ans n'a pas encore réussi à m'écrire sa bio, comme je le connais "un peu", je vais me permettre de le faire à sa place. Olivier est un vieux joueur, comprendre par là qu'il a connu l'ère bénit des années 80, de l'accélération de la puissance, des graphismes et aussi du gameplay. Il est aussi le seul vrai journaliste de la team, ayant exercé pendant de nombreuses années dans des magazines que vous avez lu. Forcément un collectionneur, mais surtout parce qu'il ne supporte pas les problématiques contractuelles (la location comme il l'appelle) liées aux achats numériques. Il est amoureux de la Jaguar et de la PS Vita mais vous le trouverez désormais sur Switch et PlayStation 4.