"Un air ludique, un souffle épique, un vent geek"

NBA Jam 2001, le test sur Game Boy Color

C’est la catastrophe, j’ai pu mettre la main sur un exemplaire de NBA Jam 2001 sur Game Boy Color. Le pauvre n’est pas passĂ© loin de finir explosĂ© contre mon mur. Cela fait suite Ă  une mĂ©sentente, j’ai cru que c’Ă©tait une volontĂ© d’Acclaim de proposer le titre de basketball sur Game Boy Color dans une version honnĂŞte et adaptĂ©e Ă  la console. Je n’avais pas compris que le cahier des charges ne devait surement pas contenir les mots « fun », « boomshakalaka », « you are in fire ». En gros, ce qui fait le sel de NBA Jam sur 16 bits.

Alors certes, la Game Boy Color n’est pas la console la plus adaptĂ©e pour avoir ce genre d’adaptation, mais quand on voit Aladdin (promis le test arrive). On se dit que tout est possible avec un peu de mĂ©thodologie, d’envie, et un bon dĂ©veloppeur. Visiblement sur l’adaptation de NBA Jam 2001 il devait manquer les trois Ă  la fois. MĂŞme le graphiste de l’Ă©tiquette de la cartouche Ă©tait pressĂ© de se barrer en vacances. D’ailleurs, cela aurait dĂ» me mettre la puce Ă  l’oreille…

« le fameux » graphiste!

NBA Jam une partie de plaisir

Pour rĂ©sumer pour ceux qui n’ont pas eu la joie de connaitre NBA Jam, c’Ă©tait un jeu d’arcade de basketball en 2 contre 2. Le titre avait pour parti pris de ne prendre que les rockstar du basketball US. Mais surtout de les mettre en lumière avec des gros dunks, des balles en feux littĂ©ralement quand le joueur marquĂ© d’affilĂ© de nombreux panier et dans certains cas de pĂ©ter le verre du panier. Peu de règles de basketball Ă©taient appliquĂ©es, tout au plus le « goal tending » qui consiste a toucher la balle dans sa phase descendante Ă©tait puni. C’Ă©tait rapide, nerveux, fun, et surtout comprĂ©hensible par tout le monde.

NBA Jam 2001 une partie de mon âme (en moins)

Bon, sur Game Boy Color, on va oublier tout cela. NBA Jam 2001 est un jeu de basketball insipide tant graphiquement que sur cette partie fun. On oublie tout ce qui fait le sel de la sĂ©rie. On propose un « truc » codĂ© en deux semaines, qui reprend juste les stars de la NBA (ils ont dĂ» claquer toute la thune dans la licence NBA…). Alors certes, retrouver Shaq aux Lakers, c’est cool, mais lui attribuer 01 en stats au 3 points, c’est laid! Le titre consistera Ă  faire des aller-retour entre les paniers, en Ă©vitant de se faire avoir par les collisions grossières, le Z-buffer qui perd la boule, la palette des sprites qui sature.

Pour l’aspect tactique du titre, se mettre devant un joueur et donner un petit coup suffira Ă  lui voler la balle les 3/4 du temps. L’autre pouvant faire de mĂŞme Ă  rĂ©pĂ©tition. Pour l’aspect panier, j’ai un gros doute sur le fait qu’ils aient correctement codĂ© la gestion des 3 points. Point rĂ©dhibitoire, sortir un dunk (la base du titre) tient du hasard!

Alors oui, on a plein d’Ă©quipes, plein de mode de jeu, mais de souvenir d’adolescent dans ces Ă©quipes de basket de rĂŞve. Mais on a surtout un titre qui ne mĂ©rite pas votre attention tant il ne fait aucun effort pour ĂŞtre amusant.

Avis sur
NBA Jam 2001

A oublier

#NBAJam 2001 c'est l'exemple typique de ce que peut devenir une vieille série sans un minimum d'envie de bien faire. En général ce genre de titre sert de bonne raison pour oublier la marque...

Mis Ă  disposition par l’Ă©diteur : Non

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Les versions consoles permettaient de jouer avec des personnalités politiques entre autre chose. Chaque personnage avait un code secret pour être débloqué. On avait même Bill Clinton!

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Manoloben

Enfant des années 80, joueur jusqu'au bout des doigts. Si vous retrouvez du Julien Clerc dans ce texte? Bravo! Amateur de RPG (tout type) et clairement fan de Sega. Manoloben reste un touche à tout. GP32, NeoGeo Pocket, N-Gage et aujourdhui Evercade sont passées dans ses mains.