J’Ă©tais parti pour Ă©crire sur 99 Vidas que j’ai beaucoup apprĂ©ciĂ© après une première tentative il y a quelques annĂ©es non concluantes. Puis, je me suis ravisĂ©, j’avais envie de le savourer encore un peu avant de sortir mon « flow ». RĂ©sultat, ce soir c’est The Turing Test sur Nintendo Switch qui va prendre cher! Le mĂ©rite-t-il? Surement pas vraiment, mais il m’a sorti de mes gonds, et je n’aime pas ça! Qu’on me laisse Ă penser que je ne suis pas assez intelligent, ce n’est pas très malin pour me sĂ©duire 🙂
Une histoire de SF
Tout commence alors qu’Ava est rĂ©veillĂ©e de sa station orbitale pour aller enquĂŞter chez ses amis habitant Europa une lune de Jupiter. Rien d’anormal, mais l’IA embarquĂ©e façon HAL n’est pas très loquace. On descend tranquillement sur la lune, on rentre dans la base comme dans un moulin, et puis vient le temps des premières constatations. La base fait vraiment froid dans le dos. Chaque module de cette base est un puzzle, et comme par hasard chaque puzzle devient plus difficile que le prĂ©cĂ©dent. On est dans un jeu d’aventure avec une histoire ou un test de QI?
ScĂ©nario convenu, tĂ©lĂ©phonĂ©, dĂ©nouement incroyablement manichĂ©en. OK, passons, excusons mĂŞme, après tout c’est un jeu Square Enix Collective, le label « indé » de Square. Pourtant il n’est pas mal rĂ©alisĂ©, au contraire, c’est propre, presque beau pour une base lunaire des annĂ©es 70. (on est en 225X)
Petit rappel sur « The Turing Test«Â
Ă€ l’instar de Blade Runner, on s’est toujours posĂ© la question dès que la SF est nĂ©e et les IA avec, comment nous pourrions les dĂ©tectĂ©es. Le Test de Turing c’est de vĂ©rifier si une IA peut simuler une discussion et se faire passer pour un humain. Quel est le rapport avec le titre ici prĂ©sent? Je n’ai pas bien compris, peut-ĂŞtre est-ce pour faire cool? Ou faire rĂ©fĂ©rence au fait que cette IA (Tom) va vous parler pendant des heures.
Dans tous les cas, Tom sera votre seul interlocuteur, tentant de mettre en avant la stupiditĂ© humaine, la futilitĂ© de la vie. Une vĂ©ritable descente aux enfers de l’analyse psychologique par un jeu vidĂ©o. Mais sur la plaquette marketing (et quelques autres tests du net), ça faisait super! Croyez-moi!
La partie aventure Ă©tant aux abonnĂ©es absentes, on s’intĂ©ressera donc Ă l’aspect Puzzle, c’est dĂ©jĂ un autre niveau.
Un niveau un peu trop élevé
Et je croyais aimer les puzzles, bon, je l’avoue je ne suis jamais très bon. Portal 1 & 2 ont eu raison de moi. Mais les Quell Memento ça passe. Plus sĂ©rieusement, ici on est sur du puzzle niveau hard ou maniac. Des trucs Ă dĂ©jouer dans tous les sens. Alors pas d’inquiĂ©tude, on ne va pas directement vous mettre douze combinatoires Ă gĂ©rer, non! C’est graduel et bien fait. Par contre ça devient Ă un moment du jeu « bien tendu » pour avancer sans demander de l’aide.
Tout commencera avec une gestion de boule d’Ă©nergie bleue, puis viendra les vertes, les rouges, les caisses, les drones, les camĂ©ras, les systèmes de tirs… Tout y passe! C’est … HARD^1000.
De mon point de vue, ce n’Ă©tait pas plus amusant que cela. Portal mettait une touche d’humour. The Turing Test se prend au sĂ©rieux, rĂ©sultat on bloque de longues minutes pour se prendre une leçon de vie par une IA Ă la con.
Personne n’a dit aux devs qu’Ă un moment, il fallait amuser le joueur?
PS : Le jeu est bien sous-titré en français!
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