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[Gamescom 2026] Crazy Taxi: World Tour

Parmi les célèbres licences de SEGA faisant leur retour, Crazy Taxi occupait évidemment une place de choix. Sorti à l’origine dans les salles d’arcade sur le système Naomi en 1999, puis adapté sur l’excellente Dreamcast, le titre avait marqué toute une génération par son gameplay simple et efficace sur un rythme effréné.

La licence fait aujourd’hui son retour avec Crazy Taxi: World Tour. La Gamescom 2026 nous permettait enfin de prendre le volant de cette nouvelle proposition et de vérifier, manette en main, si SEGA était parvenu à retrouver l’esprit si particulier de la série.

Un mode de jeu parmi d’autres

Plusieurs modes de jeu seront proposés dans la version finale, notamment un volet multijoueur décliné en plusieurs variantes:

  • « Pickup Race », jusqu’à six joueurs s’affronteront ainsi pour prendre en charge le plus grand nombre de clients possible.
  • « Police contre Taxi » proposera quant Ă  lui un affrontement en Ă©quipes, avec trois joueurs dans chaque camp. D’autres modes devraient Ă©galement venir complĂ©ter cette offre.

Ă€ la Gamescom, nous avons toutefois pu essayer le mode solo Crazy Rush. Celui-ci reprend les fondamentaux de la sĂ©rie avec une carte que l’on peut parcourir librement. Pour cette dĂ©monstration, nous Ă©voluions dans une zone inspirĂ©e de l’Allemagne, avec notamment plusieurs Ă©lĂ©ments reconnaissables de Cologne, dont sa cĂ©lèbre cathĂ©drale et son aĂ©roport.

Le principe reste, lui, inchangé : prendre en charge des passagers et les conduire le plus rapidement possible jusqu’à leur destination, tout en composant avec le temps qui nous est imparti. différentes figures et manœuvres permettent par ailleurs d’augmenter les gains. On retrouve ainsi les principaux ingrédients qui ont fait le succès de Crazy Taxi, avec notamment les « Crazy Dash », « Crazy Stop » et « Crazy Drift ».

Pour varier les situations, la carte propose également différentes missions secondaires, les « Odd Jobs », qui demandent de remplir un objectif précis plutôt que de simplement transporter un client. J’ai ainsi pu prendre en charge un client souhaitant récupérer plusieurs pizzas à différents endroits de la ville. Dans une autre mission, un passager particulièrement excentrique devait être envoyé dans les airs à l’aide d’un freinage particulièrement brutal, en utilisant le « Crazy Stop ».
Ces petites missions apportent toujours une diversité bienvenue et permettent de rompre avec l’enchaînement classique des courses de taxi.

Des sensations Ă  retrouver

La prise en main de Crazy Taxi: World Tour s’est révélée particulièrement accessible, en tout cas davantage que dans la version Dreamcast. Les commandes sont rapidement assimilées et permettent de se lancer immédiatement dans les courses sans avoir besoin d’un long temps d’adaptation.

Une carte a Ă©galement Ă©tĂ© ajoutĂ©e Ă  l’écran afin de faciliter la localisation des diffĂ©rents points d’arrĂŞt et des destinations ainsi que les liens d’enclenchement des missions. Ă€ titre personnel, j’ai apprĂ©ciĂ© cette nouveautĂ©, qui permet de se repĂ©rer beaucoup plus facilement dans une carte que l’on dĂ©couvre.

Cette aide a toutefois son revers. En nous indiquant constamment où aller, elle nous incite davantage à suivre l’itinéraire affiché qu’à observer notre environnement et à mémoriser progressivement la ville. C’est finalement un peu le syndrome du GPS : particulièrement pratique, mais qui nous fait perdre une partie de notre capacité à nous orienter naturellement.

Les sensations de vitesse sont, quant à elles, bien présentes. J’ai cependant trouvé la circulation relativement peu dense durant cette démonstration. On est donc peu gêner par les autres véhicules. À cela s’ajoutaient des espaces particulièrement ouverts, notamment autour de l’aéroport et sur certaines grandes routes. Or, c’est précisément la circulation et la nécessité de slalomer constamment entre les véhicules qui contribuaient à créer la tension permanente des premiers Crazy Taxi. Cette sensation de stress et d’urgence a donc été moins prononcée.

Il faut toutefois garder à l’esprit que nous avons découvert une version encore en développement et que la carte proposée à la Gamescom pouvait correspondre à l’un des premiers environnements du jeu, avec un niveau de difficulté volontairement accessible. Il faudra donc attendre une version plus avancée pour déterminer si Crazy Taxi: World Tour saura retrouver le challenge et la frénésie caractéristiques des épisodes arcade. Pour les amateurs de la série, ce sera évidemment l’un des points à surveiller.

Le placement produit, toujours présent

Le placement de produit n’est évidemment pas nouveau dans Crazy Taxi, la série ayant toujours entretenu des liens étroits avec des marques bien réelles. Je dois toutefois avouer ne pas être particulièrement friand de cette pratique. D’après les informations communiquées, chaque carte de World Tour devrait intégrer des enseignes correspondant à son environnement. Durant notre session, nous avons notamment pu croiser des établissements aux couleurs de Puma et Zwilling.

En conclusion

Cette première prise en main ne nous a donc pas ébouriffé. Il serait cependant prématuré de tirer des conclusions définitives. Crazy Taxi: World Tour est encore en développement et cette démonstration ne représentait qu’une petite partie du contenu prévu.

Le jeu final devrait proposer davantage de cartes, de missions et surtout plusieurs modes multijoueur qui pourraient considérablement enrichir l’expérience. Il faudra également voir si SEGA parvient à augmenter la densité du trafic et le niveau de difficulté afin de retrouver cette sensation de chaos permanent qui faisait tout le charme des épisodes originaux.

Crazy Taxi: World Tour sortira en 2027 sur Xbox Series X|S, PC, Steam, PlayStation 5 et Nintendo Switch 2.

Enfin, pour les amateurs de la licence qui souhaiteraient découvrir le jeu plus tôt, un test réseau privé est annoncé du 12 septembre au 14 septembre.