Je nâarrĂȘte pas de le dire, mais vraiment, sâil y a un truc que l’on peut affirmer de l’Ă©quipe d’Air-Gaming, c’est bien qu’elle est dĂ©vouĂ©e pour vous donner de l’information sur tout type de jeu. Et croyez-moi, quand j’ai attaquĂ© Titeuf Mega Party, j’Ă©tais motivĂ© Ă trouver dans ce jeu Microids une once de bonne humeur et d’amusement. EspĂ©rant que les Ă©quipes qui se sont succĂ©dĂ© sur les divers mauvais titres, Titeuf aient appris de leurs erreurs. Visiblement ce nâĂ©tait pas trop le cas …
N’est pas Sisters qui veut
Vous vous souvenez que j’avais testĂ© les Sisters il y a quelque temps. Sous couvert de mini-jeux pas extraordinaires, les Sisters avaient au moins le mĂ©rite de proposer un monde ouvert et un peu vivant. Dans Titeuf Mega Party, le monde ouvert sera limitĂ© Ă trois ridicules zones : l’Ă©cole, la classe de neige et la fĂȘte foraine. On commencera dans une partie ridiculement petite du niveau avec un agrandissement de ce dernier au fur et Ă mesure avec des sous-zones qui se dĂ©verrouillent.
Titeuf ne souhaite pas ĂȘtre clonĂ©, et pour cela il a compris qu’il fallait qu’il fasse des bĂȘtises. Vous vous baladerez dans la zone de jeu en quĂȘte de la prochaine bĂȘtise Ă faire, bĂȘtise qui dĂ©clenchera un mini-jeu. Cette mĂ©canique Ă deux dĂ©fauts, elle rend le jeu linĂ©aire puisque vous n’avez accĂšs qu’Ă une ou deux bĂȘtises Ă la fois, et surtout elle vous demande de comprendre ce que le jeu attend de vous. Et ça, ce nâest vraiment pas Ă©vident. Souvent, c’est Hugo qui vous donnera un indice sur ce qu’il y a Ă faire, mais ce dernier pourra ĂȘtre cryptique. Faire manger un sandwich moisi Ă Diego a Ă©tĂ© mon prĂ©fĂ©rĂ©, puisque le titre met le doigt sur un bug d’Ă©criture que personne lors des tests n’a vu. Diego s’appelle « Le Policier » copier-coller du « Policer » qui est juste Ă cĂŽtĂ© de lui. Fun Fact, le jeu nĂ©cessite au dĂ©marrage un patch, patch qui n’a pas corrigĂ© ce dĂ©faut. Pour vous dire Ă quel point ils ont pris soin de faire une recette du titre…
Des minis mondes ouverts, des minis jeux, un intĂ©rĂȘt minimaliste?
Comme vous l’avez sĂ»rement compris, une partie en mode AnnĂ©e Scolaire s’enchaĂźnera ainsi : visite du monde ouvert avec sa musique rĂ©pĂ©titive. ComprĂ©hension de ce que l’on nous demande de faire, exĂ©cution, puis mini-jeux. Et c’est Ă faire quarante fois. RĂ©sultat, on obtient une durĂ©e de vie ridicule d’Ă peine 2 heures. Heureusement, il y aura pour les completionniste quelques bĂȘtises supplĂ©mentaires Ă trouver, mais qui ne sauront en aucun cas associĂ© Ă un mini-jeu. Comme sonner Ă toutes les maisons et dĂ©poser une crotte dans un journal en feu, ou encore faire un zizi Ă un bonhomme de neige. NAG! (Non Amusement Garanti). Le vice de la collection dans toute sa splendeur et une durĂ©e de vie augmentĂ© de 50%, Youhou!
Vient alors les modes multijoueurs qui permettront de s’affronter de deux à « quatre » joueurs sur les mini-jeux prĂ©cĂ©dents et je mets quatre entre guillemets pour de bonnes raisons. Le titre en mode multijoueurs apportera un peu plus d’Ă©nergie (car en mode solo, c’est famĂ©lique), mais le vrai problĂšme vient des jeux qui ne sont pas prĂ©vus pour ces affrontements. En effet, en mode quatre joueurs, vous devrez faire deux demi-finales Ă deux joueurs, suivis d’une finale. Et comme si ce n’Ă©tait pas assez, vous aurez un temps de chargement consĂ©quent entre chaque match. C’est moisi du slip!
Un remake techniquement aux fraises
Titeuf Mega Party est en faite un remake d’un titre PS2 nommĂ© Titeuf Mega Compet. De fait, on pourrait lui pardonner le manque d’envergure dans l’aspect multijoueurs, puisqu’il est un titre d’une console massivement deux joueurs. Le problĂšme, c’est l’adaptation, aucun effort n’a Ă©tĂ© effectuĂ©, le titre rame sur la Switch en mode dockĂ©, et se paye le luxe de planter littĂ©ralement. Graphiquement, c’est aussi assez lĂ©ger.
Soyons honnĂȘtes, dans ce marasme de mĂ©diocritĂ©, j’ai quand mĂȘme apprĂ©ciĂ© un mini-jeu. La fausse course de voiture façon micromachines dans la neige. Avec les enfants qui imitent le bruit d’un moteur V8. C’est drĂŽle, mais ça ne fait pas un jeu…