On continue Ă enchainer les tests sur ce mois de Mars mais avec un style de jeu totalement diffĂ©rent. En effet, SnowRunner a attirĂ© l’oeil de notre famille du fait de son aspect simulation. Après le test d’une simulation de police autoroutière, on enchaine donc sur cette simulation de vĂ©hicules off-road dans des contrĂ©es reculĂ©es amĂ©ricaine. SnowRunner, un univers impitoyable ?
Open world américain
SnowRunner vous mettra au volant de quarante vĂ©hicules off-road de marques amĂ©ricaines type Pick up Ford, Chevrolet et autres gros camions. Le premier objectif sera de collectionner, d’amĂ©liorer ses vĂ©hicules afin d’en acquĂ©rir de nouveaux aux spĂ©cificitĂ©s uniques. Le joueur pourra par exemple faire l’acquisition de chaines afin de mieux circuler sur la neige par exemple.
En effet, le postulat de dĂ©part du soft est d’apprendre chaque spĂ©cificitĂ© de chaque vĂ©hicule afin d’apprĂ©hender aux mieux les particularitĂ©s des diffĂ©rents terrains. En outre, quand le terrain se fait difficile, vous pourrez ĂŞtre amenĂ© Ă utiliser votre treuil pour arrimer votre vĂ©hicule Ă un point d’ancrage pour extirper votre vĂ©hicule embourbĂ©. Toutefois, cette fonction est trop rĂ©currente et ne changera pas quel que soit votre vĂ©hicule.
LĂ oĂą on va, on n’a pas besoin de route !
L’aspect mis en avant lors de la prĂ©sentation est l’environnement « immense » de la carte. Il conviendra toutefois de nuancer ce propos. En effet, le joueur devra se rendre d’un point A Ă un point B dĂ©fini en vu de rĂ©aliser une quĂŞte. Par exemple, vous pourrez transporter de l’acier d’une usine vers un pont en vue de sa construction. Vous commencerez par une faible partie de la carte et il vous appartiendra de se rendre Ă une tour de guet pour rendre la zone d’exploitation plus large.
En somme, il n’y aura pas de monde rĂ©ellement ouvert mais davantage d’une route prĂ©dĂ©finie, les autres Ă©tant le plus souvent barrĂ©es. La seule « route » accessible vers la cible sera le plus souvent jonchĂ©e d’embuches et il vous arrivera très souvent de rester bloquĂ© malgrĂ© les diffĂ©rentes aides proposĂ©es par le jeu. Ainsi, il faudra alors « rĂ©cupĂ©rer » votre vĂ©hicule Ă un endroit antĂ©rieur du jeu, souvent assez loin, Ă chaque tentative. Alors, certes les graphismes sont propres mais le joueur n’aura jamais la sensation de fluiditĂ© dans le jeu mais davantage d’une certaine mollesse.
Le salaire de la peur
Lors de votre quĂŞte, votre vĂ©hicule est dotĂ© d’une physique particulière qu’il conviendra de gĂ©rer dans des situations pĂ©rilleuses. En rĂ©alitĂ©, le joueur sera davantage genĂ© par la morphologie du terrain que par la gestion du vĂ©hicule et/ou marchandises. De plus, les moments ou vous rencontrerez des difficultĂ©s gĂ©nĂ©reront de la tension non pas par leur difficultĂ© mais par la lenteur de l’ensemble couplĂ© Ă la peine de retourner loin dans le jeu dès que votre vĂ©hicule sera bloquĂ©.
Pour l’avoir fait testĂ© Ă mon fils fan de simulation en tout genre, le jeu n’est ni fun, ni passionnant et il est davantage conseillĂ© Ă un public « mature » fan Ă©perdu du genre. En effet, seuls les passionnĂ©s des situations dĂ©sespĂ©rĂ©es en camion y trouveront leur compte tandis que les autres se plongeront dans un ennui profond au gameplay plus que limitĂ©.