Dreadout 2, le test sur Switch : un bad trip en Indonésie !
DĂ©veloppĂ© par Digital Happiness et Ă©ditĂ© par Soft Source Publishing, le survival horror DreadOut 2 dĂ©barque sur Nintendo Switch. InspirĂ© du folklore indonĂ©sien, le jeu promet une expĂ©rience effrayante et immersive. Après une lancement initial en 2020 et un joli succès d’estime, cette sortie sur Switch offre une nouvelle opportunitĂ© de plonger dans le monde sinistre et mystĂ©rieux de Linda, l’hĂ©roĂŻne confrontĂ©e Ă des esprits malĂ©fiques.
Once up a Dreadout
Depuis son apparition discrète en 2014, DreadOut a apportĂ© une touche d’originalitĂ© au monde du jeu vidĂ©o, en mĂŞlant le folklore indonĂ©sien aux mĂ©caniques modernes d’horreur. Enfin « modernes », c’est vite dit. Les inspirations des classiques des annĂ©es 2000, tels que Silent Hill ou Project Zero, sont Ă©videntes. Les dĂ©veloppeurs de Digital Happiness ont bien rĂ©visĂ© leurs gammes.
Le premier opus avait su conquĂ©rir un public international avec son ambiance unique. La suite continue l’histoire de Linda, une lycĂ©enne dotĂ©e d’une capacitĂ© spĂ©ciale Ă percevoir le surnaturel, et de compĂ©tences particulièrement Ă©levĂ©es en termes de combats Ă l’arme blanche (!).
Linda Linda
L’aventure de DreadOut 2 s’articule autour de Linda, qui doit faire face aux consĂ©quences de ses choix dans le premier opus. Plus qu’une simple exploration horrifique, le jeu propose des Ă©nigmes complexes et introduit des combats au corps Ă corps. Le smartphone de Linda devient un outil polyvalent, servant Ă la fois de source lumineuse, d’appareil photo pour les esprits invisibles, et mĂŞme d’arme contre les forces obscures. Une innovation modĂ©rĂ©e sur le fond, mais apprĂ©ciable sur la forme.
MalgrĂ© une durĂ©e de vie assez courte de 4-5 heures, vous aurez ainsi l’occasion d’utiliser le smartphone pour renvoyer des fantĂ´mes dans l’autre monde ou affronter des entitĂ©s physiques. L’exploration de la ville natale de Linda comprend des quĂŞtes principales et annexes, alimentant toutes la mythologie de DreadOut.
La grosse originalitĂ© de DreadOut 2 rĂ©side dans son exploration approfondie du folklore indonĂ©sien, traditionnel ou au travers de lĂ©gendes urbaines. Cette dernière est progressivement rĂ©fĂ©rencĂ©e dans l’application Ghostpedia, sur le smartphone de Linda. DĂ©tail qui a son importance : le jeu n’est pas traduit en Français. Anglais obligatoire cĂ´tĂ© occident.
Play like it’s 2004
Bien que DreadOut 2 offre une expĂ©rience visuelle plaisante sous Unreal Engine 4, la rĂ©alisation globale est tout de mĂŞme d’un autre temps. Qui plus est, des compromis supplĂ©mentaires sont visibles sur Switch. Les environnements et personnages sont plutĂ´t rĂ©ussis. Mais des problèmes d’affichage, notamment d’aliasing et de pixellisation, peuvent entacher l’immersion. Le jeu parvient cependant Ă maintenir une fluiditĂ© apprĂ©ciable.
Les joueurs sont immergĂ©s dans une ambiance oppressante, combinant horreur psychologique et Ă©lĂ©ments surnaturels, crĂ©ant une expĂ©rience assez unique. La bande-son tantĂ´t psychĂ©dĂ©lique et tantĂ´t nerveuse, y contribue grandement. Du cĂ´tĂ© du gameplay, rien de spĂ©cial Ă signaler. La lenteur de Linda est autant parfois Ă©nervante qu’elle contribue au stress gĂ©nĂ©rĂ© manette en main.
En somme, « DreadOut 2 » sur Nintendo Switch donc offre une aventure horrifique captivante, imprĂ©gnĂ©e d’originalitĂ© via le folklore IndonĂ©sien. MalgrĂ© quelques compromis graphiques, l’expĂ©rience globale reste terrifiante ou tout du moins dĂ©rangeante, dans tous les cas immersive. Les amateurs de Survival Horror et de cultures mystĂ©rieuses devraient apprĂ©cier.
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