Lorsque nous avons lu la fiche descriptive de Doodle God, nous avons découvert l’accroche suivante : « Devenez un Dieu et maitrisez la puissance de la création ! Dans ce puzzle-game captivant ». Il n’en fallait pas plus pour que ces quelques mots résonnent dans nos têtes comme un appel à nos plus profonds instincts de gamers : peut-être avons-nous là le digne successeur de Populous ? Pour le savoir, il fallu dépenser les 5,99 € nécessaires à l’acquisition du titre. Erreur !
La dĂ©couverte de Doodle God dĂ©bute par la prĂ©sentation des studios incriminĂ©s. Le premier, Joybits, inscrit fièrement « Mobile – Social – Casual » sous son nom, comme un mauvais slogan publicitaire des annĂ©es 1970. Un Populous casual, cela doit se rapprocher d’un Black & White, nous nous en contenterons. Puis apparaĂ®t l’écran de 8 Floors Games connu pour… rien en fait. Quelques jeux de Majhong tout au plus et une incapacitĂ© Ă Ă©crire correctement Android (et non « Andriod ») sur son site Web (sic !). VoilĂ pour les prĂ©sentations.
Suit l’écran titre du jeu. A priori, quatre chapitres nous attendent. Prudents, nous sĂ©lectionnons le premier. Dans celui-ci, on nous demande de crĂ©er, Ă partir de quatre Ă©lĂ©ments de base (terre, air, feu, eau), les 100 Ă©lĂ©ments suivants. Ce nombre augmente jusqu’à 214, ce qui reprĂ©sente plus de 10 000 combinaisons possibles au total. Après quelques essais, on se rend compte que l’eau associĂ©e Ă la terre produit un marais. Puis, de fil en aiguille, qu’une voiture associĂ©e Ă l’air donne un avion. La mĂ©canique de jeu est simple et le principe apparait comme le prix Ă payer pour devenir… Dieu. Ce premier chapitre est dĂ©cevant, on pouvait s’attendre Ă mieux pour ce « puzzle god game ». Nous nous sommes donc lancĂ©s dans le chapitre 2, en espĂ©rant un gameplay diffĂ©rent. Après tout, on nous parle d’un jeu « captivant ». Las… La suite est du mĂŞme acabit.
Doodle God vous donnera donc le loisir, durant les quatre chapitres, de cliquer sur deux éléments pour en obtenir un troisième jusqu’à plus soif. Après une heure de jeu, nous sentions les premiers spasmes et autres convulsions arriver, signes avant-coureurs d’un cerveau sur le point de fondre en raison d’une tâche répétitive et ennuyeuse. Où est le plaisir d’associer ainsi des objets, comme on mettrait un objet rond dans le trou rond du jouet de son neveu ?
D’un point de vue technique, nous avons un jeu à écran fixe et des icônes sélectionnable par des touches ou la zone de jeu. Pour la partie sonore, vous aurez le droit à une musique très « new age » accompagnée d’une voix anglaise commentant votre réussite ou échec. Autant dire que la PS Vita n’est absolument pas exploitée et on sent l’envie de faire un portage rapide d’un titre déjà trop bien vendu sur téléphones portables.
Pour jouer et vouloir terminer Doodle God, il faudra être un masochiste en manque d’émotions fortes. Pis, la version PS Vita se paye le luxe de faire moins que les autres versions avec des associations édulcorées (« homme + homme » donnait « sexe », mes Aïeux !), pour un prix bien évidemment plus élevé (1,79 € sur iPhone) ! Dites adieu aux rares surprises que Doodle God avait à proposer.
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