Sofie: The Echoes avait tout pour sĂ©duire. Comme d’habitude, je me suis fait prendre par un trailer intrigant et une promesse d’histoire riche. L’occasion de dĂ©couvrir cette nouvelle licence avec ma fille, fan de jeux d’horreurs.
Des graphismes au service minimum
Une fois lancĂ©, l’expĂ©rience de Sofie est loin d’ĂŞtre Ă la hauteur des attentes, dĂ©cevant mĂŞme les joueurs les plus indulgents. Ă€ quarante euros le jeu, on pourrait espĂ©rer un minimum de finition, mais le jeu semble encore Ă l’état de dĂ©mo. Aussi, on est frappĂ© par des graphismes mĂ©diocres issus d’une base de donnĂ©es de programmeurs et, ce sans rĂ©elle identitĂ© visuelle. Les textures sont basiques, et l’ambiance visuelle, bien qu’essayant de rappeler l’esthĂ©tique de l’horreur, manque vraiment de dĂ©tails et de profondeur. Mais, le pire, reste l’animation. En outre, celle ci est catastrophique, pratiquement inexistante, elle Ă´te toute immersion. Notre hĂ©roĂŻne semble raide et figĂ©e, rendant le jeu visuellement datĂ© et sans aucune âme.
Seul point positif : les cinĂ©matiques. Elles retracent l’histoire torturĂ©e de Sofie, de son mari et des secrets qui entourent ce dernier.
Une jouabilité validée ?
La jouabilité, élément essentiel, est tout simplement affreuse. Les commandes manquent de réactivité avec un lag très très prononcé. Entre collisions hasardeuses et sauts imprécis, on est loin d’une expérience fluide. Ce manque de contrôle rend chaque action énervante, créant plus de frustration que de peur.
De plus, cette jouabilitĂ© chaotique se ressent Ă©galement dans les phases de tirs ou viser correctement vos ennemis sera un challenge en lui mĂŞme. Bref, entre les bugs de collisions, l’IA des ennemis et la gestion de notre personnage, Sofie : the echoes ne semble pas avoir Ă©tĂ© testĂ© en amont.
Jean Michel Bruitage Ă votre service
L’aspect sonore de Sofie: The Echoes vient complĂ©ter tout ce marasme ambiant. L’hĂ©roĂŻne, inexplicablement Ă©quipĂ©e de talons, passe la majoritĂ© du temps Ă les claquer sur les sols, peu importe l’environnement. Ces bruits de talons, omniprĂ©sents, deviennent rapidement agaçants. Dans un jeu d’infiltration, ce choix sonore paraĂ®t absurde et compromet entièrement l’immersion, rendant chaque phase d’infiltration incohĂ©rente.
De plus, lorsque l’hĂ©roĂŻne est touchĂ©e, elle rĂ©agit par des plaintes constantes, comme si elle commentait elle-mĂŞme ses blessures comme par exemple un « Oh, j’ai Ă©tĂ© touchĂ©e ! » . C’est ce genre de dĂ©tail qui fait tâche sur un jeu vendu au prix fort. MĂŞme la bande-son, censĂ©e apporter une atmosphère angoissante, se rĂ©vèle dĂ©cevante par sa banalitĂ©.